Dr. SOSSE ALAOUI
MOHAMMED
Petite anthologie
de l’image érotique astrale et florale
de la femme dans
la poésie arabe :
544-2025
Maroc
2025
Introduction
Dans le but de cerner la métaphorisation
astrale et florale de l’image de la femme, dans la poésie arabe des origines à
nos jours, nous nous sommes proposés d’en confectionner, corpus bilingue arabo-français à l'appui,
une «Petite anthologie de l’image érotique astrale et florale de la
femme dans la poésie arabe : 544 -2025». A cet égard, notons
avec Corinne Fortier, notamment : «Le terme de ghazal [v. ici
érotique] fait référence à l’acte même de flirter puisqu’il dérive du
verbe arabe ghazala qui signifie « faire la cour », terme qui s’apparente dans
ses phonèmes […] à celui de «galer» en vieux français (Blachère 1975 : 277 […].
L’éclat du sourire est un des éléments du charme féminin chanté par les poètes
arabes, notamment quand il est éclairé par la lumière nocturne de la lune
(nūral-qamar), lumière considérée comme plus douce et moins agressive que celle
du soleil [v. ici images astrales et florales de la femme dans la poésie
arabe], dans le monde bédouin (Chabbi 1997).
[…] La poésie homoérotique comme la poésie féminine s’apparentent à la
poésie masculine à travers les thèmes du plaisir procuré par la présence de
l’aimé, du sentiment de tristesse lié à son absence et la description de sa
beauté.» - « ’amour poétisé : genre, plaisir et nostalgie dans la poésie
arabe masculine, féminine et homoérotique», www.ber ghahnjournals.com,
p.1. Aussi verrons-nous ici, respectivement :
I. L’image astrale de la femme et du
jardin dans la poésie arabe à l’époque préislamique.
II.
L’image astrale et florale de la femme dans la poésie arabe tirée de la
nature à l’époque préislamique.
III. L’image astrale et florale
glorifiant la beauté du mouvement de la femme dans la poésie arabe
préislamique.
IV. L’image astrale et florale idéales de
la beauté de la femme dans la poésie arabe préislamique et abbasside comme
modèle.
V. L’image astrale et florale de la
femme des poétesses à la présence marquée dans la poésie arabe de l’époque
préislamique à nos jours.
VI. L’image astrale et florale de la
femme dans les élégies arabes de l’époque préislamique à nos jours.
VII. L’image astrale et de la femme une
carte magique dans la poésie arabe
moderne qui transforme la haine en amour et
les villes corrompues en villes propices à un avenir heureux. D’où
notamment :
I. L’image astrale de la femme et
du jardin dans la poésie arabe à l’époque préislamique :
De l’image astrale de la femme et du
jardin dans la poésie arabe à l’époque préislamique, un article du site
aemagazine.ma en dit précisément : «C’est donc bien avant l’avènement de
l’islam que le jardin nourrissait l’imaginaire arabe. Les Arabes, peuple du
poème, mirent en exergue les jardins et les compositions florales dans leurs
écrits. […] La subtilité des poètes arabes s’érigeait sur des allusions métaphoriques
[v. images florales de la femme en poésie arabe] qui, explicitement, décrivaient
avec exactitude le corps féminin. Le poète laisse les initiés, les déchiffreurs
de ses arcanes, profiter d’une jouissance faite de dualité : le plaisir du
littérateur et le plaisir de la chair. La poésie florale ne dépeignait que
rarement un paysage naturel pour sa beauté propre. Elle réunissait le corps de
la bien-aimée et la conformation de la flore. […] Du reste, tous les poètes
floraux arabes font principalement la louange des grâces des femmes qu’ils ont
rencontrées. La femme y est objet de séduction qui les perd dans les mystères
de ses révélations sensuelles, leur laissant tout loisir de s’enivrer des
senteurs et des couleurs de jardins qui n’existent pas, ou qui n’existent que
dans leurs imaginations.» - «Les vergers du désir ou la floraison du Jardin
dans la littérature arabe», www.aemagazine.ma, p.1.
II.
L’image astrale et florale de la femme dans la poésie arabe tirée de la
nature à l’époque préislamique :
Concernant l’image astrale et florale de
la femme dans la poésie arabe tirée de la nature à l’époque préislamique Ayad
Zadam Wafae, indique : «Il est à remarquer que les poètes préislamiques
ont tiré leurs descriptions et leurs comparaisons de la femme de la nature tels
que : elle est par sa taille et son mouvement une branche de moringa et le
palmier [v. image florales], par la blancheur de son corps la blancheur de
l’aube, et comme le soleil [v. l’image astrale de la femme dans la poésie
arabe], […]
le parfum de la bouche comme la senteur de la fleur du girofle [v. l’image
florale de la femme en poésie arabe], son odeur
comme jardin parfumé […]. La féminité est le monde spécifique de la
femme, mais la poésie transforme le sexe en beauté et la beauté est périssable
et celle-ci recrée la femme de nouveau. […]
Il en fait une image du soleil […], etc. C’est ce qu‘on adorait à cette
époque […]. C’est que c’est la femme qui l’accompagne, en tout temps et lieu
lorsque le soleil disparaît […]. Elle est sans laquelle il n’y a pas de vie.» -
«L’image de la femme dans la poésie préislamique - le cas Imrou'l Qays», www.dspace.univ-tlemcen.dz,
p.1.
III. L’image astrale et florale
glorifiant la beauté du mouvement de la femme dans la poésie arabe préislamique :
A propos de l’image astrale et
florale glorifiant la beauté du mouvement de la femme dans la poésie arabe
préislamique, Faleh Al-Kilani relève : «Les Arabes appréciaient
certaines qualités féminines, et à travers ce qui était mentionné dans les
poèmes d'amour préislamiques, nous pouvons extraire les descriptions des femmes
de cette époque que les poètes adoraient et chantaient dans leur poésie en général. […]
Les Arabes adoraient le blanc mêlé à une touche de jaune, produisant une
couleur semblable à celle de la lune [v. l’image astrale de la femme dans la
poésie arabe] ou des fleurs, qu'ils appelaient « azhar » [v. l’image
florale de la femme en poésie arabe]. […] Le poète arabe considérait ces
descriptions physiques dans leur harmonie et les incarnait dans sa poésie. […]
C'est pourquoi la poésie était teintée de descriptions glorifiant le mouvement
chez la femme, la décrivant comme une branche de ban, […]. Ce sont ces qualités
que […]
que les hommes appréciaient chez les femmes de cette époque.» - «La beauté des
femmes dans la poésie préislamique», www. google.com, p.1.
IV. L’image astrale et florale idéales
de beauté de la femme dans la poésie arabe préislamique et abbasside
comme modèle :
Par ailleurs, au sujet de l’image astrale
et florale idéales de beauté de la femme dans la poésie arabe préislamique et
abbasside comme modèle, Yasser Abdel-Haseeb Radwan dénote : « Les poètes
ont un œil vif, un sens aigu et un intellect pur.
[…] Dans la poésie arabe,
le ghazal est associé aux femmes depuis l'époque préislamique,
avant l'apparition du ghazal masculin, masculin ou masculin, à
l'époque abbasside. […] L'emploi de la gazelle s'est poursuivi dans la poésie abbasside, où
elle était employée dans le contexte érotique comme métaphore de la femme, et
c'est une image héritée de la poésie préislamique, comme si les poètes de
différentes époques et cultures examinaient la vision esthétique des femmes
dans le contexte érotique, […] qu'ils
vivent dans le désert ou dans les zones urbaines et les villes, et il en va de
même pour le soleil, que les poètes préislamiques symbolisaient avec « la femme,
[…] et le palmier, et ce sont des symboles dans lesquels l'animal, la plante et
l'humain sont mélangés, […] certaines qualités se reflètent dans le soleil[…],
qui sont les qualités de fertilité, de force et de beauté qui caractérisaient
cette déesse mère [v. mythologique], ainsi que d'autres qualités physiques qui
font d'elle des images idéales de beauté, de don et de vie dans sa douceur et
sa dureté.» - «Vision esthétique dans la poésie amoureuse, la poésie abbasside
comme modèle», www.google.com, p.1.
V. L’image astrale et florale de la
femme des poétesses à
la présence marquée dans la poésie arabe de l’époque préislamique à nos
jours :
En parlant de l’image astrale et florale
de la femme des poétesses à la présence marquée dans la poésie arabe de
l’époque préislamique à nos jours, un article de La Commission Nationale de la
Femme Jordanienne mentionne à cet égard : «L'histoire de la poésie arabe
n'a jamais été jalonnée de poètes sans poétesses. Au contraire, les poétesses
ont eu, et ont toujours, une présence marquée dans ce domaine [v. images
astrales et florales de la femme en poésie arabe]. […] Al-Khansa' a été
témoin de l'islam et s'y est convertie, tout comme ses quatre fils […]. Les
exemples de poétesses créatives sont nombreux, et nous ne pouvons oublier ici
la poétesse repentie Rabia Al-Adawiya, […] dans son repentir. […] De même, la
poétesse Layla Al-Akhiliya de Bani Amer, […] pour leurs histoires d'amour
chaste, des Bani Udhra […]. De même, la poétesse andalouse Wallada bint
Al-Khalifa Al-Mustakfi, poète de liberté et de bon vivant, […]. Quant aux
poétesses contemporaines, citons […], la poétesse Dr. Suad Al-Sabah du Koweït et
la poétesse Dr. Atika Al-Khazraji d'Irak […], la poétesse émiratie Taiba
Khamis, titulaire d'une licence en sciences politiques de l'Université
d'Indiana […], Nazik Al-Malaika, la talentueuse poétesse irakienne novatrice
[…], la célèbre poétesse libanaise May Ziadeh, dont […] la poésie a été
considérable. […] Alors, pourquoi douter
de ta crédibilité poétique, ô femme ? » - «Les femmes et les
cheveux », www.google.com, p.1.
VI. L’image
astrale et florale de la femme émergeant dans les élégies arabes de l’époque
préislamique à nos jours :
Quant
à l’image astrale et florale de la femme dans les élégies arabes de l’époque
préislamique à nos jours, un article du site nabdalarab-com souligne en ce
sens : « Les femmes occupaient […] une place importante dans
[…] les élégies, où des poétesses ont émergé, notamment Al-Khansa', qui
excellait à exprimer le chagrin et la perte des siens avec passion. […]. Les
femmes ne se limitaient pas à être les sujets de la poésie amoureuse [v. images
astrales et florales de la femme en poésie arabe] ; elles
s'imposaient également comme poétesses exprimant leurs propres sentiments,
défiant certaines contraintes sociales. […] L'image des femmes dans la
littérature abbasside avait reflétée l'influence […] des changements politiques
et culturels. […] L'image des femmes dans la littérature andalouse était liée
aux […] poètes […] s'inspirant de la nature pittoresque de l'Andalousie. […] La
littérature [v. ici la poésie] arabe moderne [v. aussi ici du Maroc et du Maghreb]
a connu un changement radical dans la représentation des femmes, les […]
poétesses ayant commencé à s’élever contre […] les traditions qui avaient
longtemps limité leur présence sur la scène littéraire [v. ici poétique].
- «Comment la littérature arabe a-t-elle abordé les questions féminines à
travers les âges ?», www. google.com, p.1.
VII. L’image astrale et florale de la femme
une carte magique dans la poésie arabe moderne qui transforme la haine en amour
et les villes corrompues en villes propices à un avenir heureux :
De façon inhérente à l’image astrale et
florale et de la femme une carte magique
dans la poésie arabe moderne qui transforme la haine en amour et les villes corrompues en villes propices à
un avenir heureux, Amina Amairi relate : « L'image des femmes dans le
mouvement poétique moderne n'est pas aussi claire que dans le classicisme et le
romantisme [v. l’image astrale et florale de la femme dans la poésie
arabe]. Dans ces courants, les femmes sont un sujet en soi, que le poète
cherche à éclairer par l'analyse ou la composition, en révélant des sentiments
enfouis et en clarifiant les relations entre eux. Ici, elles constituent un
niveau parmi les niveaux du poème, entremêlé à plusieurs thèmes politiques,
sociaux ou économiques. Elles sont un symbole ou un repère de vie, que le poète
utilise en confrontation avec d'autres repères pour construire son poème comme
une structure organique, dramatique et intégrée. […]
Parce que le monde dans lequel vit le poète est corrompu et empli de
haine, il doit changer, et ce changement ne peut s'opérer que par une carte
magique qui transforme cette haine en amour et transforme les villes corrompues
en villes propices à un avenir heureux.» - « L'image de la femme dans la
poésie arabe moderne», www.diwanalarab.com, p.1.
En guise de conclusion de brève
introduction à cette : «Petite anthologie de l’image érotique
astrale et florale de la femme dans la poésie arabe : 544 -2025», avec
le souhait qu’elle puisse s’élargir et s’approfondir à l’avenir, notons avec un
article paru dans le site www.arabicmagazine.net, restituant à cet égard :
«Nul ne conteste l'abondance de vers et de poèmes dans lesquels les hommes
expriment leur amour pour les femmes […] au fil des siècles. […] Cependant, nombreux
sont ceux qui s'accordent à dire que les vers d'amour écrits par des femmes
pour des hommes sont rares. […] Le flirt a connu un essor sans précédent à
l'époque andalouse. […] Un exemple en
est Nazhun bint Al-Qala’i Al-Garnatiyya (à Grenade : 1085-1155), qui […] dans
son amour pour le ministre Abu Bakr bin Saeed lorsqu’elle a dit : «L'œil de
l'observateur ne regardait personne/ J'ai vu le soleil de midi dans mon bras,
la lune/ Plutôt, une gazelle est vaincue dans les bras d'un lion.» […]. Nazik
Al-Malaika (née à Bagdad : 1923-2007) est une poétesse et critique irakienne.
[…] Elle clame à l’’aimé : «Laisse-moi cacher mes secrets/ Derrière le rideau
se trouvent des roses qui/ pourraient se faner.» […] Du Maroc, nous avons la
poétesse, Malika Al-Asimi (née à Marrakech, : 1946-), d’une grande expérience
poétique, et culturelle, entonne, à cet égard : «La nuit est tombée, doucement
mystérieuse/ Le génie des visions et des images/ Les vignes vertes ne se
balançaient pas au gré du vent/ Rayonnant de la blancheur de la lune/ L'existence
débordait de sentiment et de poésie.» - « La poésie amoureuse des femmes dans
la littérature arabe», www.google.com, p.1.
L’auteur
I. Extraits illustratifs de l’image érotique
astrale et florale de
la femme dans la poésie arabe du Maghreb :
544 -2025
**********************
Des extraits illustratifs de l’image
érotique astrale et florale de la femme dans la poésie arabe Maghreb : 544 -2025, citons, à titre d’exemples :
======================
1.
Du Maroc :
· Ibrahim Soulami, à Fès, en 1967, Image astrale :
Né en 1932, à Fès, au Maroc, Ibrahim
Soulami est un écrivain et poète arabe marocain. Il y a suivi ses études
primaires et secondaire. Puis, il a rejoint l’Université du Caire, en Egypte,
où il a obtenu un doctorat en littérature arabe (1956-1961), avant de partir
pour Paris, pour s’installer en enseigner au Maroc, enseigner à l’Université de
Fès (1964). Il est l’auteur de : Amour (1967), etc.
نجمة
نجمة حطت على عيني بسمة
يا يدا تمسح عن روحي العياء
لك حبي لك حبي
Une étoile
Une étoile a déposé sur mes
yeux un sourire
Ô main qui essuie de mon âme
la courbature
A toi mon amour… A toi mon amour.
www.anfaspress.com, p.1.
· Abderrafii Jouahri, à Marrakech, en 1990, Image astrale :
Né en 1943, à Fès, au Maroc,
Abderrafii Jouahri est un journaliste, poète arabe marocain. Il y a grandi dans
un climat de tension entre le mouvement national et les autorités du
protectorat français. Il a suivi ses
études de droit, en obtenant une licence (1967), et a poursuivi ses études de
troisième cycle à Marrakech, où il a décroché un diplôme d'études supérieures.
Il a dirigé l'Union des écrivains
marocains (1990). Ancien député de la ville de Marrakech, il est l'un des
fondateurs de l'Organisation marocaine des droits de l'homme. Il est l’auteur
de : Diwan (1990), etc.
القمر
يسائلني طرفها الأحور
وفي السفح تاه عبير الأماسي
وفي أفقها يسهر
القمر
La
lune
M’interroge la
fille aux joues douces
M’interrogent ses
prunelles noires
Et sur la
pente erre le parfum des soirs
Et à
notre horizon veille
la lune.
www.poetsgate.com,
p.1.
· Mohammed Bennis, à Fès, 2024, Image florale :
Né en 1948, à Fès, au Maroc, Mohammed
Bennis est un poète arabe marocain. Il appartient au courant de la modernité
poétique arabe. Il y a suivi ses études primaires et universitaires à la
Faculté des lettres Dhar El Mehraz à Fès, où il a obtenu la Licence en lettres
arabes (1972). Puis, il a obtenu un DEA à l’université Mohamed V, à Rabat
(1978), et y soutenu son doctorat d’État (1988). En 1972, Il s’installe à
Mohammedia où il est professeur de poésie arabe moderne, à la Faculté des
lettres de Rabat, Université Mohammed V-Agdal (1980-2016). Ensuite, il s’est
consacré à l’écriture. Il est l’auteur de : Ma Kabla Al Kalam, La
Pré-parole (1968), Kitabou l-houb, Le livre de l’amour (1994), Hada al Azrak,
Ce bleu (2015), Yaqadatou Assamt, Éveil du silence (2020), Hawaen Baynana (Un
air entre nous (2024), etc.
الورد
لقناديل انطفأت
في حضرة خصر
مشدود بيدي توتر
ما بين
الفخذين ظلال تنزل
من شجرة الكتفين
إلى ورد ينحل على مشط القدمين
Les
roses
A des
lanternes éteintes
en présence
d’une hanche
attachée par des mains
tendues entre
les cuisses des ombres descendues de
l’arbre des épaules
aux roses défaites sur le
plat des pieds
www.josooor.com,
p.1
· Aïcha Bassry, à Fès
:
قُرُنْفُلَةً
ما
ضَرَّكَ
لَوْ زَرَعْتَني في مِزْهَرِيَّتِكَ
قُرُنْفُلَةً،
وَأَمَتَّني عَطَشاً،
لآمَنْتُ أنَّكَ مائي،
وَتَوَهمْتُ السَرَابَ
في
صَحَرائِكَ واحةً
دَفْقُكَ ضَوْءٌ.
Œillet
Quel mal
as-tu
Si tu m’as semée dans ton pot
œillet
Et que tu aies assuré ma soif
Tu te serais assuré que tu es
mon eau
Et que je me sois imaginé le
mirage
Dans ton désert une oasis
Ton flot lumière.
www.alaraby.co.uk,
p.1
======================
2.
D’Algérie :
· Abdelkrim El Akkoun, à Mouradia, en 1959, Image astrale :
Né en 1918, au village de Laqaqna, en
Algérie, et mort en 1959, à Mouradia, Abdelkrim El Akkoun est un écrivain et
poète algérien. Il s'installe à Bordj
Bou Arreridj où il enseigne à l'école Al-Tahdheeb (1941). Il a participé au Mouvement de Réforme de
l'Association des Oulémas d’Algérie. A Alger, il a obtenu une licence
d'enseignement sous les autorités françaises, à l'école Al-Falah, rue Saleh
Bouakour, où il a exercé durant 15 ans. Il est l’auteur de : Diwan (1959), etc.
الشمس
ووجهكِ كالشمس بادي السنِنا
يجدد شوقي ويلهمني
رويدك إنّي فتى مغرم
فؤادي عن الحسن لا ينثني
فتنتُ بهذا الجمال الوضيء
وسحر عيونك
أرّقني
تناديك روحي ألا اسرعي
إلى سجد شاحب قد فني
Le
soleil
Et ton visage est comme le soleil,
brillant visible
Il renouvelle mon
désir et m'inspire
Calme-toi, car je suis un
jeune homme amoureux
Mon cœur de la beauté jamais
ne se détourne pas
Je suis tant captivé par
cette beauté rayonnante
Et la magie
de tes yeux m'empêche
de dormir
Mon âme t'interpelle, que ne te
dépêches-tu pas
À la prosternation d’un sujet
tout pâle qui y a péri
www.takhatub.ahlamontada.com,
p.1.
· Amina Hazmoun, à Mouradia, 2025, Images astrales :
Née en 1991, à Constantine, en
Algérie, Amina Hazmoun est une écrivaine, poétesse, romancière, nouvelliste et dramaturge
algérienne. Elle est étudiante, à la Faculté de médecine de l'Université Ismaïl
Belkacem de sa ville natale. Elle étudie également la psalmodie coranique, à
l'École Abdelhamid Ben Badis de l'Université des Sciences islamiques Émir
Abdelkader de la même ville. Elle est titulaire d’une licence en Tajwid selon
la version de Warsh de (2014). Elle y est actuellement médecin neurologue. Elle
est l’auteure de : Tafasil Samrae, Partition brunes (2023), Taratil Masar
Ilaik, Hymne du chemin vers toi (2025), etc.
شمس وقمر
يُخَيَّلُ لي أنَّها مِن سَرابٍ
ولكنَّها كالصبَاحِ تُطِلُّ
على وجهِها الشمسُ حينَ تفيقُ
وفي جَفنِها قمَرٌ يَستَظِلُّ
وفي عينِها يهتدي الوقتُ لكنْ
إذا أغمضَتها يضِلُّ يضِلُّ.
Soleil et lune
Je m’imagine qu’elle est
mirage
Mais elle est comme le jour
surplombant
Sur son visage le soleil
quand il s’éveille
Et dans sa paupière une lune
s’abritant
Dans sa prunelle le temps se
guide mais
Si elle la ferme il
s’égare il s’égare.
www.youm7.com, p.1.
======================
3.
De Tunisie :
· Abu al-Qasim al-Shabi, à Tozeur, en 1955, Image astrale et florale:
Né en 1909, à Tozeur, et mort en 1934,
à Tunis, Abu al-Qasim al-Shabi est un poète arabe tunisien. Très jeune, il
voyage à travers toute la Tunisie. En 1920, il entre à l'université Zitouna où
il connaît de conditions difficiles de vie et entreprend l'écriture de poèmes.
Il participe aux manifestations anti-zitouniennes de Tunis. Ses études
terminées, il fréquente des cercles littéraires et donne une conférence à la
Khaldounia, sur l'imagination poétique chez les Arabes (1929). Il y participe
au renouvellement de la poésie arabe. Mais son père meurt, il veut donner une
nouvelle une conférence qui a été boycottée par ses adversaires (1930). Sa
santé, déjà fragile, se détériore encore t et il meurt subitement à l'âge de
vingt-cinq ans. Il est l’auteur de : Aghani al-Hayat, Les chants de la vie
(1955), etc.
القمر والوردة
عذبة أنت كالطفولة
كالأح
لام كالحن كالصباح
الجديد
كالسَّماء الضَّحُوكِ كاللَّيلَةِ القمراءِ
كالوردِ كابتسامِ الوليدِ
La lune et la rose
Douce tu es, comme l’enfance, comme les rêves
Comme la mélodie, comme la
nouvelle matinée
Comme le ciel riant, comme la
nuit à clair de lune
Comme la rose comme le sourire du nouveau-né
www.khayma.com, p.1.
· Fatima Krouma, à Ksour Essef, en 2022, Image astrale :
Née en 1986, à Ksour Essef, en
Tunisie, Fatima Krouma est une écrivaine poétesse et traductrice tunisienne.
Elle est titulaire d’un doctorat en droit publique, de l’Université de Tunis
(2021). Elle est l’auteure de : Akhataun Fadihah, Graves Erreurs (2020),
Bila Faramil Tahwi fi Munhada, Sans freins Elle sombre dans Un ravin (2022),
etc.
الشّمس
اليقظة تدبّ في أغصان ناعسة
براعم متدلّية تَتنَاسخ
مثل حكايات كائن ينْأى عن آخر
تجتذبه هالته خارج إيوان العالم الضّيّق
بعضه عالق في زمن قادم
بعضه غارق في ماضٍ سحيق
مُسيّرة داخل حلم ما
ليس بالمكان الصّحيح
ليس بالخطأ
تهبّ الرّيح بين جنباته مثل بيت هجرته العناكب
أسلمته للنّهايات المفتوحة
عبثا تبرُق خيوطه بين الأغصان
تحت الشّمس
لحظات المطر
Le soleil
L’insomnie se répand dans les
branches endormies
Des bourgeons flottants qui se
régénèrent
Tels des contes s’éloignant
les uns des autres
Son aura l’attire hors du hall
étroit du monde
Avec une part attachée au
temps futur
Une part enfoncée dans un
passé lointain
Une marche dans un certain
rêve
Non au lieu juste
Non par erreur
Le vent souffle à ses côtés
tel un logis déserté des araignées
Le livrant à des fins ouvertes
En vain rutilent ses fils
parmi les branches
Sous le soleil
Des instants sous la pluie
www.qannaass.com, p.1.
· Rajae Talbi, à Al Qasrayn, en 2019, Images astrales :
Née en 1978, à Al Qasrayn, en Tunisie,
Rajae Talbi est une écrivaine, poétesse, traductrice et professeure
universitaire marocaine. Elle est membre de l’Union des Ecrivains du Maroc, à
Salé. Elle est l’auteure de : Forsatun ala khaddi al Khasara, Une occasion
sur la joue de la perte (2018), Istifaqat bi Jasadi al Ruh, Eveils au Corps de
l’Ame (2019), etc.
شموسُ
تمنطَقْتُ الخسارة لا أقبل أن أكون سوى
ذاتي
جردتها من الأوهام وقبلت أن أتزوج الحريق.
أحشائي لا ترضى سوى بهذا الصبحِ المشتعلِ
تُضْرمُ شموسُه الحرائقَ في دمي أشعتُه
ألسنةٌ
بليغةٌ
تبعث حدائقي رمالُ شواطئِه
عسلٌ يلفحُ
بشرتي ضياؤُه الخاطفُ تغريدٌ يسكنُ خطويَ
بسماتُ ثغرِهِ الفتَّان
بالضوء ترمي
أعماقيَ
أضحك من الأحزان
أطالع هذا السنا يتفجر
من
جسدي أسخر من
جلادي يُقلِّب
نظراته
في وجهي يبحث عن أثر الضربة في خطوي
تزين ابتسامة الضوء مبسمي،
الخطو كبرياء
Soleils
La perte
s’est localisée je ne puis être que mon égo
Je l’ai
privé des illusions et ai agréé d’épouser le
feu
Mon sein
n’a d’accord que pour ce matin enflammé
Ses
soleils mettent à feu mon sang rayons flammes
Tant usant
mes prés sables et côtes miel régénèrent
Ma peau
ses lumières éclair chant résidant mes pas
Sourires
de sa bouche séduisante lueur en mon sein
Je ris de
chagrin je considère cette clarté qui explose
Je nargue
mon corps de mon bourreau dévisageant
Ma figure
cherchant la trace du coup dans
mes pas
Embellit
le sourire lumière le mien des pas d’orgueil
www.alaraby.co.uk, p.1.
======================
4.
De Lybie :
· Maryam Salama, à Tripoli, en 2003, Images astrale et florale :
Née en 1965, à Tripoli, en Libye, Maryam
Salama est une écrivaine et poétesse libyenne. Elle est licenciée en
littérature anglaise. Elle est aussi traductrice, historiographe et guide
touristique. Elle tient une chronique hebdomadaire et mensuelle dans des
journaux et magazines libyens. Elle est
l’auteure de : Ahlam Tiflatin Sajinah, Rêves d’une Enfant Captive
(1992), Mujamu Al Hamamah, Al Wardu al Manfa, Les Roses l’Exil (1993), Lexique
de la Colombe (2003), etc.
النجم والورد
سقف
وجهك الثريا يتدلى
قاب وردتين أو أدنى
يسكب الورد مائه
يغمرني الزبد
أستغيث بأصابعك الملقاة على الوتر
الورد
الوجه
السقف
ويغفو المصباح بلا حذر .
جدار
همس يعبرني إليك
يتمرغ ـ قبل ـ أن يصل ـ في عبير عابر
خدر لا يفله إلا قطر
من نسل الأنامل المغموسة في اللحن .
L’étoile et la
rose
Plafond
Ton visage étoile Sirius pendue
A deux longueurs d’arc ou plus
La roses déversant son onde
Me submerge l’écume
Appelant au secours tes doigts allongés sur la corde
La rose
Le visage
Le plafond
La lampe s’endort par inattention.
Un mur
Un chuchotement me traverse vers toi
Se roule - avant - d’arriver - d’un parfum passager
Un gynécée que ne porte que gouttelette
De génération de doigts trempés dans la mélodie.
www.jehat.com, p.1.
· Saber Alfaituri, à Tripoli, en 2006, Image astrale :
Né en 1977, à, à Tripoli, en Libye,
Saber Alfaituri, est un écrivain et poète libyen. Il est licencié en
littérature anglaise et rédacteur en chef d’un Magazine électronique : Al
Fadaa at-Thaqafi, el directeur exécutif du Rassemblement des Intellectuels
Arabes Futuristes. Il est également membre de la Ligue des Journalistes Libyens
et membre de l’Union des Ecrivains Libyens. Il est l’auteur de : Latmun Li Tarikh al Amwaj, Gifle à l’Histoire
des Vagues (2006), etc.
القمر
فوق فراشي الواحد
فوق وسادتي الواحدة
أنظري لخيوطي الخجولة
تربط يمني
بيسري حذائي المتدلي
من شرفة القمر
احرقي
برمل عينيك
الواقفين معي.
La lune
Sur mon
lit unique
Au-dessus
de mon oreiller unique
Regarde
mes lacets timides
Reliant ma
droite
A ma
gauche mes chaussures liées
Au balcon
de la lune
Incendie
Du sable
de tes yeux
Les debout
avec moi.
www.jehat.com,
p.1.
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4.
De Mauritanie :
· Bahaa Ould Badiouh, à Nouakchott, en 2007, Images astrales :
Né en 1966, à
Idenie, près de Nouakchott, en Mauritanie, Bahaa Ould Badiouh est un écrivain
et poète mauritanien. D’une famille bédouine, il s'y est installé où, enfant,
il a mémorisé le Coran ainsi que de la poésie arabe ancienne et moderne. Il a
obtenu son baccalauréat (1986), ainsi qu’une maîtrise du département de langue
et littérature arabe de l'Université de Nouakchott (1990). Il est l’auteur
de : Al-Uawa wa Al-Rawnaq, Le
Hurlement et l’Elégance (1989), Unshoudat ad-Dam wa as-Sanaa, Hymne du Sang et
de la Clarté (1995), Nachid ad-Difaf, Chant des Côtes (2007), etc.
البدر والشمس
للدُّجَى فِي سَلاَمِ الدَّوَالِي
لِتِلْكَ اليَدَيْنِ المُلَوَّثَتَيْنِ مِن الزَّيْتِ والطِّينِ
لِلْوَهْجِ
وَهْجِ النَّهَارِ المُقَطِّبِ
للبَدْرِ فِي نُورِهِ المُتَحَلِّبِ فِي النَّهْرِ في زَوْرَقِ العِشْقِ
إنِّي إلَيْكِ
وللشَّمْسِ فِي صَحْوِكِ المُتَلأْلِئِ
أرْفَعُ هَذَا النَّشِيدَ المُوَلَّعَ
زَهْرَةَ هَذَا الحَنِينِ المُعَنَّى
La lune et le soleil
Au soir
dans la paix des vignobles
A ces
mains souillées d’huile et de terre
A l’éclat
l’éclat du jour renfrogné
A la lune
en lumière reflet dans la rivière du canot d'amour
Je suis à
toi
Et au
soleil dans ta pureté scintillante
J’entonne
ce chant épris
Une fleur
de cette nostalgie éprouvée
www.jehat.com,
p.1.
· Batha Bint al-Baraa, à Mederdra Atakalalt, en 2018, Image astrale
:
Née en 1956, à Mederdra Atakalalt, en
Mauritanie, Batha Bint al-Baraa, ou Mubaraka Mint al-Baraa, est une écrivaine
et poétesse et mauritanienne. Elle y a étudié dans des écoles publiques et a
obtenu un diplôme d'enseignante à l'Institut Supérieur du corps professoral de
Nouakchott (1983). Elle est titulaire d’une maîtrise en littérature marocaine
et andalouse de l'Université Mohammed V au Maroc (1987). Elle a aussi enseigné
à l'université de Nouakchott (1987-1990). Elle est devenu conseillère au ministère
du Développement Rural et de l'Environnement, puis professeur à la Faculté des
Arts, à l'Université du Roi Saud au Royaume d'Arabie Saoudite. Elle est
l’auteure de : Hymnes pour la patrie de Nouakchott (1992), Ma ville et
l'eau de Tunisie (1998), Chants du soir de Nouakchott (2003), Le charme de deux
lettres (2018), etc.
القمر
بغداد
إني طفلة
عزيزة
أحلم
بالنخيل
بالفرات بالقمر
بالصقور في المراقب العليا الخزر
أحفظ
كل كلمة تقول شهر زاد
من المحيط جئت في زورق سندباد
La lune
Bagdad je
suis une enfant
chérie
Je rêve de
palmiers d’Euphrate de la lune
D’aigles
de hauts observatoires de khazars
Je récite
tout qui qui évoque Shéhérazade
De l’océan
je suis venue à bord de Sindbad
www.saharamedias.net,
p.1.
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II.
Extraits illustratifs de l’image érotique astrale et florale de la
femme
dans la poésie arabe du Moyen Orient : 544 -2025
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Des extraits illustratifs de l’image
érotique astrale et florale de la femme dans la poésie arabe du Moyen Orient : 544 -2025, citons, à titre d’exemples :
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1.
D’Egypte :
· Ibn al-Faridh, au Caire, en 1235, Image astrale :
Né en 1181, au Caire, et mort en 1235,
en Egypte, Ibn al-Faridh, ou Omar Ibn Al Faridh, est un poète arabe égyptien.
Il est aussi l’un des plus grands poètes mystiques du soufisme de son temps.
Fils d’un juge, très jeune, il fait des retraites dans des oasis proches de la
ville. Il a suivi sa scolarité dans une école de droit religieux. Il a vécu
quelque temps à la Mecque, en devenant maître de Hadith et de de poésie, loin
de toute politique. Il est l’auteur de : L'Éloge du vin, Al Khamriya
(1235), etc.
البدر
هيَ البَدْرُ أوصافاً وذاتي سَماؤُها
سَمَتْ بي إليها هِمَّتي حينَ هَمَّتِ
La lune
Elle est
la lune dans décrite et mon moi est son ciel
Mon
ambition m'a conduit à elle quand elle aspirait
www.aldiwan.net,
p.1.
· Abdul Hamid Al-Dib, au Caire, en 1943, Images florales :
Né en 1898, au village de Kamchich, en
Egypte et mort en 1943, au Caire, Abdul Hamid Al-Dib est poète arabe égyptien.
Bouleversé par la mort de ses parents, il a été submergé par le chagrin. Il a
refusé de devenir cheikh à l’université d’Al-Azhar, comme le voulait son père.
Il n’achève pas ses études au collège Dar Al-Ulum, à cause de son agitation,
son désespoir, et sa paresse. Cela a fait de lui un vagabond sans abri,
errant, privé d'une vie décente malgré son talent de poète maudit. Il est
devenu un drogué, et a été admis dans un hôpital psychiatrique et en
prison. Il est l’auteur de : Diwan (1943), etc.
الورد
يا رحيق الورد يا قطر الندى
كم سقى عطفك من قلبي
الصدى
Les roses
Ô nectar de
roses, ô goutte
de rosée
Combien
ton affection a arrosé l'écho dans mon cœur
www.poetsgate.com,
p.1.
· Abbas Mahmoud Al-Akkad, au Caire, en 1964, Images astrales :
Né en 1889 à Assouan,
et mort en 1964,
au Caire,
en Egypte, Abbas Mahmoud Al-Akkad, est un écrivain
philosophe,
romancier et poète égyptien. Autodidacte, il s'est doté d'une vaste culture arabe et anglo-saxonne. Il
fonde le journal wafdiste Al-Balâgh et y devient pendant l'entre-deux-guerres un polémiste
défenseur des libertés de talent (1923). Il est l’auteur de : Diwan (1964), etc.
الكوكب
أين ميَ ؟ هل علمتم أين الندى مي ؟
الحديث الحلو واللحن
الشجي
والجبين الحر والوجه
السني
أين ولى كوكباه؟
أين غاب ؟
Les étoiles
Où est
May ? Savez-vous où est May, la rosée ?
Le doux discours,
la mélodie attendrissante
le front libre et
le visage radieux,
où sont passées ses deux étoiles ? Où a-t-il disparu ?
www.alantologia.com,
p.1.
· Saleh Jawdat, au Caire, en 1976, Images astrales :
Né en 1912, à Zakazek, en Egypte, et
mort en 1976, Saleh Jawdat est un écrivain et poète arabe égyptien. Son père
était un agronome. Tout jeune, il s’était préoccupé de la bibliothèque de son
père. Il est l’auteur de : Diwan (1976), etc.
الزهرة
يا هرة في خيالي رعيتها في فؤادي
جنت عليها الليالي
وأذبلتها
الآيادي
وشغلتها العيون
فمات ســحر الجفون
La fleur
O fleur
dans mon imagination
Je l'ai
entretenue dans mon
coeur
Les nuits
lui ont été
injustes
Et les mains l'ont flétrie
Et les
yeux s’en sont
occupée
Et la
magie de paupières en est morte
www.ourarabicculture.wordpress.com,
p.1.
======================
2.
D’Arabie Saoudite :
· Imru al-Qais, à Najed, en 544, Images astrales et florales :
Né en 501, à Najed, en Arabie, et
mort en 544, à Ankara, en Turquie, Imru al Qays, ou Imru al Qays Ibn Hujr Ibn
al-Harith al-Kindi, est un poète arabe préislamique de la tribu de Kinda,
surnommé, dit le Roi Errant. Il est
resté célèbre tant pour les épisodes marquants de sa vie, légendaire, que par
son ode, Mu'allaqa, parmi les "Sept" odes préislamiques. Attiré par
la débauche, il subit les sanctions et l’exclusion de père roi du royaume de
Kinda, surtout, à cause de sa poésie érotique. Son père, assassiné par la tribu
des Asad, il décide de le venger avec l’aide en vain des tribus Bakr et Taghlib
et reprendre son trône. Il trouve refuge au château d’Al-Ablaq, du poète juif
Samawal. Puis, il se rend à Constantinople auprès l’empereur Justinien qui lui
accorde une armée. Il sera assassiné lors de son voyage de retour. Il serait
mort empoisonné par une tunique offerte par l’empereur byzantin. Il est
l’auteur de : Diwan (544), etc.
الثريا والقرنفل
إذا التفتت نحوي تضوّع ريحُها
نسيمَ الصَّبا جاءت بريا القرنفُلِ
كَأَنَّ
الثُرَيّا عُلِّقَت في مَصامِها
بِأَمْرَاسِ
كَتَّانٍ إِلَى صُمِّ جَنْدَل
Les Pléiades et les
œillets
Si elle se
tourne vers moi, sa
belle
odeur se
répandra
Telle que
la brise du matin apportait des œillets sauvages
Comme si
les Pléiades étaient suspendues dans ses orbite
De cordes
de lin d’Amras au sommet rocailleux de Jandal.
www.ar.wikisource.org,
p.1.
· Al-Nabighah Dhubyani, à Mecque, en 604, Images astrale et florale
:
Né en 535, à Mecque, en Arabie
Saoudite, et mort en 604, Al-Nabighah Dhubyani
est un poète arabe préislamique. Il est issu de la tribu des Banu
Dhubyani, mais il a passé la majeure part de son temps à la cour lakhmide
d’al-Hirah et des Ghassanides, sous le règne d'al-Mundhir III ibn al-Harith,
puis de son successeur (562). Ses croyances religieuses étaient floues, mais il
semble être une sorte de monothéiste, en référence au Nouveau Testament. Il est
l’auteur de : Diwan (604), etc.
الشمس والتمام
عوجوا،
فحيوا لنعمٍ دمنة َ الدارِ
ماذا تحيونَ من نؤيٍ وأحجارِ؟
والدارُ، لو كلمتنا، ذاتُ أخبارِ
فما وجَدْتُ بها شيئاً ألوذُ
به،
إلاّ الثُّمامَ وإلاّ مَوْقِدَ النّارِ
بيضاءُ كالشّمسِ وافتْ يومَ أسعدِها
لم تُؤذِ أهلاً، ولم تُفحِشْ
على جارِ
Le soleil le tamaris
Tournez et
saluez de Noam le placement de
la maison
Que
remémorez-vous de ce qu’elle contient de
pierres?
Et si la
maison nous parlait, elle aurait tant de nouvelles
Je n'y ai
rien trouvé rien ce dont je pourrais
faire refuge
À
l’exception du tamaris sinon sauf du
creuset à feu
Blanche
comme le soleil, son jour le plus heureux arrivé
Elle n’a
pas fait nul mal à parenté et elle n’a blâmé voisin.
www.aldiwan.net,
p.1.
· Antarah, à Najed, en 608, Image astrale, Images astrales :
Né en 525, à Najed, et mort en 608, à
Hail, en Arabie Saoudite, Antarah, ou Antarah ibn Shaddad ibn Qura al-Absi est
un chevalier poète arabe. Il est issu de la tribu des Mudari. Il est l'un des
auteurs des sept de la période préislamique. Il est célèbre par sa poésie
chevaleresque et sa chaste et l’histoire d'amour pour sa cousine Abla. Il est le fils d’une esclave Zubaybah. Son
père l'avait exilé, à cette époque, l’enfant né d'une esclave est réduit à
l’esclavage, puis le réclamait une fois âgé, le reconnaissait et l'incluait
dans sa lignée. Lors, d’une bataille, il refuse d’y participer et son père lui
accorde la liberté en échange pour sa bravoure. Il est l’auteur de : Diwan
(608), etc.
الشمس والبدر
أَشارَت ِلَيها الشَمسُ عِندَ غُروبِها
تَقولُ إِذا
اِسوَدَّ ا لدُجى فَاِطلِعي
بَعدي
وَقالَ لَها البَدرُ المُنيرُ أَلا اِسفِري
فَإِنَّكِ مِثلي في الكَمالِ وَفي السَعدِ
Le soleil et la lune
Le soleil
l'a pointée à son coucher
A
l'obscurité dit lève-toi après moi
Et lui dit
la pleine lune dévoile-toi
Car tu es
telle moi parfaite et ravie
www.aldiwan.net,
p.1.
· Qays ibn al-Moullawwah, à la tribu Banu 'Amir, en 608, Images
astrales :
Né en 645, et mort en 688, à la tribu
bédouine Banu 'Amir, Qays ibn al-Moullawwah, ou Al Majnoun, le fou de Leyla,
est un poète arabe. Il est surtout connu par son amour pour Layla, une femme de
la même tribu. Leur histoire d'amour a été racontée dans de nombreux poèmes et
histoires, faisant de Qays ibn al-Moullawwah et Layla des personnages
emblématiques de la poésie arabe et perse. Il est l’auteur de : Diwan
(688), etc.
البدر والكواكب
هي البدر حسناً والنّساء كواكبُ
وشتّان ما بين الكواكب
والبدر
La lune et
les planètes
Elle est
la pleine lune par sa beauté, et les
femmes des planètes
Et tant
s’en faut comme éloignement des planètes à la pleine lune
www.google.com, p.1.
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3.
De Syrie :
·
Abu Firas al-Hamdani, à
Mossoul, en 996, Images florales :
Né en 932, à Mossoul, et mort en 996,
à Sadad, en Syrie, Abu Firas al-Hamdani est un chevalier et poète arabe
syrien. Il était le fils de Sa'id ibn
Hamdan, appartenant à la dynastie hamdanide qui a régné sur la haute
Mésopotamie et la Syrie du nord au Xe siècle. Il a été fait prisonnier des Byzantins
lors de la guerre que son oncle et sultan de Syrie, Sayf al-Dawla menait contre
eux. Il a succédé comme sultan sur la ville de Homs, à sa mort, avant d'être
lui-même assassiné. Il est l’auteur de : Diwan (996), etc.
الورد
الورد
في وجنتيه
والسحر في مقلتيه
وإن عصاه لساني
فالقلب طوع يديه
Les roses
Les roses sont
dans ses joues
Et le
charme dans ses pupilles
Si ma
langue lui avait désobéi
Le cœur
est soumis à ses mains
www.addustor.com,
p.1.
·
Badawi Al-Jabal, Damas, en
1981, Images astrale et florale :
Né en 1903, à Difa, en Syrie, et mort
en 1981, Badawi Al-Jabal, ou Muhammad Sulayman al-Ahmad, est poète arabe
syrien. Il a appris le Coran et des poèmes arabes classiques de son père. Après
l'occupation française au lendemain de la Première Guerre mondiale, il a
rejoint la résistance d'al-Ali dans les régions montagneuses côtières
syriennes. Il a été incarcéré par les autorités mandataires (1920-1921). Il quitta la Syrie pour l'Irak, où il
devient professeur de littérature arabe dans un lycée de Bagdad (1925). De
retour en Syrie où il a étudié bref le droit, à l'université de Damas, il est
arrêté par les autorités pour ses activités anticoloniales. Libéré en 1936, il
retourne à Bagdad où il reprendre son métier carrière d'enseignant. En 1962, il
est revenu à son pays en décidant de se tenir à l'écart de la politique et se
consacrer à la poésie. Il est l’auteur de : Diwan (1981), etc.
القمر والورد
هات حدّثني
فقد طاب السمر
وأنر
ظلمة نفسي يا
قمر
في ظلال الورد أحسو خمرتي
مشركا في كأسي
الزهر النديّا
La lune et les roses
Allons,
parle-moi, car la veillée s’est embellie
Et
illumine les ténèbres de mon
âme, ô lune
À
l'ombre des roses je
sirote mon vin
Associant
dans mon verre des fleurs fraîches
www.mawdoo3.com, p.1.
·
Nizar Kabbani, à Damas, en
1998, Images astrale et florale :
Né en 1923, à Al-Chaghour, à Damas,
Syrie, et mort en 1998, Nizar Kabbani, à Londres, en Angleterre, est un poète
arabe syrien. Il a consacré sa poésie à édifier l’image moderne de la femme. Il
a obtenu le diplôme de la faculté de droit de l’Université de Damas (1945). ll
devient attaché au ministère syrien des affaires étrangères et opté pour la
carrière diplomatique, dans divers postes de chargé d'affaires et de conseiller
culturel dans les ambassades syriennes au Caire, Ankara, Madrid, Pékin et à
Beyrouth, jusqu’à sa démission (1966). Il crée à Londres sa maison d'édition
«Nizar Kabbani», porte-parole de la cause arabe (1967). Il est l’auteur
de : L'enfance d'un sein (1948), Tu es à moi (1950), La meilleure nouvelle
(1966), Le journal d'une femme indifférente (1968), Des poèmes sauvages (1970),
Le livre de l'amour (1970), Des poèmes hors-la loi (1972), Je t'aime, je t'aime
et la suite viendra (1978), Je jure qu'il n'y a de femmes que toi (1979), etc.
القمر والزهر
كتبت (أحبك) فوق جدار القمر
(أحبك جداً)
كما لا أحبك يوماً بشر
ألم تبصريها؟
حفرت (أحبك) فوق عقيق السحر
على ورقات الزهر
La lune et les fleurs
J'ai écrit (Je t'aime) sur le mur de la lune
édifier
(Je t'aime très
fort)
Comme aucun être humain ne t'a jamais aimé
J'ai gravé (Je t'aime) Sur
l'agate de l’aube
Ne l'as-tu pas vu ?
Sur les pétales de
fleurs
www.aldiwan.net,
p.1.
======================
4.
D’Irak :
·
Abu Nuwas, à Bagdad, en 815,
Image astrale :
Né en 747, à Ahvaz, l’Iran actuel, et
mort en 815, à Bagdad, en Irak, Abu Nuwas, ou al-Hasan Ibn Hani al-Hakam, est
un poète arabe de l’époque abasside. Lancé par Bashar Ibn Burd, il a cherché à
s'écarter des mètres et des thèmes de la poésie ancienne d'inspiration
bédouine, pour une poésie d'amour, bachique et érotique, inspirée de la vie
citadine, voire ascétique, zuhdiyya. Il est l’auteur : Diwan (815), etc.
القمر
يا
قَمَرَ اللَيلِ إِذا
َظلَما
هَل
يَنقُصُ التَسليمُ مَن سَلَّما
قَد كُنتُ ذا وَصلٍ فَمَن ذا الَّذي
عَلَمَّكَ الهِجرانَ
لا عَلَّما
La lune
Ô lune de
la nuit quand il fait sombre
Diminue-t-il
son salut de qui a salué ?
Tu étais
relié, alors qui est celui qui
T’a appris
la rupture qu’il t’ait appris ?
www.aldiwan.net,
p.1.
·
Al Buhturi, à Manjib, en
897, Image astrale :
Né en 820, et mort en 897, à Manjib,
en Syrie, Al
Buhturi, ou al-Walid ibn Ubayd Allah al-Buhturi, est un poète arabe, Il est
issu de la tribu des T̩ayyif. Jeune, il rend visite à Abu Tammam, à Homs, qui le recommande auprès des
autorités de Ma'arrat al-Numan, qui lui attribuent une pension
annuelle de quatre mille dirhams. Puis, il se rend à Bagdad, où il
clame des vers à la louange du calife al-Mutawakkil et aux dignitaires de sa cour.
Résidant à Bagdad, il consacre nombre de ses poèmes à Alep, et la plus
grande part de ses poésies d'amour à Aiwa, une jeune fille de cette ville. Il
l’auteur de : Diwan (897), etc.
البدر
أضرت بضوء البدر والبدر طالع
وقامت
مقام البدرِ لما تغيبا
La lune
Elle a
affecté la lumière de la pleine lune à son lever
Et elle a
pris la place de la pleine lune à son coucher
www.google.com,
p.1.
·
Abu Ishaq al-Sabi, à
Bagdad, en 994, Image astrale :
Né en 925, à
Bagdad, en Irak, et mort en 994, Abu Ishaq al-Sabi, ou Abu Ishaq al-Sabi ibn
Ibrahim al-Harani al- Sabi, est un écrivain et poète arabe abasside. Il a été
emprisonné par Adhud ad-Dawla al-Bwayhides pour rédiger l’histoire de sa
dynastie. Il est l’auteur de : Epîtres d’al-Sabi, Anthologie de la poésie
d’Al-Muhallab (994), etc.
الشمس
قامَتْ تُظَلِّلُنِي مِنَ الشَّمْسِ
نَفْسٌ
أحب إلَيَّ مِنْ نَفْسِي
قامَتْ تُظَلِّلُنِي ومِنْ عجَبٍ
شَمْسٌ تُظَلِّلُنِي مِنَ الشمس
Le soleil
Elle s’est
levée me protégeant du soleil
Une
âme plus
chère que mon
âme
Elle s’est
levée me protégeant étrange
Un
soleil me protégeant
du soleil.
www.shamela.ws,
p.1.
·
Jamil Sidqi al-Zahawi, à
Bagdad, en 1936, Image florale :
Né en 1863, à
Bagdad, en Irak, et mort en 1936, Jamil Sidqi al-Zahawi est un poète et
philosophe arabe irakien. Il est considéré comme l'un des plus grands poètes
contemporains du monde arabe. Instruit par son père, il était un passionné de
l'apprentissage de nouveautés. Il a travaillé comme professeur à l'école de
Sulaymaniyah, à l’âge de vingt-deux ans (1885). En 1892, il s’est rendu en
Turquie, y a appris le persan et rencontré des penseurs du pays, qu'il
admirait. Il a exercé comme professeur de philosophie islamique au Dar al-Funun
d'Istanbul, avant de revenir à sa ville natale, et enseigner à la faculté de
droit. Il est l’auteur de : Diwan (1936), etc.
زهر
في الغرب حيث كلا الجنسين يشتغل
لا
يفضل المرأة المقدامة
الرجل
بيت نظيف واولاد
قد ازدهروا
كأنهم
زهر في الروض تنتقل
Les fleurs
En Occident, où
les deux sexes
travaillent
Les hommes
ne prévalent pas les femmes audacieuses.
Maison propre et enfants épanouis
Comme des fleurs dans le jardin qui gambadent
www.aldiwan.net,
p.1.
======================
5.
Du Liban :
·
Al-Akhtal Al-Saghir, ou
Bishara Al-Khoury, à Beyrouth, en 1953, Image florale :
Né en 1885, à Beyrouth, et mort en
1968, au Liban, Al-Akhtal Al-Saghir, ou Bishara Abdullah Al-Khoury, est un
politicien et poète arabe libanais. Il a été le premier président de la
République du Liban indépendant (1943-1952). Il est aussi surnommé : Le
«poète de l'amour et de la passion» et le «poète de la jeunesse et de la
beauté». Son pseudonyme rappelle le poète omeyyade Al-Akhtal Al-Taghlabi. Il
est l’auteur de : La passion» et la jeunesse, Al-Hawa wa Al-Chabab (1953),
etc.
الورد
قتـل الورد نفسه حسدا منك
وألقـى
دمـاه فـي وجنتيـك
La
rose
La rose s'est tuée par envie de toi
Et a projeté
son sang dans tes joues
www.arabic-poetry.net,
p.1.
·
Elia Abou Madi, à
Beyrouth, à Mouhaidatha Bikfaya, en 1957, Image florale :
Né en 1889, à Mouhaidatha Bikfaya, au
Liban, et mort en 1957, à New York, aux USA, Elia Abou Madi est un poète arabe
libanais. Il y a vécu jusqu'à l'âge de onze ans, de le quitter pour Alexandrie,
en Égypte, dix ans, comme commerçant avec son oncle, dans un magasin de tabac.
Durant son temps libre, il se met à écrire de la poésie pour des journaux
locaux. Puis, il émigre aux USA (1911), à Cincinnati, avant de s'installer, à
New York, débutant une carrière de journaliste (1916). Il publie dans la revue
Mir'ât al-Gharb, « Miroir de l'Occident », de Najeeb Diab, dont il épouse la
fille et dirige la revue (1918). Il adhère à la Pen League, «Arrabita al
Qalamiya», « Ligue de la plume », (1920), créée par Gibran Khalil Gibrân
(1883-1931). En 1929, il crée son propre journal à Brooklyn : Assamîr, Le
veilleur. Il est l’auteur de : Les Bosquets, A- khamail (1957), etc.
الوردة
وَما
حواني غَيرُ مَغناكِ
وَلَم
أَفُح حَتّى تَكوني
مَعي
فيكِ
وَفي الوَردَةِ سِرّ ُ الصِبا
وَفي
الصِبا سِرُّ الهَوى وَالجَمال
La rose
Nul ne
m’aurait accueilli que ta scène de chants
Et je
n’aurais exhalé que lorsque tu es avec
moi
En toi et
dans la rose est le secret de la
jeunesse
En la
jeunesse est le secret d'amour et de beauté
www.aldiwan.net,
p.1.
·
Saïd Akl, à Zahlé dans
la Bekaa, en 2014, Images astrale et florales :
Né en 1912, à Zahlé dans la Bekaa, au
Liban, et mort en 2014, Saïd Akl est un écrivain et poète libanais. Il a exercé
dans l'enseignement et le journalisme. Il était surnommé «Le petit poète», car
il pratiquait la poésie, depuis son enfance. Il a été le fondateur du magazine Yara.
Il était également journaliste, historien, homme politique, théologien,
philosophe dans sa vie. Il est l’auteur
de : L’or est poèmes (2014), etc.
الشَّمسْ والزهور
غدٌ أنا وأَمسْ
شَعري شُعاع الشَّمسْ
في
ظِلَّه مختبىءٌ نَيسانْ
وكان في قلبك جَمْرْ
وخلف ثوبي لؤلؤٌ وماسْ
أوّاه كم لي هَهنا من
ذكرياتٍ،
من مُنى لا تَنْسَني،
لا
تَنْسَنا لي أنتَ ام لا؟ أنا لَكْ
نَبْقَى على كَرِّ العصورْ
أنا الفَلَك
انت تدورْ
يخونها ولا تخون العطر زهرة الزهورْ!
Le soleil et les fleurs
Demain je suis et la
veille
Mes cheveux rayon du
soleil
A son ombre se recèle
un oubli
Il y avait dans ton
cœur des braises
Et derrière mon habit
perle et diamant
Ô combien j’ai là de
souvenirs
Et d’espérances ne
m’oublie pas,
Ne nous oublie pas
Es-tu à moi ou non ? Je suis à toi
Nous demeurons à
travers les âges
Je suis l’orbite
Toi tu y tournes
Il la trompe elle ne le
trompe le parfum est la fleur des fleurs !
www.aljarida.com, p.1.
·
Nada El Hage, à Beyrouth,
en 2023, Images astrales et florales :
Née en 1958, à Beyrouth, au Liban,
Nada El Hage est une écrivaine et poétesse libanaise. Elle a étudié la
philosophie à la Sorbonne, à Paris, en France. Elle a également exercé le
journalisme. Elle est l’auteure de : Salatun fi ar-Rih, Prière dans le vent
(1988), Anamilu ar-Ruh, Les Doigts de l'âme (1994), Rihlatu ad-Dil, Le Voyage
de l'Ombre (1999), Kullu Hada al-Hub, Tout cet amour (2001), Ghabatu ad-Dawa, Forêt
de lumière (2002), Bi khiffati Qamarin Yahwi, Avec la légèreté d'une lune
tombante (2006), Athwabu al-Ishq, Les Voiles de la Passion (2010), Tahta
al-Matari al-Azraq, Sous la pluie bleue (2015), Khutuwatun min Rich, Les Pas
des Plumes » (2023), etc.
نجوم
مذنبة وسنابل
سلامي للكلمات الهاربة نجوماً مذنّبة
للأعمار ... في بؤبؤ الروح
وقبلاتي لكلّ حلم لم يكتمل
وذكريات آه كم عصَرَتْنا
وصلواتي لسنابل العشق
في طيّات القلوب الطريّة
في صورَ الرؤيا
وعناق الجنون المستبدّ حتى الإنخطاف.
Etoiles filantes et épis
Mon salut
aux mots fugitifs étoiles filantes
Des âges…
à la pupille de l’âme
Mes
baisers à tout rêve inaccompli
Et aux
souvenirs Oh qui nous ont tant serrés
Et mes
prières pour les épis d’amour
Dans
replis des cœurs tendres
Dans les
images de la vision
Et
l’étreinte folle tyran jusqu’à l’enlèvement.
www.jehat.com,
p.1.
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6.
Du Koweit :
·
Yacoub Al-Subaie, Al-Mirqab,
en 1989, Images astrales :
Né en 1945, au quartier d'Al-Mirqab,
au Koweït, et mort en 2024, Yacoub Al-Subaie est un écrivain et poète
koweïtien. Il a fait ses études dans les
écoles koweïtiennes. Lors de ses années de lycée, il s'est consacré à la
lecture et à l'étude des aux ouvrages de la bibliothèque du lycée Shuwaikh. Sa
passion pour la poésie s’est manifestée, dès son plus jeune âge. Après ses
études, il a exercé diverses fonctions, au ministère de l'Intérieur, à
l'université du Koweït et au Conseil national. Il est l’auteur de : As-Suquti
ila al Aala, La chute vers le haut (1971), Masafat ar-Ruh, Les distances de
l’âme (1985), As-Samtu Mazraatu ad-Dunun, Le silence Champ de Culture des
Soupçons (1989), etc.
النجم والنجوم
ما لِلْعيُونِ ومالي
مِمَّا يَدُورُ
بِبالي
أَرْقَى
إِلَيْها بِحُلْمي
في شاهِقاتِ
الْلَيالي
ويُسْلمُ
النَّجْمُ دربي
إلى النُّجوم
التَّوالي
وَجاءَ صُبْحٌ
يَرَانِي
بِعَيْنِ مَنْ
لا يبالي
يا ليلُ يا صبحُ
كُفّا
عَنِّي،
وَرِفْقًا بِحالِي
L’étoile et les étoiles
Qu’ont les
yeux et qu’ai-je
De ce qui
tourne mon esprit
Je me
hisse vers elle par mon rêve
Vers les
plus hautes des nuits
Et l’étoile
délivre ma voie
Aux
dernières étoiles
Et arrive
un matin me voyant
D’un œil
indifférent
Ô nuit ô
matin assez
Pour moi
et pitié pour mon état.
www.alaraby.co.uk,
p.1.
·
Salha Ghabish, à Ahmad,
en 2018, Image astrale :
Née en 1948, à Ahmadi, au Koweit,
Salha Ghabish est une écrivaine et poétesse koweitienne. Elle est titulaire
d’une licence en études islamiques et langue arabe de l’Université des Emirats
Arabes (1987), d’un master de la Faculté des Sciences du Caire, n Egypte
(1999). Elle a exercé comme enseignante de mathématiques et d’arabe de divers
niveaux scolaires. Elle dirige actuellement le Bureau culturel du Conseil
Supérieur des Affaires familiales des Emirats, à Charjah. Elle est également
secrétaire Général de l’Union des Ecrivains Emiratis. Elle est l’auteure
de : Bi Intidar ach-Chams, En Attendant le Soleil (1992), Al Maraya
Laissat Hia (1997), Al Aan Araftu, Maintenant Je Sais (1999), Bi man Ya
Buthayna Taludin, Auprès de Qui Ô Buthaina Te Refugier (2003), Rubba Dilalin
Tughrini An Usbiha Mumkina, Seigneur des Ombres Que Je Puisse Etre Possible
(2018), etc.
شمس قبل أن تغيب
علقتها على جدار ردهة
ينسكب الظلام فيها
من ممرات تراقب المدى الموحش
في غموضه
قبل أن تغيب
بحثت في معطفي القديم
عن مفتاح ضوء
قد أعارتنيه شمس قبل أن تغيب
فتحت بابا واحدا للمملكة
Soleil avant son coucher
Je l’ai
accroché au mur d’un hall d’entrée
Où
l’obscurité se répand
D’allées
observant l’étendue sauvage
Dans son
énigme
Avant son
couchant
J’ai
cherché dans mon ancien manteau
Une clé de
lumière
Que tu
m’as prêtée soleil avant son coucher
J’ai
ouvert une porte unique du royaume
www.alwaraq.net,
p.1.
·
Salha Ghabish, à Ahmad,
en 2018, Image astrale :
Née en 1977, au Koweït, Fatima
Al-Abdullah est une écrivaine et poétesse Koweïtienne. Elle est diplômée en
sciences politiques de l'Université du Koweït.
Elle a entamé sa carrière médiatique comme présentatrice à la télévision koweïtienne (2007). En 2008 , le producteur et acteur Nayef Al-Rashed l'a choisie pour jouer dans la
série « Le diable des âmes».
Elle s'est mariée plusieurs fois Elle a présenté plusieurs émissions sur
différentes chaînes, notamment « Bon soir Kuwait », sur Kuwait TV pendant un temps. Elle est l’auteure de : Lualuatu al Bihari Najmatu as-Samaa, Perle des
Mers Etoile du Ciel (2021), etc.
نجمةُ الغروب
أحلم بأنشودةٍ
تُنغِّمُها الطيور
تُلبس النهارَ ثوبَ عرسِه
وتزفّ البشرى إلى عنان السماء
فيُبدّل الليلُ ثوبَه القاتم
تستلُّ نجمةُ الغروب
من عينيك بريقَها ..
ويميسُ الفضاءُ باسمك
تعالَ يا مليك الروح ..
تعال ..
L’étoile du couchant
Je rêve
d’un chant
Scandé par
les oiseaux
Habillant
le jour de ses noces
Annonçant
la nouvelle au haut du ciel
Et la nuit
changeant son habit noir
Et s’y
infltre l’étoile du couchant
De tes
yeux son éclat..
Et
l’espace bercé par ton nom
Viens Ô
maître de l’âme..
Viens..
www.derassat.wordpress.com,
p.1.
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7.
Des Emirats :
·
Yacoub Al-Subaie, à Abou
Dabi, en 2020, Images astrale et florale :
Né en 1955, à Abou Dabi, aux Emirats
arabes Unis, et mort en 2019, Habib Al-Sayegh, ou Habib Yousef Abdullah
Al-Sayegh, est un écrivain et poète émirati. Il a obtenu une licence de
philosophie (1977) et une maîtrise en linguistique et traduction anglaise et
arabe (1998), à l'Université de Londres, en Angleterre. Puis, il travaillé dans
le journalisme et la culture. Il a été
rédacteur en chef du quotidien émirati Al -Khaleej, et président du
conseil d'administration de l'Union des Ecrivains des Émirats et le premier
ressortissant du Golfe à occuper le poste de secrétaire général de l'Union
générale des écrivains et auteurs arabes. Il est l’auteur de : Ismi
ar-Rada Waladi, Mon Nom est Décès Mon fils (2012), Wardatu al-Kuhulah, La Feur
de la Maturité (2020), etc.
وردة لؤلؤة
وردة تملأ الشرفة المطفأة
وردة لؤلؤه
أوشكت من تأنقها وتفردها
أن تكون امرأه
فضج بها شارعان وغيمه
كلما أمطرت غيمة بلادي
كلما أمطرت غيمة في دمي
قلت: هل ترجعين؟
Une fleur perle
Une fleur
occupant le balcon éteint
Une fleur
perle
A failli
de son élégance et de sa singularité
Devenir
une femme
Animant
deux rues et une nuée
Chaque
fois que pleut une nuée de mon pays
Chaque
fois que pleut une nuée dans mon sang
Je
dis : Reviendras-tu ?
www.jehat.com,
p.1.
·
Karim Moatouk, à Charjah,
en 2022, Image astrale :
Né en 1963, à Charjah, aux Emirats
Arabes Unis, Karim Moatouk, ou Abdul Karim Moatouk Al Marzouqi, est un écrivain
et poète émirati. Il est président de l'Union des Ecrivains Emiratis, à Abou
Dhabi. Il est titulaire d’une licence en langue et littérature arabes (1976).
Il a écrit pour la presse locale, dans le journal Al Ittihad. Il a également
une chronique hebdomadaire, Sel et sucre, dans le magazine Kul Al Usra et le
journal Akhbar Al Arab. Il a produit des programmes de radio et de télévision,
tel Madarat, à Abu Dhabi Radio. Il est l’auteur de : Manahil, Fontaines
(1988), Tawaqani, Il m’a Encerclé (1990), Tufula, Enfance (1992), Hada Ana,
C’est Moi (1996), Aasab as-Sukr, Les Nerfs du Sucre (2008), Rihlatu al-Ayyam
as-Sabaa, Le Périple des Sept Jours (2015), Lam Yaklun Hubban, Ce N’était Un
Amour (2022), etc.
شمس
فكأنما هيفاءُ ترفع رايةً
من إِصبعين لكلِّ من دخلوا بقلبي
تعلنُ النصرَ الكبيرَ بإصبعين
أظنها
أبداً سترفعُ غربتي ولواءَها
فهي العذابُ المشتهى
وصلٌ وضفةُ جدولٍ
بحرٌ وظلُّ قبيلةٍ
ليلٌ وشمسُ قصيدةٍ
ورسائلٌ من عاشقين وقبلةٌ أولى
هي الأسماء والمعنى
وتلهثُ كلُّ أغنيةٍ
تُقالُ عن الغرامِ وراءَها
Soleil
Comme si
Haifaa porte une bannière
De deux doigts
à tous ceux qui ont pénétré mon cœur
Déclarant
la grande victoire de deux doigts
Je la
crois
A jamais
elle portera mon exil et sa bannière
C’est
qu’elle est la peine enviée
Lien et
rive de ruisseau
Une mer et
ombre de tribu
Une nuit
et soleil d’un poème
Messages
d’amants et direction première
Elle est
les noms et le sens
Et
s’essouffle toute chanson dite d’amour à ses trousses
www.aldiwan.net,
p.1.
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8.
Du Soudan :
·
Idris Jamaa, à Halfaya
al-Muluk, en 1982, Images astrales et florales :
Né en en 1922, à Halfaya al-Muluk, au
Soudan, et mort en 1980, Khartoum Bahri, Idris Jamaa, ou Idris Muhammad Jamaa,
est un écrivain et poète soudanais. Il y
a grandi, dans la tribu des Abdallab. Il a appris le Coran, à l’école
coranique, puis le collège d'Omdurman.
Il est entré à l'école normale des instituteurs de Bakht al-Rida (1946).
Ensuite, il émigré en Égypte pour suivre ses études supérieures (1947). Il a
fréquenté l'Institut pédagogique Zeitouna, puis la Faculté de Dar al-Ulum de
l'Université du Caire (1951). Il y a
obtenu une licence en langue arabe et en études islamiques. Il a rejoint
ensuite l'Institut des enseignants et obtient un diplôme (1952). Il travaille
comme enseignant dans des écoles primaires de 1942 à 1947. Après son retour
d'Égypte en 1952, il a été nommé enseignant à l'Institut d'Education Shendi,
puis à l'Institut Bakht al-Rida, puis dans des collèges et lycées (1956). Il
est l’auteur de : Lahadatun Baqiyya, Moments Restitués (1982), etc.
الكواكب والقمر
والزهور
تتجلى صورتك في السحب
بين الكواكب والقمر
معكوسة في سطح النهر
نتبادل الحب النضر
وحديثنا بي لغة العيون
بهوى الزهور في تبسمه
وبهوى الطيور في ترنمه
بهوى الطبيعة الحالمة
فيك ابتسامات الزهور
ومن الطيور صوت حنون
Planètes lune et fleurs
Se révèle
ton image dans les nues
Entre les
planètes et la lune
Réfléchie
à la surface de la rivière
A échanger
l’amour splendide
Et notre
dire en moi langue des yeux
Par l’air
des fleurs en leur sourire
Par l’air
des oiseaux en leur chant
Par l’air de
la nature rêveuse
En toi le
sourire des fleurs
Et des
oiseaux un son compatissant
www.aldiwan.net,
p.1.
·
Ghada Abu Saleh, à Wad
Madani, en 2010, Image astrale :
Née en 1975, à Wad Madani, au Soudan,
et morte en 2008, à Khartoum, Ghada Abu Saleh, ou Ikhlas Abu Saleh, est une
écrivaine et poétesse soudanaise. Elle a étudié les médias à
l'Université de Khartoum, puis s'est installée en Russie pour étudier la
médecine. Elle s'est ensuite installée à Rotterdam, aux Pays-Bas, puis à Londres,
avant de retourner au Soudan où elle a expiré des suites d'une maladie (2008).
Elle a été inhumée dans sa ville natale. Elle est l’auteure de : Attoufano
Al Akhar, L'Autre Déluge (2010), etc.
القمر
تتكسر
لغتي، أنمو
قمرأً يتحولق في ظلال الصمت
مساءٌ يُقشِّر برتقالةَ الروح
تستدير كأس قلبك للرحيق
تبدأ الصلواتُ قدَّاس الفتونِ
المجد للبلّور والرنين
La lune
Ma langue
se brise
Lune qui
s’enroule aux ombres du silence
Le soir
elle épluche l’orange de l’âme
S’arrondit
la coupe de ton cœur au nectar
Débutent
les prières du sacre des arts
Gloire au
cristal et au tintement
www.alquds.co.uk, p.1.
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Moiz Omar Bakhiet, à Omdurman,
en 2025, Images florales :
Né en 1963, à
Omdurman, au Soudan, Moiz Omar Bakhiet est un écrivain, poète et professeur
universitaire soudano-suédois. Il est le PDG et fondateur du Centre médical
Princesse Al-Jawhara. Il est également professeur et président du département
de médecine de la faculté de médecine de l'Université du Golfe Arabique, et
consultant senior en neurologie à la Cité médicale Roi Abdulaziz et à l'hôpital
universitaire Roi Fahd de Bahreïn. Il est titulaire d'une licence de médecine
et de chirurgie et d’un doctorat en médecine de la faculté de médecine de
l'Université de Khartoum et en sciences médicales de l'Institut Karolinska, à
Stockholm, en Suède (1993). Il est l’auteur de : Ala Abwab al Mawt, Aux portes de la mort (2025),
etc.
أزاهر
يا ليت هذا الكون كله نساء
وكلما تمدد العناءُ
نعودُ في حضورِها طفولةً
نجيء مثلما خرجنا أبرياء
كأنَّنا بكفِها أزاهرُ كأنَّنَا جدائلُ
بقلبِها نظلُّ أتقياء
جميلةٌ هي الحياة قربها
وحولَها وبينَها وفي عيونِها
فصوتُها صفاءٌ
Des fleurs
Si seulement cet univers était fait de femmes.
Chaque fois que la souffrance s'étend,
Nous retournons à l'enfance en sa présence.
Nous revenons comme nous sommes parties, innocentes,
Comme des fleurs dans sa paume, comme des tresses dans
Son cœur. Nous restons pieuses et
Belles. La vie est près d'elle
Autour d'elle, entre elle et dans ses yeux.
Sa voix est pureté.
www.aldiwan.net,
p.1.
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8.
Du Tchad :
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Issa Abdullah, à Shakin du
Kordofan, en 2014, Image florale :
Né en 1948, au village de Shakin, dans la
province du Kordofan, au Tchad, et mort en 2013, Issa Abdullah, ou Issa
Abdullah Fadl est un écrivain et poète tchadien. Il a vécu à Umm Ruwaba, où il
a
effectué sa scolarité primaire et secondaire. Il a ensuite intégré l'université de
Khartoum et s'est inscrit à la faculté des lettres, mais n'a pas terminé
ses études après avoir rejoint le mouvement FROLINA. Il est l’auteur
de : Hadwa Ma Qalat Hadhami, Selon
les Dires de Hadhami (2014), etc.
الخزامى
أﺸـــﻬد ﻤﺼـﻔﻲ رﻗﻴﻘﺎ ﻴﺴﻴل
أم الدر ﻴﺸـــــﺘﻬﻴﻪ الفصيل
أم الرﻴق رﻴق التي لم ﺘﻨول
أﻤــﺤﺒﺎ ﻏﻠـــﻴﻼ ﻓﺠن الغليل
أﻻ ﻤﺎ ﺤﻼ ليس ﻫذا وﻻ ذاك
ﺒل ﻤـﺎء واد ﺤرى ﺴﻠﺴﺒﻴل
ﺸذى ﻜﺎلخزامى لطيف وﺤﺴن
ﺒــــــدا ﻓﻲ ﺨزاﻤﻴﺔ ﻴﺴﺘﻤﻴــل
La lavande
Le serveur
a-t-il vu fin couler
Ou est-ce
que la salive, salive de celle qui n’en use
Ou d’un
amoureux assoiffé dont la soif raffole
Que ne
s’adoucit ni celui-ci ni celui-là
Mais
l’onde d’une rivière de plus pure
Parfum
telle la lavande en douceur et beauté
Apparu
dans un champ de lavande charmant
www.mafs.journals.ekb.eg,
p.1.
·
Mariam Abkar Nkor, à N'Djamena,
en 2021, Image astrale :
Née en 1994, à N'Djamena, au Tchad,
Mariam Abkar Nkor est une écrivaine et poétesse tchadienne. Elle est titulaire
d’un master en ingénierie computer. Elle est l’auteure de : Alaa Mawidine
Maa Ach-Chruruq, En Rendez-vous Avec l’Aube (2021), etc.
الشمس
أداري لهفتي
والشوق يفضحها
وأستر الهوى
دوما يعريني
فما للشمس من
حجب إذا طلعت
وما لي في هواك
سواك يهديني.
Le soleil
Je ménage
mon désir
El l’envie
le dénonce
Et je
dissimule l’amour
Il me
dévoile toujours
Qu’a le
soleil des
Voiles en
se levant
Et je n’ai
en ton amour
Que toi
pour me protéger.
www.youtube.com,
p.1.
·
Jibril Adam Jibril, à Abéché,
en 2023, Images astrales :
Né en 1997, à Abéché, au Tchad, Jibril
Adam Jibril est un écrivain et poète tchadien. Il y a grandi et a suivi l’étude
du Saint Coran, dans les écoles coraniques du quartier. La mosquée du cheikh
Othman Abboud, à proximité, a eu une profonde influence sur sa vie. Il assista
aux leçons, aux offices et aux cérémonies religieuses, jusqu’à atteindre son
plein potentiel. Il y a récité de
nombreux poèmes avec lui, contribuant ainsi
à le hisser au sommet de la poésie arabe. Il a aussi étudié la charia,
droit islamique et les sciences linguistiques, auprès du cheikh et imam Ibrahim
Al-Madou Al-Bashar, qui a été son premier critique poétique. Puis, il termine
sa scolarité primaire à l'école primaire Hadikat Al-Anwar et passe l'examen de
fin d'études primaires durant l'année scolaire (2003-2009). Il a suivi les
cours préparatoires à l'Institut Bustan Al-Arifin (2009-2014) et la fin
d'études secondaires (2013-2014). Il a
rejoint le Centre islamique de formation des enseignants ISESCO (2017-2018) et
l'Université Adam Barka d'Abéché au Département de Langue Arabe (2017-2018), et
y a obtenu une licence en Lettres et Linguistique (2019-2020). Il est l’auteur
de : Diwan Amam Hadaiq Al-Manfa
(2023), etc.
شمس الشموس
علقت في كتف السماء ثيابي
ونقشت في خد النجوم خطابي
وأقمت من وهج الحروف ممالكا
دربي يضيئ بلحنه محرابي
وسقيت من ماء الخلود قصائدي
فتوضأت شمس الشموس ببابي
Le soleil des soleils
J’ai
accroché à l’épaule du ciel mes vêtements
Et gravé à
la joue des étoiles mon discours
Et édifié
de la lueur des lettres des royaumes.
Ma voie
éclaire de sa mélodie mon autel
Et arrosé
de l’onde de l’éternité mes poèmes
Et le
soleil des soleils a fait ses ablutions à ma porte
www.web.facebook.com,
p.1.
·
Hasaballah Mahdi
Fadlallah, à Ibcha, en 2024, Image astrale :
Né en 1974, à Ibcha dans la province
Wad Tchad, au Tchad, Hasaballah Mahdi Fadlallah est un écrivain et poète
tchadien. Il a obtenu son master, un doctorat de troisième cycle en sciences de
l’éducation, spécialisation didactique de la langue arabe, de l'Institut
international d'enseignement de la langue arabe de Khartoum (2007). Il prépare
actuellement sa thèse de doctorat, à l'Institut de recherche et d'études du
monde islamique de l'Université islamique d'Omdurman. Il est également maître
de conférences à l'Université du Roi Faisal au Tchad, où il enseigne la langue
arabe et les méthodologies de la recherche scientifique. Il est l'auteur
de : Nabadhat Ummati, Les
pulsations de ma nation (2024), etc.
الشَمـــس
وَخِلتـُك وَاحَـة غَنــَّاء َ تُـــؤي الُــــمُنَي
فـَـــإذا
بِك ا لقَفْـــــــــــــــر
ُ الجَــــدِيــب
وأنَك للفَتــَـى
الـــًوَلهَان كَهـْــف اُل َفكــُـنْت
َ
كـَــذَلك لَكـِـــــــــــن فِيــــــــــــه ذِيب
فَغــُـري
يَا فَتـــاة الغَـدر
غَيـــرِيُ فَإنـَــي
لَسـت ُ أرَضَـــــــى مَــا يـُــــــرِيب
إذا
المَحبُوب ُ لَـم
يُخْلِص لِحُبــِـي
فَشَمــس ُ هــَـواه مـِــــنُقَلبِي تَغِـــيب
Le soleil
Je t’ai
imaginée oasis luxuriante lieu d’espoir
Et tu es
pour le jeune épris un gite tu as été
Telle
quelle est mais là où il y avait
un loup
Alors dupe
Ô fille autre que moi
car moi je
Ne
pourrais admettre ce qui
serait suspect
Et si
l’amant ne se fait fidèle à mon amour
Alors son
soleil d’amour vire et
disparaît
www.sjam.journals.ekb.eg,
p.1.
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