sábado, 22 de enero de 2022

Pte anthologie des savants musulmans, juifs et chrétiens de langue arabe... de l'époque médiévale à nos jours : De 810 à 2021, Dr. SOSSE ALAOUI Med.

 

Dr. SOSSE ALAOUI MOHAMMED

 

 

 

 

 

 

 

 

PETITE ANTHILOGIE DES

SAVANTS MUSULMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

DE LANGUE ARABE…

 DE L’ÉPOQUE MÉDIÉVALE A NOS JOURS :

 DE 810 À 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

Maroc

2021

 

INTODUCTION

   À embrasser en guise de panorama les sciences et les savants de langue arabe... de l’époque médiévale à nos jours en tant que réalité véridique, humaine et historique dont les effets scientifiques continuent de nous accompagner à ce jour, nous avons songé dans le mesure du possible à constituer une «Petite anthologie des savants musulmans, juifs et chrétiens de langue arabe… de l’époque médiévale à nos jours : De 810 à 2021 », suivante. En guise d’introduction signalétique, nous en tracerons les lignes force de cette réalité pleine d’instructions humanistes universelles, exemplaires et éclairantes pour les hommes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Ce que révèle notamment :

     I. La multiplicité géographique des savants de langue arabe musulmans, juifs et chrétiens de l’empire musulman de l’époque médiévale à nos jours : 810-2021 :

   Parler de la multiplicité géographique des savants de langue arabe... musulmans, juifs et chrétiens de l’empire musulman de l’époque médiévale à nos jours : 810-2021, conduit logiquement et historico-politiquement à cerner l’espace géographique de cette co-existence pacifique et tolérante hors du commun, à notre temps. A cet égard, Ahmed Djebbar évoque en particulier : «La nouvelle religion du prophète [v. de L’Islam] se répandit jusqu'aux confins de l'empire [de La Mecque à Marrakech et Cordoue à l'Ouest et à Samarkand d'Asie centrale à l'Est] d'autant plus aisément qu'elle se montra fort tolérante face aux nombreuses minorités qui coexistaient dans ce nouveau monde. Et la langue arabe, indispensable à la connaissance du Coran, devenue langue administrative officielle, s'imposa naturellement comme langue culturelle [v. ici scientifique et technique]. A savoir :

    1. Le financement de mécénat califale de vastes entreprises de recherche et de traductions scientifique en langue arabe... :

    En effet, cite le facteur positif du mécénat officiel des recherches scientifiques des califes en faveur des savants indistinctement de leurs origines géographiques, religieuses ou ethniques. Ainsi, le même auteur indique-t-il en exemple : «Al Mansûr, le deuxième calife de la puissante dynastie abbasside au VIIIe siècle, sera le premier à financer [de vastes entreprises de mécénat] des traductions d'ouvrages indiens et grecs et à ouvrir une ère de réappropriation intensive des savoirs anciens.» - «Les sciences arabes sortent de l'oubli », www.la-croix.com, p.1.

    2. Le mandatement califale des missions de mécénat de recherches de manuscrits des savoirs anciens à arabiser :

    Il est alors à souligner conjointement une seconde dimension de cet effort de la politique califale dans le mandatement de missions scientifiques de par le monde, en précisant avec le même auteur : «Pour ce faire, le pouvoir abasside mandate des missions scientifiques chargées d'écumer les bibliothèques et monastères pour y collecter les manuscrits, qu'ils soient en grec, persan, sanskrit, syriaque afin de les traduire en arabe». -  - «Les sciences arabes sortent de l'oubli », Op.cit., p.1.

     II. La langue arabe « l’anglais » international des sciences de l’époque médiévale à nos jours : 810-2021 :

     Concernant l’audience internationale de la langue arabe... alors comme aujourd’hui «l’anglais » international des sciences de l’époque médiévale, aux effets de à nos jours : 810-2021, le même Ahmed Djebbar souligne : «La langue de littérature et de poésie, dénuée de toute tradition écrite, devint ainsi rapidement «l'anglais» du Moyen Âge [de l’époque médiévale], la langue internationale des sciences, ce qui explique que l'on parle aujourd'hui de «sciences arabes» plutôt que de sciences des pays d'islam ou de sciences arabo-musulmanes.» - «Les sciences arabes sortent de l'oubli », Op.cit., p.1. D’où :

    1. La multiethnicité multiconfessionnelle et géographique des sciences et savants de langue arabe... de l’époque médiévale à nos jours :

    Du point de vue de la multiethnicité multiconfessionnelle et géographique des sciences et savants de langue arabe de l’époque médiévale à nos jours, Rudi Roth rappelle, selon Michel Serres, objectant contre le qualificatif religieux, dans «science islamique, au lieu de langue arabe, en notant : «Mais parler de science islamique est lourd d’ambiguïté, le mot donne à l’activité scientifique une connotation religieuse qu’elle n’a pas et les savants sont musulmans, mais aussi chrétiens ou juifs » ; et : « Au XIe siècle en Espagne, Sa’id al-Andalusi discerne dans son livre, Les catégories des Nations, celles qui ont cultivé les sciences. Il en reconnaît huit : les Indiens, les Perses, les Chaldéens, les Grecs, les Byzantins, les Égyptiens, les Arabes et les Juifs.» - «Les Juifs et l'algèbre », www.cairn.info, p.1.

    2. La faveur de la traduction et du multilinguisme des sciences face à leur déficit des sciences modernes des savants de langue arabe... musulmans juifs et chrétiens de l’époque médiévale à nos jours :

    A la faveur de la traduction et du multilinguisme des sciences et des savoirs arabes médiévaux s’oppose leur déficit des sciences et des savoirs modernes de langue arabe... musulmans juifs et chrétiens de nos jours. Ce dont Geneviève Dumas relève : «La réflexion proposée ici aborde la trajectoire des flux de savoirs autour de la Méditerranée au Moyen Âge. […] Le nombre d’individus impliqués dans le mouvement de traduction du grec à l’arabe à Bagdad entre les VIIIe et Xe siècles est significatif et on ne peut ici référer à toutes les écoles qui sont nombreuses. […] De Bagdad à Montpellier, les savoirs scientifiques ont parcouru des distances considérables (…), ont subi de nombreux remaniements, des traductions du grec au syriaque, du syriaque à l’arabe, de l’arabe au latin en passant par les langues vernaculaires, de l’arabe à l’hébreu, de l’hébreu au latin. Cette diffusion des connaissances autour de la Méditerranée a connu un moment privilégié entre les VIIIe et XIVe siècles, dans un phénomène d’appropriation des savoirs scientifiques antiques et leur assimilation en Orient et en Occident. » - «Flux immatériels et diffusion des idées scientifiques au Moyen Âge», www.journals.openedition.org , p.1.

 

     IV. Des volontés des Etats à l’autonomie progressive des sciences et des savants musulmans juifs et chrétiens de langue arabe... ou non par des collaborations internationales de l’époque médiévale à nos jours :

 

    Certes, concernant les volontés des Etats à l’autonomie progressive des sciences et des savants musulmans juifs et chrétiens de langue arabe ou non par des collaborations internationales de l’époque médiévale à nos jours, François Siino dénote à propos de la volonté des Etats face à la crise la crise des sciences et des savoirs des savants de langue arabe  musulmans, juifs et chrétiens, de l’époque médiévale à nos jours, en précisant : «Avec au premier rang […], la science coloniale se veut avant tout une « science utile ». Cette conception dominante […] se retrouvera, à peine transfigurée […], lorsque après la décolonisation, les gouvernants et les scientifiques des pays nouvellement indépendants exalteront d’une même voix — et avec le soutien des organisations onusiennes — « la science appliquée au service du développement ». […] Enfin, la crise des sciences et des savoirs modernes renvoie directement à la volonté des États — soumis aux politiques d'ajustement structurels des années 1980 — de se désengager de l'activité économique au profit du secteur privé. » - « Sciences, savoirs modernes et évolutions des modèles politiques », Ibid., Op.cit., pp. 9-28. De là, à noter :

 

    1. Le peu de prise sur réelles les systèmes d'éducation et sur les dispositifs scientifiques pré et postcoloniales des savants musulmans, des savants formés en Europe, juifs et chrétiens des pays de langue arabe... de l’époque médiévale à nos jours :

 

   Au sujet du peu de prise sur réelles les systèmes d'éducation et sur les dispositifs scientifiques pré et postcoloniales des savants formés en Europe, musulmans, juifs et chrétiens des pays de langue arabe de l’époque médiévale à nos jours, le même auteur François Siino remarque historiquement : « En premier lieu, des élites scientifiques et techniques « autochtones » formées avant la colonisation […], pendant celle-ci (…), ou après. Ces élites entendent participer à la modernisation du pays et servir la communauté nationale. Elles ont incorporé pendant leur formation — et lors de leurs séjours en Europe pour beaucoup — des valeurs universalistes, l'idée d'une science « émancipatrice […], ont relativement peu de prise sur les orientations réelles des systèmes d'éducation et sur les dispositifs scientifiques, […] à l'écart du champ politique […] — ainsi les « intellectuels musulmans » face au régime de « l'Ordre nouveau », [entre autres] en Indonésie (Raillon).» - «Sciences, savoirs modernes et évolutions des modèles politiques», Ibid., Op.cit., pp. 9-28.

 

    2. Des volontés des Etats d’aujourd’hui  à l’autonomie progressive des sciences et des savants musulmans juifs et chrétiens de langue arabe... ou non en collaborations internationales de l’époque médiévale à nos jours :

 

   Traitant des  volontés des Etats d’aujourd’hui à l’autonomie progressive des sciences et des savants musulmans juifs et chrétiens de langue arabe... ou non,  en collaborations internationales, de l’époque médiévale à nos jours, Jacques Gaillard propose : «En effet, dans presque tous les pays [de langue arabe ou non], les activités de recherche se mènent aujourd’hui de plus en plus dans un contexte de collaborations internationales, lesquelles participent à la création ou au renforcement de réseaux […], où circulent, souvent protégées, l’information scientifique et l’innovation. Cela explique pourquoi l’appartenance à des réseaux internationaux de recherche est […] un enjeu politique de développement économique […] de nombreux pays, dont le Maroc, soutiennent l’accès de leurs scientifiques à ces réseaux. […] L’internationalisation des activités scientifiques, à l’instar de la mobilité des scientifiques à travers le monde [v. les savants de langue arabe musulmans, juifs et chrétien de l’époque médiévale à nos jours], est aussi vieille que la science elle-même (Dedijer, 1968 ; Gaillard & Gaillard, 1999 ; Dubois et al., 2016). Elle se caractérise le plus souvent par des interactions entre deux ou plus de deux chercheurs travaillant dans plusieurs pays qui mutualisent leurs connaissances et leurs moyens dans le but d’atteindre des objectifs de recherche communs. » - Le Maroc et l’internalisation de la recherche dans le monde. », www.horizon.documentation.ird. , pp.11-13.

 

   Notre souhait est que ce modeste travail trouve écho et suite favorable et exhaustive, de par le monde contemporain et futur.

                                                                                                 L’auteur

 

 

 

I. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

EN ANDALOUSIE, LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

ANDALO -MAURESQUES DE LANGUE ARABE... :

810- 1486

 

1. Abbas ibn Firnas savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

    Né en 810  à Izn-Rand Onda, et mort en 887, à Cordoue, en Al-Andalus, en Espagne, originaire d’une lignée amazighe marocaine, Abou al-Qasim Abbas ibn Firnas ibn Wirdas al-Takurini, ou d'Abbas ibn Firnas, est un inventeur, médecin, chimiste, ingénieur, musicien et poète andalo-mauresque de langue arabe... Il a vécu sous l'Émirat des Omeyyades de Cordoue, et a été le premier savant, à avoir tenté de voler grâce à une armature de sa fabrication, dans monde.  Il est l’auteur de : Procédé pour couper le cristal de roche, etc. Il est le premier à :

 

·   En inventions :

 

      - A concevoir une horloge hydraulique, al-Maqata, le Clepsydre ;

 

      - A fabriquer du verre incolore, divers planisphères de verre des verres correcteurs ;

 

      - A concevoir une chaîne d'anneaux simulant les mouvements des planètes et des étoiles ;

 

      - A inventer un procédé pour couper le cristal de roche permettant à l'Espagne de cesser de l'exporter en Égypte pour le couper ;

 

·  En aviation :

 

      - A concevoir un moyen de voler,  pendant une dizaine de minutes, en présence d’une immense foule qu'il a invitée, à l’aide des ailes en bois recouvertes d'un habit de soie qu'il avait garni de plumes de rapaces qu’il a  confectionnées, et ce sur une distance considérable. Mais qui en voulant atterrir à son point de départ s’est endommagé les jambes et le dos. Car en imitant les oiseaux, il a ignoré que ceux-ci atterrissent sur leurs queues et a oublié s’en d’en avoir une.  On dit qu’Eilmer de Malmesbury a s’est inspiré de sa légende, en Angleterre (1000-1010).

 

www.aeronautique.ma , p.1.

 

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2. Albucasis al-Zahrawi savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

     Né en 940, à Madinat al-Zahra, et mort en 1013, à Cordoue, en Al-Andalus, en Espagne mauresque, originaire de la tribu arabe Al-Ansar de Médine, en Arabie. Abu Al-Qasim, ou Abu al-Qasim Khalaf ibn Abbās al-Zahrawi, latinisé Abulcasis ou Albucasis, et en France, Aboulcassis, est un savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Il est l’un des pères de la chirurgie moderne. Ses observations médicales portent sur des esclaves, des musulmans, des chrétiens et des juifs. Il devient médecin à la cour du calife Al-Hakam II, puis celui d'Almanzor, ou Al Mansour, vizir et chef militaire. Il est l’auteur de : Le Kitab al-Tasrif, Le Livre de la méthode [médicale pour celui qui ne peut écrire), traite en 30 volumes, en 1500 pages relatifs aux domaines de la médecine et de la chirurgie, qui selon Jean-Charles Sournia constitue le document chirurgical le plus complet écrit pendant le premier millénaire de notre ère, du Xe-XXIe siècle. En 1998, 42 copies manuscrites en arabe, 27 en latin, 1 en hébreu et 1 en provençal, conservées, dans les plus grandes bibliothèques occidentales et du monde musulman dont celle en provençal, à la bibliothèque de Montpellier, en France. Il est l’auteur de : Plan préétabli avant d’opérer le patient, etc. Il est le premier à : 

 

·  En chirurgie :

 

- A indiquer un plan préétabli avant d’opérer le patient, en séparant la chirurgie des autres des autres banches

médicales ;

 

      - A extraire les calculs par voie vaginale, à inciser la trachée, à arrêter une hémorragie en ligaturant les grandes artères et à suturer avec deux aiguilles et un fil ;

 

      - A faire l’ablation de la rotule avant Ralph Brooke, à se servir de la position «Trendelenburg» lors des opérations chirurgicales, avant un Allemand (1844-1924) ;

 

      - A se servir de la morsure des fourmis et son action antiseptique pour suturer des plaies intestinales, à faire le bilan de la neurochirurgie de son temps, à décrire la méthode d’excision des varices encore utilisée de nos jours et à pratiquer le morcellement des amygdales ;

 

·   En gynécologie :

               

      - A indiquer des instruments pour sortir le fœtus mort-né.

                              

·   En médecine dentaire :

 

      - A inventer des instruments sophistiqués pour nettoyer les dents et arracher les dents cariées ;         

     

      - A créer des prothèses dentaires avec des os de bœufs et à fabriquer le premier appareil dentaire.

 

www.pinterest.fr , p.1.

 

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3. Azarchel Al-Zarqali savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

Né en 1029, à Tolède, et mort en 1087, à Cordoue, Azarchel, ou Abu Ishaq Ibrahim ibn Yahya Al-Zarqali, ou Al-Zarqali, est un astronome et savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Il est connu sous le nom latinisé de : Azarquiel, en espagnol, Azarchel, en français et Arzachel en anglais.  Il est surnommé fait un surnom «Azraq», pour ses yeux bleus. Il devient apprenti forgeron, en se faisant distinguer par son habileté professionnelle à graver le métal. Il travaille alors à graver des astrolabes pour des astronomes arabes et juifs de Tolède et s'intéresse à l'astronomie. Il se rend célèbre pour ses apports à perfectionner l'astrolabe. Il fait la plupart de ses travaux à Tolède, mais s’enfuit à la prise de de la ville (1085) et se rend à Grenade, où il meurt. Il est l’auteur de : al-Safiha al-Zarqaliya, Traité de la azafea. Il est le premier :

 

·  En astronomie :

 

      - A mettre au point un nouveau type d'astrolabe, appelé «la planche Zarqalie», avec un traité intitulé al-Safiha al-Zarqaliya ou Traité de la azafea, instrument demeuré connu du nom «astrolabe de Zarqali » ou simplement « azafea » dont Regio Montanus publie un écrit sur son efficacité, au XVe siècle ;

 

      - A établir l'apogée du soleil par rapport aux étoiles, le fixant à 12.04 degrés par année, dont en réalité, la valeur est de 11.8 degrés ;

 

      - A dresser des tables sur le mouvement des planètes, connues sous le nom de Tables Tolédanes, basées sur les observations qu'il a effectuées, à Tolède en 1061-1080, tables d'une précision telle qu'elles lui permettent de prédire des éclipses ;

 

·  En géographie :

 

      - A corriger les données géographiques de Ptolémée et d'al-Khawarizmi en montrant que la longueur de la Méditerranée est de 42 degrés, et non 62 degrés, selon Ptolémée.

 

www.blogs.futura-sciences.com , p.1.

 

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4. Geber Hispalensis Jabir Ibn Aflah savant musulman andalo-mauresque de langue arabe...

 

Né en 1100, à Séville, en Al-Andalus, et mort en 1160, latinisé Geber Hispalensis, Jabir Ibn Aflah, est un mathématicien, astronome et savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Il est l’auteur de : Islah al-maǧisṭī, correction de l'Almageste, etc. Il est l’auteur de : Recueil d'Almagesto, etc. Il est le premier :

 

·  En astronomie :

      - A inventer le turquet, ou torquetum, un appareil de mesure astronomique, ou instrument proche du turquet de Francon de Pologne, en 1284, et du franciscain Bernard de Verdun, au XIIIe siècle ;

 

      - A réfuter le travail de Ptolémée, connu ensuite en Europe et à comparer sous forme de deux traductions à partir du grec, de la méthode de Ptolémée et celle de Jabir Ibn Aflah donnant des résultats différents pour le calcul de la position de Mercure ;

 

·  En mathématiques :

 

     - A fournir la plus grande partie du dit Regiomontanus, dans De triangulis omnimodis (1464) sur la trigonométrie sphérique, non mentionnées, à l’époque, mais reconnue ensuite par Jérôme Cardan, XVIe siècle ;

 

    - A composer un recueil de l'Almagesto, traduit depuis, en hebreu et en latin, par Gerardo da Cremona, y traitant de plusieurs questions de mathématiques astronomiques, consacrées en particulier à trigonométrie, dont son théorème encore connu, de nos jours, sous le nom le théorème Geber, remplaçant le théorème de Ménélas avec des calculs basés sur les plus appropriés en trigonométrie sphérique ;

 

     - A résoudre en trigonométrie des problèmes avec l'aide de l'ensemble corde, au lieu d'utiliser les fonctions trigonométriques en sinus et cosinus.

 

www.boowiki.info, p.1.

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5. Juda ben Saül ibn Tibbon savant juif andalo-

mauresque de langue arabe...

 

    Né en 1120, à Grenade, et mort en 1190, à Marseille, en France, Juda ben Saül ibn Tibbon, est un rabbin, médecin, philosophe traducteur et savant juif andalo-mauresque. Après la conquête almohade, il va s’établir à Lunel, en Provence, comme d’autres, à Fès, ou en Égypte (1150). Il est connu pour son travail de traduction de l'arabe en hébreu (1150). Il est l’auteur de : tzava'a, Des dernières volontés, etc. Il est le premier :

 

·  En traduction :

 

      - A écrire une préface du traducteur au Hovot HaLevavot, un petit traité sur l'art de la traduction, marquant ses réticences à traduire le livre, sa maîtrise insuffisante de l'hébreu et du caractère novateur de sa traduction, pionnière sinon première du genre ;

 

      - A critiquer le caractère imparfait des traductions de ses prédécesseurs du fait maîtrisent mal l'arabe ou l'hébreu, en passer leurs opinions au détriment de celles de l'auteur ;

 

      - A reconnaître que l'hébreu ne peut pas toujours rendre la richesse de l'original arabe, en joignant une introduction inévitable de néologismes, nouvelles formes verbales et rabbinismes dans son style ;

 

      - A affirmer qu'un traducteur devrait d'abord s'en tenir à une traduction littérale avant de la relire comme s'il s'agissait d'une production tout à fait originale, des erreurs glissées dans les manuscrits, sans se soucier du sens ou de l'absence de sens, que cela implique ;

 

·  En biographie :

 

      - A rédiger a biographie,  La tzava'a, Des dernières volontés, etc., avant  sa mort, adressée à son fils Samuel, lui-même père d'un fils, dans le style habituel, direct et accessible, considérée comme l'une des plus intéressantes de ce genre de littérature, donnant un aperçu sur sa personnalité et de sa relation avec ce dernier ;

 

      - A recommander à Samuel l'exercice de la calligraphie arabe car elle a permis à des Juifs dont Samuel HaNaggid d'avoir de hautes positions, parmi les Juifs arabophones écrivant l'arabe en caractères hébraïques ;

 

      - A exhorter la vie dans la moralité et à étudier la Torah, sans négliger les sciences profanes, y compris la médecine, à lire des ouvrages de grammaire le chabbat et lors des fêtes, jours chômés pour les Juifs, sans oublier la lecture des Mishle ; Livre des Proverbes, et Ben Mishle, poème de Samuel HaNaggid au style et contenu des Mishle ;

 

      - A conseiller à son fils de lire la parasha de la semaine en arabe chaque chabbat, pour s'initier à l'art de la traduction, d'écrire dans un style simple, élégant, en évitant la surcharge, l'emploi des termes étrangers, et les constructions de phrases affectées, en utilisant des mots ayant une sonorité harmonieuse et faciles à prononcer, d'avoir une belle écriture, d'écrire sur un parchemin de qualité avec une bonne encre ;

 

·  En médecine :

 

      - A enjoindre à son fils de suivre rigoureusement les lois hygiéno-diététiques, qui le préservent de la maladie, et préservent son prestige de médecin dans le grand public ;

 

·  En rhétorique et grammaire :

 

      - A mentionner deux travaux dans son testament, le Sod Tzahout Halashon, sur la rhétorique et la grammaire, et un commentaire sur le Livre des proverbes, et se souvenir de son explication d'Eshet Hayil. 

 

www.cosmovisions.com , p.1.

 

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6. Ahmad ibn Munim savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

     Né en 1150, à Dénia, en Al-Andalus, et mort en 1228, à Marrakech, Ahmad ibn Munim, ou Ahmad ibn Ibrahim ibn Ali ibn Munim al-Abdari est un mathématicien et savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Il vit et enseigne à Marrakech, vu comme un des meilleurs savants en géométrie et théorie des nombres. A trente ans, il fait des études de médecine, qu'il exerce ensuite avec succès, tout en continuant ses activités mathématiques. Il est l’auteur de : Fiqh al-hisab, La Science du calcul. Il est le premier à :

 

·  En géométrie :

 

      - A se spécialiser en géométrie et en théorie des nombre en son temps ;

 

·  En géométrie et calcul :

 

      - A écrire des traités sur les carrés magiques, la géométrie et la science du calcul ;

 

      - A consacrer un chapitre, dans son ouvrage Fiqh al-hisab, La Science du calcul, aux problèmes de la combinatoire, en établissant des formules et en dressant des tables pour les combinaisons, les permutations, les permutations avec répétitions, ainsi qu’au triangle dit de Pascal.

 

www.images.math.cnrs.fr , p.1.

 

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7. Ibn al-Baitar savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

     Né en 1197, à Malaga, et mort en 1248, à Damas, Abu Muhammad Ibn al-Baitarn, ou Abu Muhammad Abdallah Ibn Ahmad Ibn al-Baitar Dhiya al-Din al-Malaqi, est un médecin et savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Son père, vétérinaire, lui donne le goût des sciences naturelles. Il étudie auprès d’Abu al-Abbas al-Nabati, à Séville, où il commence à collecter de plantes. En 1220, il émigre en Orient, en passant par l’Afrique du Nord. Il réside en Anatolie et en Syrie(1224), et s’installe au Caire où il est nommé par le sultan botaniste en chef de l’Égypte. Il étudie les propriétés médicinales des plantes et fait de nombreux voyages de recherches avec ses élèves. Il est l’auteur de : Kitab al-Gami li-mufradat al-adwiya wa-l-agdiya, Livre des médicaments et des aliments simples, etc. Il est le premier à :

 

·  En connaissances pharmaceutiques :

 

      - A rassembler les connaissances pharmaceutiques de son temps, en un ouvrage : Kitab al-Gami li-mufradat al-adwiya wa-l-aġḏiya, Livre des médicaments et des aliments simples.

 

·  En pharmacopée :

 

      - A avoir produit une pharmacopée, classée par ordre alphabétique, en s'appuyant sur les œuvres de Dioscoride, Galien, Al-Razi et Avicenne, conjointement à ses propres observations et corrections, répertoriées avec leur mode d’usage de près de 1 400 substances du monde végétal, animal et minéral, qui sera utilisé et traduit pendant tout le Moyen Âge.

 

www.link.springer.com , p.1.

 

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8. Al-Qalasadi savant musulman andalo-

mauresque de langue arabe...

 

     Né en 1412, à Basta, actuelle Baza, près de Grenade, en Andalousie, et mort en 1486, à Béja, en Tunisie, Al-Qalasadi, ou Abu al-Hasan ibn. 'Ali ibn Muhammad Al-Qalasadi, est un mathématicien et savant musulman andalo-mauresque de langue arabe. Il est l’auteur de : Talkhis amal al-hisab, Résumé d'opérations arithmétiques, etc. Il est le premier à :

 

·  En mathématiques :

 

      - A user de lettres pour désigner la racine carrée, l'égalité ou encore l'inconnue dans une équation, comme les algébristes modernes, en utilisant la première lettre du mot arabe chay (chose) en notant l'inconnue x, 12x s'écrivant 12 « ch », cela sera reprise par Adam Ries par cosa, en italien et notée R, du latin res, le carré de l'inconnue étant symbolisé par un « m », première lettre du mot arabe mourabbaa, signifiant « carré »,  « M » signifie donc 6x², la racine carrée symbolisée par « j », première lettre du mot arabe jêdr signifiant « racine » ,  la racine de 7, s'écrit alors: 7 « j »,  l'égalité étant symbolisée par la lettre « L », une égalité comme la racine de 9 = 3, s'écrit alors, de droite à gauche : 3 « l » √ de 9 ;

 

      -A écrire plusieurs livres sur l'arithmétique et un sur l'algèbre, dont quelques-uns sont des commentaires sur le Talkhis amal al-hisab, Résumé d'opérations arithmétiques, d'Ibn al-Banna, mathématicien marocain mort un siècle plus tôt,  un traité, Al-Tabsira fi'lm al-hisab, Éclaircissement de la science de l'arithmétique,  sa version simplifiée, le Dévoilement de la science de l'arithmétique, et une version, le Dévoilement des secrets à usage des lettres ;

 

·  En pédagogies mathématiques :

 

      -A introduire dans son Kashf al-asrar can cilm huruf al-ghubar, un condensé pour les chercheurs et comme aide-mémoire pour les initiées, devenus par la suite, objet principal d’apprentissage aux dépens des ouvrages fondamentaux, condensés dont l’abus dénoncé par Ibn Khaldun, les considérant comme préjudiciables à une pédagogie de l’apprentissage réel.

 

www.theses.fr, p.1.

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I bis. DE NOS JOURS :

EN EUROPE LES SAVANTS POST-ANDALO-EUROPÉENS

 ORIENTALISTES DE LANGUE ARABE...

1850-1962

 

1. Ignác Goldziher savant juif hongrois post-andalo-européen orientaliste de langue arabe...

 

      Né en 1850, au sud-ouest de Budapest, en Hongrie, et mort en 1921, à Budapest, d'une famille juive pieuse, Ignác Goldziher, ou Ignác Isaac Yehouda Goldziher, est un orientaliste, islamologue et philologue et savant juif post-andalo-européen de langue arabe... Il est considéré comme l’un des pères de l'orientalisme scientifique européen. Il suit les cours d’un cursus studiorum classique des études juives, la lecture de la Bible, cinq ans et du Talmud à huit ans. A douze ans, il lit le Kuzari de Jéhuda Halévi et à treize ans le Guide des Egarés de Maïmonide en apprenant l'allemand. Par ailleurs, il suit des études secondaires chez les Cisterciens, puis va étudier à Budapest au Lycée Protestant. Bachelier, il va à l'Université pour faire des études de persan et de turc auprès d’Armin Vambéry (1832-1913), puis à Berlin, étudier l'hébreu, le turc, le persan et l'arabe. A Leipzig où il obtient son doctorat, sous la direction d’Heinrich Leberecht Fleischer (1801-1888). Le Ministre de l'Éducation hongrois, le baron József Eötvös, le fait nommer privat-dozent à l'université de Budapest (1872). A Vienne et à Leyde il étudie les collections de manuscrits arabes et avec une bourse de l'état hongrois, il voyage, en Syrie, en Palestine et au Caire (1873-1874). Il est l’auteur de : Le Dogme et la Loi de l'Islam (1920), Sur l'islam : Origines de la théologie musulmane (2003). Il est le premier :

 

·  En théologie islamique :

 

      - A montrer le processus de formation des hadiths, récits racontant les faits et gestes du prophète Mohamed, étant normatifs à l’égal du Coran ;

 

      - A avoir pour idéal d’élever le judaïsme à un même niveau de rationalité que l’Islam ;

 

      - A jouer un rôle remarquable dans l’évolution de l’islamologie et l’historique des nombre de transferts et contre-transferts ;

 

      - A accéder à l’Université islamique d’El Azhar pendant quatre mois et vivre une véritable « conversion » islamique ;

 

·  En philologie sociologique :

 

      - A traiter la question du sémitisme et à suivre la lente émergence d’une philologie sociologique au croisement de la psychologie des peuples, de la mythologie comparée et de la philologie sémitique avec un matériau arabe lu juif ;

 

      - A élargir la capacité de la philologie, au sens le plus linguistique du terme, à constituer les fondements d’une science des civilisations ou des cultures intégrant les représentations collectives en partage avec les philosophies de l’histoire, les sciences sociales naissantes, la psychologie ;

 

·  En mythologie hébraïque :

 

      - A entreprendre cette la reconstitution de la mythologie hébraïque en réponse à l’Histoire générale et système comparé des langues sémitiques de Renan, à contrer son affirmation des Sémites n’ayant jamais de mythologie », car le désert étant par nature monothéiste ;

 

·  En orientalisme européen :

 

      - A aborder la question sémitique de la philologie orientale regroupant un certain nombre, de figures centrales connues, Müller, Renan, ou moins connues, Bunsen, Eckstein, et d’institutions, Le Journal asiatique et le Prix Volney, incarnant les transferts culturels fondateurs de l’orientalisme européen.

 

www.journals.openedition.org, p.1.

 

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2. Louis Massignon savant chrétien français post-andalo-

européens orientaliste de langue arabe...

 

       Né en 1883, à Nogent-sur-Marne, en France, et mort en 1962, à Paris, Louis Massignon est un professeur universitaire, islamologue, orientaliste et savant chrétien français de langue arabe... À Paris, il fait ses études au lycée Montaigne. En 1896, au lycée Louis-le-Grand et se lie d’amitié avec le futur sinologue Henri Maspero, fils de l’égyptologue Gaston Maspero. Ils s’éprennent de sciences, botanique, linguistique, ethnologie et expéditions coloniales. Il enseigne au Collège de France (1926-1954). Après la licence ès lettres, il fait son diplôme d'études supérieures d’histoire et de géographie sur le voyageur et géographe musulman du XVIe siècle Hassan al-Wazzan, Léon l'Africain (1902).  En 1901, il voyage à Alger Tanger et Fès (1904).  Il se jure d’apprendre l’arabe. En 1906, il est diplômé d’arabe littéraire et vulgaire à l’École des langues orientales vivantes et nommé à l’Institut français d’Archéologie Orientale au Caire et découvre le saint musulman Mansur al-Hallaj. En 1907, il est envoyé en mission archéologique, en Mésopotamie, et s’installe à Bagdad. Hospitalisé, il vit une expérience mystique, et son retour à Dieu et au christianisme. Cette conversion au contact de l’islam s’inscrit dans le un renouveau catholique. Après-guerre, le général de Gaulle l’envoie en mission, d’Égypte jusqu’en Inde pour rétablir les relations culturelles de la France en Orient. Il est le fondateur de l’islamologie française, en contribuant à une meilleure connaissance académique de l’islam, appelant spirituellement à la réconciliation des religions abrahamiques, par un dialogue. Il est l’auteur de : la Revue des études islamiques (1927), etc. Il est le premier :

 

·  En islamologie française :

 

      - A bâtir islamologie française, par un dépassement de l’orientalisme vers l’islamologie, après avoir fait entrer l’étude du soufisme dans le champ académique, en participant aux grands congrès orientalistes (1905). 

 

     - A devenir le suppléant titulaire de la chaire de sociologie et sociographie musulmanes au Collège de France

(1914-1919) ;

 

      - A faire de L’islamologue la Revue du monde musulman, avant de fonder l’Annuaire du monde musulman et la Revue des études islamiques (1927), d’une ampleur internationale et devenir membre de l’Académie des sciences d’URSS, de la Royal Asiatic Society à Londres et de l’Académie de langue arabe du Caire ;

 

      - A être En 1932, directeur d’études à l'École pratique des hautes études (EPHE) succédant à Maurice Gaudefroy-Demombynes à la chaire d’Islamisme et religions de l’Arabie, en enseignant aussi à l’École Libre des Sciences Politiques, futur Sciences Po, à Paris et président du jury d’agrégation d’arabe (1946), membre de nombre d’académies dans le monde, dont les académies royales d’Afghanistan, de Belgique, du Danemark, d’Espagne, de Hollande, d’Iran, de Suède, l’American Oriental Society aux États-Unis, etc. 

 

·  En mystique politique :

 

      - A être l’un des pères de l’abrahamisme, ayant pour but de réconcilier les religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam, vénérant en Abraham, le père des croyants au sein d’une géographie politique spirituelle ;

 

      - A prôner aussi la nécessité du respect mutuel entre croyants. Ses vues vont avoir une influence officieuse dans la déclaration du concile Vatican II, les églises non chrétiennes, l’islam ;

 

      - A agir sur la question de la colonisation française, sollicitée par le Quai d’Orsay, jouant un rôle d’expertise sur la “question d’Orient” et les affaires “musulmanes” des colonies et protectorats français ;

 

·  En géographie spirituelle :

 

      - A constater, après la Seconde Guerre mondiale, les excès du colonialisme, et devenant favorable à l’émancipation des peuples colonisés, en suivant de près la situation marocaine de la destitution du sultan, en août 1953, en participant activement à son retour au trône (1955), en recevant, dès mars 1953, une lettre futur roi Mohammed V lui disant : « À l’ami de notre Majesté, Mr le Professeur Massignon, qui a su s’imprégner, mieux que quiconque, de l’âme musulmane et de la culture arabe, et prouver que islam et chrétienté peuvent s’unir pour le bien de toute l’humanité. Mohammed ben Youssef, Émir des croyants ».

 

www.books.openedition.org , p.1.

 

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II. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

EN ÉGYPTE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

ÉGYPTIENS DE LANGUE ARABE...

830-1231

 

1. Abu Kamil savant musulman

égyptien de langue arabe...

 

Né en 830, et mort en 930, Égypte est un algébriste et savant musulman égyptien, Abu Kamil, ou Abu Kamil Shuja ibn Aslam ibn Muhammad al-Hasib al-Misri, est un calculateur, ingénieur de constructions navales et savant musulman égyptien de langue arabe... Il succède par sa renommée, à Al Khwarizmi (780-850), est un, en Egypte, sous le règne d’Ahmad ibn Tulun (868-905). Il est considéré par Fibonacci, ou Leonard de Pise, comme le meilleur algébriste arabe dont il emprunte certains résultats. Il est l’auteur de : al jabr, Algèbre, Kitab al-tara’if fi’l-hisab, Choses rares en calcul, Kitāb al-mukhammas wa’al-mu‘ashshar, Pentagone et décagone, kitab al-ṭair, Livre des oiseaux, Kitāb al-misāḥa wa al-handasa, Mesure et géométrie, etc. Il est le premier à :

 

·  En algèbre :

 

      - A proposer la transposition, al jabr de la réduction, al muqâbalah, problèmes du premier et second degré sur les radicaux, racines carrées dont la découverte remonte aux Pythagoriciens ;

 

      - A Kamil exposer, par des considérations géométriques à la manière d'Euclide, la résolution complète de l'équation du second degré de la forme x2 + p = qx, lorsque les solutions sont positives en discutant selon (q/2)2 > p ou non.

 

      - A étudier le discriminant de l'équation, dans des problèmes à vocation commerciale, et à résoudre des systèmes en nombres entiers.

 

www.pinterest.com, p.1.

 

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2. Ahmad ibn Yusuf savant musulman

égyptien de langue arabe...

               

Né en 835, à Bagdad, et mort en 912, au Caire, en Egypte, Ahmad ibn Yusuf, dit l’égyptien, ou Ahmad ibn Yusuf ibn Ibrahim ibn Tammam al-Siddiq al-Baghdadi, ou Abu Ja'far Ahmad ibn Yusuf et de Ahmad ibn Yusuf al-Misri est un mathématicien et savant musulman égyptien de langue arabe... Fils du mathématicien Yusuf ibn Ibrahim Ahmad ibn Yusuf, il n'y grandit pas et va à Damas (839), puis au Caire, dit « l'égyptien ». Il vit   au sein d'un milieu scientifique, car son père travaille sur les mathématiques, l'astronomie et la médecine, en élaborant des tables astronomiques, membre d'un cercle de savants, au temps où l’Égypte, prend sa relative indépendance du calife Abbasside. . Il est l’auteur d’ : Un ouvrage sur les ratios et les proportions, etc. Il est le premier :

 

·  En mathématiques :

 

      - A rédiger un ouvrage sur les ratios et les proportions sous la forme d'un commentaire des Éléments d'Euclide, traduit par en latin par Gérard de Crémone ;

 

      - A influencer les mathématiciens européens, dont Fibonacci, par son livre Des arcs similaires, en commentant le Centiloquium de Ptolémée, qui n’est autre que lui-même selon, Richard Lemay ;

 

·  En inventant des techniques liées aux taxes :

 

      - A écrire un livre sur l'astrolabe, en inventant des techniques pour résoudre des difficultés liées aux taxes, exposées de nos jours dans le Liber Abaci de Fibonacci.

 

www.mathshistory.st, p.1.

 

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3. Al-Baghdadi savant musulman

égyptien de langue arabe...

 

     Né en 1162 à Bagdad, et mort en 1231, à Bagdad, al-Baghdadi, Abd al-Latif al-Baghdadi, ou Muwaffak al-Din Abu Muhammad ben Yusuf Abd al-Latif al-Baghdadi, est un médecin, historien et égyptologue et savant musulman égyptien de langue arabe... Il enseigne, des années, la philosophie et la médecine au Caire, à Damas, et fait brièvement à Alep. Il a voyagé lors de ses vieux jours en l'Arménie et de l'Asie Mineure. C'est à la suite le pèlerinage, à la Mecque. Il est l’auteur de : Kitab fi ʿilm ma baʿd al-ṭabiʿa, Livre en Science et en la Métaphysique, trad. par Cecilia Martini Bonadeo (2013), etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

 - A écrire de nombreuses œuvres en médecine ;

 

 - A être l'un des premiers à réaliser une autopsie post mortem, et découvrir que l'affirmation du médecin grec Claude Galien est erronée concernant la formation de la mandibule et du sacrum ;

 

·  En égyptologie :

 

      - A décrire l’Egypte et rédiger l'un des premiers ouvrages égyptologiques et la crue du Nil ;

 

      - A écrire des descriptions détaillées des monuments égyptiens antiques, reléguant la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie au calife Omar qui en aurait donné l'ordre à son chef militaire Amr Ibn al-As.

 

www.islamicencyclopedia.org, p.1.

 

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II bis. DE NOS JOURS :

EN ÉGYPTE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

ÉGYPTIENS DE LANGUE ARABE...

1933-2016

 

1. Zaghloul Ennajar savant musulman

égyptien de langue arabe...

       Né en 1933, à Gharbeya, en, Zaghloul Ennajar, un géologue égyptien, philosophie des sciences et savant musulman de langue arabe... Il est professeur à l’Université du pays de Galles, à l’Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines, et la cairo University, directeur d’un institut de géologie à Londres, Il a quitté sa carrière universitaire pour devenir président du Comité des notions scientifiques du Coran, Conseil suprême des affaires islamiques, Le Caire, Égypte. Il a pour thème principal de ses recherches la science dans le Coran. Il est l’auteur de : Les miracles scientifiques du Coran, etc. Il est le premier :

 

·  En sciences dans le Coran :

 

      - A exposer les miracles scientifiques du Coran, en postulant qu’il n’existe pas une seule découverte scientifique qui n’ait pas de trace dans le Coran ;

 

      - A faire, quatorze siècles, du Coran un livre de physique, de chimie, de biologie, de géologie, d’astronomie, de médecine, au nom d’al ijaz al ilmi, les miracles scientifiques, l’adaptation musulmane du concordisme chrétien, une exégèse religieuse tendant à faire concorder les textes de la Bible et les connaissances scientifiques du Coran, depuis des décennies ;

 

·  En découvertes scientifiques dans le Coran :

 

      - A  affirmer comme tant d’autres que le Coran a parlé des trous noirs qui ne seront découverts qu’au 20e siècle, ayant pour preuve la sourate d’Attakwir : « Je jure par les astres qui disparaissent, courent et nettoient ! Par la nuit quand elle survient ! Et par l’aube quand elle exhale son souffle ! Ceci [le Coran] est la parole d’un noble Messager» ;

 

        - A annoncer selon le Coran, l’existence de sept terres et sept cieux composant le monde. « Chose établie scientifiquement », lance le géologue sans davantage de précisions, qui selon le professeur Mansour Hassab Al-Nabî, ancien président du département de physique à l’université ‘Ayn Shams University, en Egypte a déclaré : Il existe six terres autres que la nôtre et chaque terre a son ciel qui la surplombe, fait affirmé, selon lui, par la parole du Prophète : " Ô Allah ! Seigneur des sept cieux et de ce qu’ils recouvrent et Seigneur des terres et de ce qu’elles supportent… ", ou encore dans le Coran : " Allah est celui qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux son commandement descend, afin que vous sachiez qu’Allah est en vérité Omnipotent et qu’Allah a embrassé toute chose de Son Savoir. " (Coran 65/12.), ou dans ce verset : " Parmi ses signes il y a la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu’Il y a disséminés. Il a en outre le pouvoir de les réunir quand Il voudra. " (Coran 42/29.)

    

          - A tirer d’un verset du Coran de la sourate de la Résurrection, que l’Occident n’a découvert les étapes de formation de l’embryon qu’au XIXe siècle.,  L’humanité considérait que l’embryon était créé par l’homme ou par la femme, ou à partir de menstruations, il faut pourtant un ovule pour faire un embryon, ovule que le Coran n’évoque pas, mais cela ne semble pas perturber le biologiste ;

 

·  En signes cosmiques dans le Coran :

 

          - A traiter des signes cosmiques dans le Saint Coran et leurs significations et à constater suivant l’astrophysicien Hubble que chacun des millions d’éléments constituant les galaxies,- excepté celle d’Andromède et quelques autres-, s’éloignent continuellement l’un de l’autre à des vitesses colossales à la vitesse de la lumière, en déduisant que l’univers est en dilatation de volume ou en expansion continue,  que le Coran a devancé la science en cela, car Allah dit : " Et le ciel, Nous l’avons construit par Notre Puissance et Nous l’étendons, constamment dans l’immensité. " (Coran 51/47.)

 

          - A expliquer selon d’autres chercheurs que l’expansion aura une fin parce que l’énergie qui la génère régresse et que la température extrême est en diminution progressive, au départ à des billions de degrés centigrades pour atteindre aujourd’hui environ 3 K , Kelvin,  aux confins de l’univers, qui sera alors de nouveau réuni,  stade du phénomène du "big bang", de l’immense explosion dont l’opposé est celui du "big crunch", la terrible contraction, et la "contraction" ramènera l’univers à son état premier, à une dimension suffisamment compacte, et qui se trouvera dans un état instable qui explosera et se transformera en un nuage de fumée de particules, et de cette fumée, une terre autre que la terre sera créée, et des cieux autres également, ce dont  Le Coran tranche clairement en disant : " Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l’eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ? " (Coran 21/30.), certitude du phénomène de l’éclatement primordial, la théorie du "big bang"), en disant : "[Et rappelle] le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. Tout comme Nous avons commencé la première Création ainsi Nous la répéterons. C’est une promesse qui Nous incombe et Nous l’accomplirons. " (Coran 14/48.)

  

·  En signes cosmiques dans le Coran :

 

          - A évoquer dans les domaines de la botanique, de la géologie et de la création de l’animal, de l’homme et l’Univers, en éclairant à ce sujet, dans la Sunna, que « Le Prophète a prescrit l’urine de chameau pour quelqu’un qui avait mal au ventre et il fut guéri», d’où une des plus grandes firmes pharmaceutiques, la société Sorano, a mis en route des recherches d’après un hadîth du Prophète, pour élaborer un médicament à partir de l’urine pour soulager les femmes qui souffrent de complications de la grossesse ou de stérilité, pratique effective jusqu’à nos jours, parce qu’elle contient beaucoup de composants chimiques dotés d’une valeur active efficace dans le traitement de nombreuses maladies ;

 

www.editionsjsf.com, p.1.

 

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2. Ahmed al-Qadi savant musulman

égypto-américain de langue...

 

       Né en 1940, en Egypte, et mort en 2009, aux USA, Ahmed al-Qadi, est un médecin chirurgien cardio-thoracique et vasculaire et savant musulman égypto-américain de langue arabe... Il était un pionnier d’introduction de la médecine islamique en Amérique du Nord au sein de L’Islamic Circle of North America and the Institute of Islamic Medicine for Education and Researc. Il voyage plusieurs fois en Afrique du Sud pour aide à l’établissement de L’Islamic Medical Association of South Africa (1979).Il rêvait d’avoir un hôpital islamique. Il et l’auteur de : La Médecine prophétique, etc. Il est le premier :

 

·  En médecine immunitaire :

 

      - A focaliser ses recherches sur le système immunitaire et sur « la gaine de nigelle » qui devait forcément agir positivement sur un élément de l'organisme humain en interaction avec tous les maux, dont cet élément en interaction est le systeme immunitaire ;

 

·  En médecine expérimentale :

 

      - A prendre un échantillon de vingt patients, en administrant régulièrement pendant quelques jours à certains d'entre eux de « la gaine de nigelle », en constatant qu'en quelques jours, le système immunitaire des gens traités à la graine de nigelle s'était visiblement amélioré ;

 

      - A prendre deux cellules du système immunitaire dans le sang, l'une chargée de renforcer le système immunitaire, l’autre de neutraliser les maladies et les microbes, en constat en que la première cellule s'était améliorés de 72%, la seconde de 73%, en tant que résultat l’effet brut de la graine de nigelle ;

 

·  En médecine nutritive :

 

      - A estimer dans un verset du Coran faisant état des vertus du « miel d’abeilles », souhaitant d'essayer de faire converger le pouvoir guérissant de la médecine coranique et du miel ; 

 

      - A essayer de faire de la médecine prophétique, concernant la graine de nigelle, une préparation composée de miel et de graine de nigelle, en y rajoutant de l'ail dont les vertus sont établies, qu'il administre à des patients atteints de cancer, en obtenant de résultat stupéfiants ;

      - A relever que le système défensif de la première cellule s'était amélioré de 200% et celui de la seconde de 300% en en déduisant le rôle primordial que pourrait avoir cette graine sur  le traitement du cancer, du SIDA, et sur toute autre maladie ayant pour cause une défaillance dans le système immunitaire ;

 

      - A être primé pour les résultats de ces expériences homologués par l'Institut américain des sciences biologiques expérimentales et transmis aux différentes agences de presses mondiales ;

 

·  En une synthèse de la médecine moderne et ancienne :

 

      - A faire une synthèse de la médecine moderne et ancienne, d’après les études de : Dr. al-Qadi, Dr. Hassan Shamsi Pasha, Cheikh al-Zandani, Dr. Peter Schleicher, Dr. Muhammad Dakhakhnî, et Hans Wagner, d’une part et d’autre part des ouvrages d’Ibn Sina, Avicenne, d’Ibn Baytar, de Dawud al-Antaki, Ibn al-Qayyim al-Jawziyya, dans le livre de la guérison de l'âme, l’huile de cumin noir est mentionnée comme remède naturel à son rayon d’action varié ;

 

      - A observer qu’une étude à l’université « Kings College », à Londres et publiée (1997), a montré que l’huile de la graine noire, ou graine de nigelle, se compose de deux types d’huile : l’huile volatile qui contient son principe actif, appelé le « Thymoquinone » à raison de 0,45% et l’huile grasse, à raison de 33%, a confirmé que cette huile volatile est efficace dans la diminution des inflammations articulaires, et prouvé la capacité de la graine noire à empêcher la prolifération des microbes ;

 

      - A signaler les vertus de la graine noire, ou graine de nigelle, dans le traitement de l’asthme et de l’inflammation des bronches, et montrer que l’essence de la graine noire a pu empêcher la prolifération de certains cancers, comme le cancer du sein, le cancer de la prostate et le cancer des cellules de la peau, ainsi que Qu’elle augmente la capacité des macrophages à absorber certains parasites appelés « parasites des leucocytes polynucléaires.

 

www.sawdacola.com, p.1.

 

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3. Ahmed Hassan Zewail savant musulman

égyptien de langue arabe...

     Né en 1946, à Damanhur, en Egypte, et mort en 2016, à Pasadena, à Los Angeles, aux USA, prix Nobel de chimie (1999), Ahmed Hassan Zewail, est un chimiste, universitaire égyptien et savant musulman égyptien de langue arabe... Il étudie la chimie à l'université d'Alexandrie, où il obtient une licence, puis un master en spectroscopie. Il poursuit ses études et fait un doctorat à l'université de Pennsylvanie (1973). Il est chercheur post-doctoral, à Berkeley, puis nommé en professeur de chimie et de physique au California Institute of Technology, CalTech (1976). A la chaire de Linus Pauling, il dirige le laboratoire des sciences moléculaires et le Centre de recherche multidisciplinaire fondé à CalTech par la Fondation nationale pour la science, NSF, sur l'étude des processus moléculaires fondamentaux intervenant dans les systèmes moléculaires complexe (1990). Il est l’auteur de : L’étude des réactions chimiques réalisée grâce à des flashs lasers, etc. Il et le premier :

 

·  En chimie :

 

      - A avoir montré comment l’étude des réactions chimiques pouvait être réalisée grâce à des flashs lasers extrêmement brefs, picosecondes puis femtosecondes, par un laser décrit comme l'appareil photo le plus rapide du monde ;

 

       - A réussir à montrer comment les liaisons chimiques à l'échelle de quelques femtosecondes, soit un millionième de milliardième de seconde, d’un appareil mis au point permet de voir les mouvements des électrons formant les liaisons chimiques, ce qui ouvre la possibilité de comprendre leur comportement et potentiellement de contrôler le résultat de leurs réactions (1986) ;

 

      - A développer un principe qui consiste à soumettre un milieu chimique à deux flashs successifs : le premier génère la réaction, le second permet d’analyser par spectroscopie les composés chimiques ;

 

·  En biochimiques et pharmacologie :

 

      - A ouvrir, par ses découvertes, de nouvelles perspectives en chimie, en biologie et en pharmacologie pour la mise au point de réactions chimiques et biochimiques plus performantes et plus sélectives, avec les conséquences que cela implique tant pour la synthèse chimique que pour la santé humaine ;

 

·  En nanosecondes du couplage électronique :

 

      - A consacrer ses recherches ensuite à l'étude des échelles femto à nanosecondes du couplage électronique et à la dynamique atomique et moléculaire au cours des actes chimiques élémentaires qui sont mis en jeu lors de plusieurs réactions fondamentales en chimie et en biologie, ou qui contrôlent la communication électronique à longue distance, dans les supramolécules chimiques et biologiques comme l'AD ;

 

      - A travailler, aux États-Unis, et devenir lauréat du prix Nobel de chimie, en 1999, pour ses études des états de transition d'une réaction chimique à l'aide de la spectroscopie à la femtoseconde, et être professeur invité dans plusieurs universités d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie et du Proche-Orient, professeur émérite à l'université des Nations unies, membre de l'Académie nationale des sciences, de la Société américaine de philosophie, de l'Académie pontificale des sciences, de l'Academia Europaea et de l'Académie arabe des sciences, technologies et transport maritime,  associé étranger de la Royal Society (1998), de la British Academy, de l’Académie des sciences de Russie, de l'Académie de la Malaisie.

 

www.lemonde.fr , p.1.

 

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4. Ahmed Zayed savant musulman

 égyptien de langue arabe...

 

       Né en 1948, au Caire, en Egypte, Ahmed Zayed, est un professeur de sociologie politique et savant musulman égyptien de langue arabe... Il est le doyen de la Faculté des Lettres, à Université du Caire. Il est l’auteur de : Les contradictions de la modernité en Egypte, en arabe (2005), Le Retour Au Temps Des Pharaons : Tout a commencé ici (2018), etc. il et le premier à :

 

·  En mondialisation et modernité :

 

         - A mettre en lumière, la relation dialectique entre deux des mécanismes de la «mondialisation, sa relation dialectique entre les deux des mécanismes de la «mondialisation e la modernité», entre complémentarité et désintégration, en dévoilant les contradictions et les conflits internes engendrés par cette mondialisation, en maintenant les sociétés périphériques, en situation d‘usure permanente ;

 

         - A remarquer que la Macdonaldisation, est un modèle américain de«fast food», de par sa qualité, son mode de représentation, d‘achat et d‘emballage, visant à ériger un modèle pour l‘entreprise commerciale, fondé sur la rationalité, la prévision, le contrôle, et l‘élargissement de l’abîme entre le vendeur et l‘acheteur, rendant la relation eux, démunie de ce qui est personnel et sentimental ;

 

         - A voir que ce mode de mondialisation à l’américaine une tentative d‘enfermer les autres sociétés dans la cage de fer des relations capitalistes, et d‘arracher aux sociétés non capitalistes tout ce qu‘elles ont de subjectif, sentimental, d‘émotionnel, et d‘affectif ;

 

         - A envisager l‘impact de la modernité sur la  société  égyptienne  et ses conséquences positives et négatives sur la société et le peuple égyptiens, en mettant l‘accent sur les contradictions de  cette  modernité,  importée  dans  une  société  traditionnelle,  aux particularités socio-culturelles bien déterminées, en tentant de définir et la façon dont la modernité s‘installe dans cette société, selon un processus très compliqué et diversifié ;

 

         - A voir que la modernité dans les pays arabes n‘est pas issue d’un processus ordinaire interne comme dans les sociétés occidentales, dû à une évolution politique et sociale, accompagnée de courants philosophiques et culturels favorables, en tant que projet de civilisation occidentale, non lors du passage de cette dernière, d‘une société ancienne à une société moderne, par des changements radicaux de la pensée et de la philosophie, des modes de  raisonnement,  de  production  des  rapports  sociaux,  de  la  structure  de  la culture, des rapports de l‘individu à l‘Etat ;

 

·  En mondialisation et sociétés périphériques :

 

         - A inviter dans la recherche sur les dimensions sociales des Droits de l'Homme à explorer l'émergence de l'idée de la vérité permettant aux communautés de coexister, de créer des passerelles entre elles et de vivre ensemble ;

 

         - A rappeler que nombre de sociétés anciennes ont vécu de nombre de figures de conflit et de combat, vu que de nombreux philosophes ont décrit l'état de la nature première de l'homme comme un énorme et vaste conflit, tel Thomas Hobbes, expliquant dans livre « Léviathan », que la nature humaine étant fondée sur la rareté et la peur, poussant les gens à la ruine et au conflit et entraînant les sociétés vers une situation de "la guerre de tous contre tous", situation dans laquelle le Droit est usurpé, mais que le succès d’une telle guerre se fonde sur la capacité de voler le Droit.

 

         - A constater le phénomène des sociétés arabes réceptrices de la modernité, sujettes à des bouleversements dans leur mode de vie, leurs valeurs traditionnelles, leurs relations traditions familiales, religieuses ou morales, voire leur le système politique, en déstabilisant la culture nationale et la structure sociale, par l‘acculturation des conflits religieux, l‘excès de modernité occidentale et l’excès de fondamentalisme, aussi bien que les rapports de l‘Etat au peuple.

 

www.google.com, p.1.

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III. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

EN PERSE-IRAN LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

PERSANS DE LANGUE ARABE...

721-1274

 

1. Geber Jabir ibn Hayyan savant musulman

persan de langue arabe...

 

     Né en 721, à Tous, en Perse, Iran actuel, et mort en 815, à Koufa, en Irak, latinisé Geber, Abu Musa Jabir ibn Hayyan, ou latinisé Geber, est un polymathe, chimiste, alchimiste, astronome, astrologue, ingénieur, géographe, philosophe, physicien, pharmacien, médecin et savant musulman persan de langue arabe... A la prise du pouvoir par les Abbassides, il entame sa carrière de médecin, sous le patronage d'un vizir, perse Barmécides, mais leur chute, en 803, il meurt en prison. Il est considéré comme le père e la chimie, ayant anticipé la fission nucléaire, le pouvoir destructeur de la scission d'un atome. Il est l’auteur de : Kitâb al-khawas al-kabir, Grand livre des propriétés, etc. Il est le premier :

 

·  En chimie :

 

      - A réutiliser par un moine franciscain d'Assise, Paul de Tarente, appelé Pseudo-Geber, pour publier des écrits d'alchimie et de métallurgie ;

 

      - A écrire des traités concernant l'alchimie, fondés sur ses observations expérimentales, donnant une systématisation des procédés chimiques fondamentaux des alchimistes, comme la cristallisation, la distillation, la calcination, la sublimation et l'évaporation, un grand pas en avant de la chimie, d’art occulte en discipline scientifique, devinant  que des quantités finies de différentes substances sont mises en œuvre au cours des réactions chimiques, devançant ainsi de presque un millénaire les principes de la chimie moderne et la loi des proportions définies découverte par Joseph Louis Proust en 1794 ;

 

      - A inventer et le développer plusieurs équipements de laboratoire de nos jours encore en usage, en suivant des alchimistes gréco-égyptiens, tel Zosime de Panopolis, utilisant l'alambic, pour faire des distillations de plus sûres et plus efficace, des sels en présence d'acide sulfurique, découvrant l'acide chlorhydrique à partir de chlorure de sodium et l'acide nitrique à partir de salpêtre ;

 

      - A procéder à l'extraction et la purification de l'or, invention fait le bonheur et le désespoir des alchimistes du millénaire et à découvrir l'acide tartrique, à partir de résidus de vinification ;

 

      - A améliorer de nombreux procédés de fabrication de l'acier et de divers métaux, de prévention de la rouille, de dorure, de teinture des vêtements, de tannage du cuir, d'analyse de pigments, en développant l'utilisation du dioxyde de manganèse, MnO2, dans la fabrication du verre pour prévenir les teintes vertes produites par le fer, procédé encore employé de nos jours, tout en remarquant que l'ébullition du vin produit une vapeur inflammable, donnant la voie à la découverte de l'éthanol par Al-Razi ;

 

      - A proposer une nomenclature des substances, comme bases de la classification des éléments moderne, en proposant de séparer les substances en trois catégories : esprits, qui s’évaporent sous la chaleur comme le camphre, l'arsenic ou le chlorure d'ammonium, les métaux comme l'or, le plomb, le cuivre et le fer et les pierres  broyables sous forme de poudre ;

 

·  En alchimie :

 

      - A devenir alchimiste à la cour du calife Haroun al-Rashid, inspiré par son maître Ja'far al-Sadiq, une autorité dans les sciences ésotériques, branche mystique et ascétique de l'Islam, en écrivant Kitab al-Zuhra, Livre de Vénus, le Noble art de l'alchimie, le Livre des Pierres,   suivant un code ésotérique, pour ayant les initiés, donc très difficile pour le lecteur moderne compris comme des symboles ;

 

      - A viser par ses travaux alchimiques la création artificielle de la vie, par ses recherches fondées sur une numérologie élaborée liée aux systèmes pythagoricien et néoplatonicien, où la nature et les propriétés des éléments sont définies par des nombres en fonction des consonnes arabes présentes dans leurs noms ;

 

·  En physique :

 

      - A ajouter quatre propriétés à la physique d'Aristote : le chaud, le froid, le sec et l'humide, en caractérisant chaque élément de la physique d'Aristote par ces propriétés : le Feu chaud et sec, l'Eau froide et humide, la Terre froide et sèche et l'Air chaud et humide, aux les métaux, deux de ces propriétés intérieures et deux extérieures, tel le plomb est froid et sec, l'or chaud et humide, avec la théorie d’un possible en réarrangeant des propriétés d'un métal et d'en créer un nouveau,  origine de la recherche de l’al-iksir, l'élixir rendant cette transformation possible, forme de la pierre philosophale dans l'alchimie européenne.

 

www.islamstory.com, p.1.

 

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2. Al-Khwarizmi savant musulman

 persan de langue arabe...

 

     Né en 780, à Khiva, dans la région du Khwarezm, actuel Ouzbékistan, et mort en 850, à Bagdad, membre de la Maison de la sagesse d’l-Ma’mun, latinisé et à l’origine du mot algorithme, Muhammad Ibn Musa al-Khuwarizmi, ou Al-Khwarizmi, est un mathématicien, géographe, astrologue, astronome et savant musulman persan de langue arabe... Il écrit en langue arabe et traduits en latin à partir du XIIe siècle, introduisant l'algèbre en Europe. Il a vécu sous la dynastie abbasside. Il est l’auteur de : Kitāb al-mukhtaṣar fi ḥisab al-jabr wa-l-muqabala, Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison (813-833), Traité du système de numération des Indiens, etc. Il est le premier :

 

·  En mathématiques :

 

      - A utiliser des chiffres arabes et leur diffusion dans le Moyen-Orient et en Europe serait dues à un autre de ses livres nommé qui fut diffusé via la langue arabe dans tout l'empire abbasside ;

 

      - A classifier les algorithmes existants, en particulier selon leurs critères de terminaison, sans en revendiquer l’invention, car l'algorithme connu est celui d'Euclide, pour un pays devant gérer des calculs élaborés de l'impôt, à Babylone ;

 

·  En astronomie :

 

      - A établir le calendrier juif, le plus anciens y exposant le découpage de l'année, la position des étoiles à certaines moments clefs, les premières tables connues pour régler les heures des prières de la journée, en  s'appuyant sur le calendrier persan et prennent pour origine des longitudes le méridien d'Arimn, tables anciennes tables du monde arabe, présentant des techniques de calculs, sans théorie planétaire, elles auront une grande influence dans la constitution des tables astronomiques de l'Occident arabe ;

 

      - A rédiger des ouvrages sur les instruments : mineur sur le cadran solaire, réalisation de l'astrolabe et son utilisation ;

 

·  En géographie :

 

      - A écrire un traité de Géographie est inspiré de de Ptolémée, enrichi par les rapports des marchands arabes concernant le monde islamique, y donnant la longitude et latitude de points remarquables du monde connu : villes, montagnes, îles, etc.

 

www.maths-et-tiques.fr , p.1.

 

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3. Frères Banou Moussa savants musulmans

persans de langue arabe...

 

    Né en 803, à Bagdad, et mort en 873, à Bagdad, Abou Jaʿfar, Mouḥammad ibn Moussa ibn Shakir, Abou al‐Qasim, Aḥmad ibn Moussa ibn Shakir, mort au IXe siècle, Ḥassan ibn Moussa ibn Shakir, mort au IXe siècle, Al Les Banou Moussa, « Fils de Moïse », sont trois frères et savants musulmans persans de langue arabe. Ils s’établissent à Bagdad sous les califes abbassides Haroun al-Rashid et Al-Ma'mun. Ils les auteurs de : Livre des dispositifs ingénieux» (850), Livre de la mesure des figures planes et sphériques», etc. Ils sont les premiers :

 

·  En mathématiques :

      - A étudier les textes grecs, d'Archimède, en occident, en amorçant un saut conceptuel crucial, en évoluant une notion de nombre plus générale, comme est considéré comme la quantité qui multipliée par le diamètre d'un cercle donne sa circonférence, en donne un même statut à , au diamètre et à la circonférence, au lieu de considérer comme les Grecs, un rapport, de nature différente des deux autres quantités des (longueurs ;

 

·  En mécanique :

 

         - A donner les plans d'une centaine de dispositifs mécaniques et leurs instructions d'utilisation : manivelle, valve, soupape, masque à gaz, pompe, robinet, bouilloire, fontaine automatique, orgue hydraulique entièrement automatique, à rouleaux à picots : un principe encore utilisé de nos jours, la valve conique régularisant le débit de l'eau,  la flûte automatique, considérée comme la première machine programmable,  des automates mus par la force de l'eau, la vapeur, l'air comprimé ou par des ressorts ;

 

·  En astronomie :

 

      - A réaliser à partir des observatoires construits à Bagdad leur des observations astronomiques concernant en le Soleil et la Lune ;

 

      - A mesurer dans le désert de Mésopotamie la longueur d’un degré de latitude, évaluer la durée de l’année à 365 jours et 6 heures, en publiant divers documents d’astronomie ;

 

·  En musique mécanique :

 

      - A utiliser le cylindre pointé, l’élément de base de la musique mécanique, en donnant des procédés techniques assez avancés pour : enregistrer graphiquement une mélodie à partir d’un flûtiste humain, répartir les chevilles sur le cylindre musical suivant une mélodie bien rythmée, accélérer ou retarder la vitesse de jeu suivant le rythme désiré, associer au cylindre, aux leviers de la flûte, d’autres leviers pour actionner des automates  luthiste, danseuses ou joueur de tambour, proposant par là un véritable orchestre automatique.

www.ljk.imag.fr, p.1.

 

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4. Al-Tabari savant juif converti persan de langue arabe...

 

    Né en 838, à Amol, et mort en 870, à Bagdad, Al-Tabari, ou Abou Al-Hassan Ali Ibn Sahl Rabban al-Tabari, est un médecin, philosophe, encyclopédiste, sociologue, psychologue, pédiatre et savant juif persan de langue arabe... Il se convertit à l’Islam sous du calife abbasside Al-Mu'tasim (833-842) et au service de la cour, puis sous Al-Mutawakkil (847-861). Il est l’auteur de : Firdous al-Hikmah, Paradise de la sagesse, ou Al-Kaunas, Hafzh al-Sihhah, Les meilleurs soins de santé, Kitab al-Ruqa, Livre de la magie et des Amulettes, Kitab fi al-hijamah, Traité de l’usage des ventouses, Kitab fi Tartib al-'Ardhiyah, Traité sur la préparation des aliments, etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

      - A rédiger la première Encyclopédie de médecine, le pionnier de la pédiatrie, en étudiant le développement de l'enfant ; 

 

      - A souligner les liens entre la psychologie et la médecine et la nécessité de la psychothérapie et du soutien psychologique, dans la prise en charge thérapeutique des patients. Il a écrit que les patients se sentent souvent,

         

       - A dire que les malades, à cause d’un délire ou de maux imaginaires peuvent être traités par le biais de sages conseils dispensés par des médecins spirituels et intelligents capables établissant un rapport de confiance avec eux, qui aboutit à un résultat thérapeutique positif ;

 

·  En théologie :

 

      - A faire un Commentaire du Qur’an, du Coran, intitulé : Gami‘ al-bayan ‘an ta’wil al-Qur’an, connu sous le nom de Tafsir, Exégèse (896-903), adopté par ses contemporains et considéré, jusqu’à nos jours, comme un ouvrage sans égal ;

 

·  En histoire :

 

      - A écrire une Histoire universelle, devenue source d’une ampleur hors  du  commun,  pour l’historien médiéviste, selon une chronologie de l’histoire préislamique puis islamique,  considéré comme un tournant entre l’ancienne historiographie, hadit, maġazi, sira, et la nouvelle,  histoires locales, biographies, comme une transition des histoires universelles aux histoires locales, sur les dynasties urbaines.

 

www.lesclesdumoyenorient.com , p.1.

 

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5. Rhasès Abu Bakr Ar-Razi savant musulman

persan de langue arabe...

 

     Né en en 865, à Ray, et mort en 935, à Ray, en Perse, Iran, à l'ouest de Téhéran peuplée de Daylamites,  d'origine scythe, imprégnés du zaïdisme, traversée de courants philosophiques et scientifiques chinois et de libre-pensée, Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi, latinisé Rhazes et Rasis, ou Rhasès, ou Razi ou Al-Razi, ou Ar-Razi, ou Ibn Zakaria et savant musulman persan de langue arabe...  La ville a été totalement détruite, au XIIIe siècle suite par les Mongoles. Il est musicien de l’oud, l'alchimiste, la philosophe, mathématicien, l'orfèvrerie. et l'astronome. Il a découvert la médecine que plus tard. Il voyage en Syrie, en Égypte, en Espagne. A la fin de sa vie, il refuse d’être opéré de la cataracte, car le médecin opérateur ignore l'anatomie. Il pratique la chirurgie, la gynécologie, l’obstétrique, l’ophtalmologie, etc. Il est l’auteur de : Kitab al-Hawi fi al-Tibb, Somme médicale, etc. Il est le premier :

 

·  En astronomie :

 

      - A calculer avec une assez bonne précision la circonférence terrestre ;

 

·  En médecine :

 

      - A isoler l'acide sulfurique et l'éthanol dont il indique l'utilisation médicale ;

 

      - A soutenir la démarche scientifique dans la pratique médicale du diagnostic et de la thérapeutique en  influençant la conception de l'organisation hospitalière liée à la formation des futurs médecins, mais empiriste et rationaliste, il est sujet à de nombreuses critiques de son opposition à l'aristotélisme et sa libre-pensée en dans la religion musulmane et de nos jours, son nom est donné à l'institut Razi, près de Téhéran,  et son anniversaire est célébré le les 27 août, lors de la « Journée de la pharmacie. » ;

 

      - A introduire, en tant que médecin-chef de l’hôpital, progressiste et humaniste, des pratiques nouvelles dans le soin des patients et la formation des médecins, en distinguant trois aspects de la médecine : la santé publique, la médecine préventive et le traitement des maladies spécifiques ;

 

      - A organiser des consultations externes, initiant les soins à domicile et ouvrant l'hôpital et l'accès aux soins aux nécessiteux et non seulement aux riches, en insistant sur le rôle de la médecine préventive, en écrivant un traité médical à l'usage des non-médecins fondé sur sept principes à la préserver la santé : modération et équilibre du corps en mouvement et au repos ;  modération en mangeant et en buvant ; élimination des surabondances ; amélioration et réglementation des habitats ; évitement des excès avant de devenir incontrôlables ; recherche d'une harmonie entre les ambitions et les résolutions ;  discipline d'acquisition de bonnes habitudes, concernant la pratique de l'exercice physique ;

 

      - A enseigner en prenant l'initiative de pratiquer des visites au chevet des malades avec les médecins et les étudiants,  en faisant d'abord examiner chaque malade par l'étudiant le plus jeune, son examen et conclusions étant critiqués par les plus anciens, et ainsi de suite selon le grade, et faisant examiner  les malades les plus graves par lui-même, en insistant sur la nécessité d'une formation continue au cours de la vie du médecin en les encourageant à prendre des notes sur leurs observations et à en discuter entre eux ;

      - A reconnaître l'observation liée à la grande rigueur scientifique, jouant un rôle fondamental dans le développement de la méthode clinique, attachant une grande importance aux signes cliniques mais à la symptomatologie qui devaient constituer la base d'un raisonnement menant au diagnostic, puis à la thérapeutique, en alliant le savoir théorique à la pratique clinique ;

 

·  En psychologie :

 

      - A associer, contre l'usage d'alors, la démarche de soin et l'état psychologique le malade lui-même qui conditionne la réussite du traitement, et conviant l’entourage du malade et ses proches à être soient avec le médecin et non contre lui, sans rien cacher des états du malade et de son comportement, le rôle de la diététique dans le soin et la prévention des maladies ;

 

·  En chimie :

 

      - A utilise ses connaissances en chimie dans son activité médicale, en étant le fondateur de la thérapeutique iatrochimique, l'usage de substances chimiques pour soigner des maladies ;

 

·  En pharmacologie :

 

      - A œuvrer pour faire de la pharmacologie une discipline médicale à part entière, en lui consacrant un chapitre, de son traité Kitab al-Hawi, une référence jusqu'au XVIIe siècle en Europe ;

 

      - A avertir très tôt ses contemporains de l'usage inconsidéré des médicaments et des difficultés résultant de la polypharmacie, usage de plusieurs médicaments à la fois.

 

www.medarus.org , p.1.

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6. Abu Al-Wafa savant musulman

persan de langue arabe...

      

 

    Né en 940, à Bouzjan, une région de Khorosan, et mort en 998, à Bagdad, Abu Al-Wafa ou Abu l-Wafa’ ou Muhammad Aboûl-Wafâ, est un astronome, mathématicien et savant musulman persan de langue arabe... Il est connu, sous le règne des Bouyides, Adhud ad-Dawla et son fils Charaf ad-Dawla, pour ses apports en trigonométrie plane et en trigonométrie sphérique. Il est l’auteur de : Kitab fi ma yahtaj ilayh al-kuttab wa'l-ummal, min 'ilm al-hisab, Ce qui est nécessaire en arithmétique pour les comptables et les hommes d'affaires (961), Kitab al-Handasa, Sur l'indispensable aux artisans en fait de construction, Al-Kitab al-Kamil (Le livre complet), une révision de l'Almageste, etc. Il est le premier : 

 

·  En astronomie :

 

      - A s'intéresse aux mouvements de la lune en observant, à Bagdad, l'éclipse lunaire du 24 mai 997 conjointement avec al-Biruni (973- 1048), à Kath, leur permettant de calculer la différence de longitude entre les deux villes.

 

      - A corriger les tables lunaires de son époque mettant en exergue ce que Tycho Brahe appellera la troisième variation.

 

·  En Trigonométrie :

 

      - A rédiger La révision de l'Almageste en référence à l'Almageste de Ptolémée ;

 

      - A compléter les tables trigonométriques de ses prédécesseurs notamment sur la tangente, en utilisant des méthodes géométriques aux formules actuelles de trigonométrie, telle que la démonstration du sinus de la différence de deux arcs.

 

      - A déterminer la notion de cercle trigonométrique, de sécante et cosécante et de la formule des sinus en trigonométrie sphérique :

sin ( A ) sin ( a ) = sin ( B ) sin ( b ) = sin ( C ) sin ( c ) {\displaystyle {\frac {\sin(A)}{\sin(a)}}={\frac {\sin(B)}{\sin(b)}}={\frac {\sin(C)}{\sin(c)}}}                    sin (A)   sin (B)      sin (C)     

                    -------  = --------- = ---------

                    sin (a)   sin (b)       sin (c)         

 

·  En géométrie :

 

      - A commenter les œuvres d'Euclide, Diophante et al-Khwarizmi, commentaires perdus ;

 

      - A développer dans son livre Sur l'indispensable aux artisans en fait de construction, des constructions approchées à la règle et au compas de polygones réguliers à cinq, sept ou neuf côtés, lié aux constructions réalisables avec un compas d'écartement constant, à une construction de la parabole et à des constructions mécaniques de trisections d'angles et de duplication du cube, à  la division d'un carré en somme de plusieurs carrés et avec une solution à la trisection du carré, à la  démonstration du théorème de Pythagore, par dissection pour l’expliquer aux artisans.

 

www.mathshistory.st-andrews.ac.uk, p.1.

 

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7. Al-Biruni savant musulman

 persan de langue arabe...

 

      Né en 973, à Kath, et mort en 1052, à Ghazni, actuel Ouzbékistan, Khwarezm, en Grand Iran, Afzal Muḥammad ibn Ahmad Abu al-Rehan, Al-Biruni, est un érudit, mathématicien, astronome, physicien, encyclopédiste, philosophe, astrologue, voyageur, historien, pharmacologue et précepteur et savant musulman persan de langue arabe... Il étudie les mathématiques et l'astronomie sous Abu Nasr Mansur. Il accompagne Mahmûd de Ghaznî, sultan de l’Afghanistan, dans ses campagnes en Inde et y apprend le sanskrit, l'hindi, des dialectes, l'histoire, la philosophie et les coutumes et le grec, le syriaque, le persan et l’arabe. Il est l’auteur de : Kitab fi Tahqiq ma li'l-Hind, Histoire de l'Inde, très estimée, Kitab Al-Djamahir Fi Maârifati Al-Djawahir, etc. Il est le premier :

 

·  En astronomie :

 

      - A étudier la thèse de la rotation de la Terre autour de son axe et sa révolution autour du Soleil ;

 

      - A découvrir la force d’attraction que la Terre exerce sur les corps :

 

      - A calculer le rayon de la Terre à 6.339,6 km ;

 

·  En mathématiques :

 

      - A traiter de l'arithmétique théorique et pratique, de la sommation des séries, de l'analyse combinatoire,     la règle de trois, des nombres irrationnels mis en évidence par les Grecs, de la théorie des rapports, des définitions algébriques ;

 

      - A établir une méthode pour résoudre les équations algébriques ;

 

      - A développer en géométrie la trisection de l'angle et son impossibilité pressentie

 

      - A étudier les théorèmes d'Archimède,

 

·  En minéralogie :

 

      - A étudier la géologie des minéraux, des gemmes.

 

www.libe.ma, p.1.

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8. Avicenne savant musulman

persan de langue arabe...

 

        Né en 980, à Afshéna, à Boukhara, dans la province de Transoxiane, en Iran actuel, et mort en juin 1037 à Hamadan, Avicenne, ou Ali al-Husayn ibn Abdellah ibn al-Hasan ibn Ali ibn Sina, est un philosophe médecin médiéval et savant musulman persan de langue arabe... Rédigeant principalement en arabe classique, il s'intéresse à de nombreuses sciences, comme l'astronomie, l'alchimie, la psychologie. A seize ans il finit ses études de droit et s’adonne à l'arithmétique, l'algèbre, la géométrie, aux sciences de la nature et à la médecine. Il étudie auprès d’Abu Mansur al-Hasan ibn Nuh al-Qumri, médecin à la cour du prince Mansur et Abu Sahl Isa ibn Yahya al-Masihi al-Jurjani auteur d'un traité encyclopédique de médecine. A vingt-deux ans, la mort de son père l’oblige à gagner sa vie, dans l'administration. Il devient Premier Ministre, Vizir, et médecin du Prince Nub-Ibn-Mansur à la Cour Samanid de Boukhara, qu’il fuit ensuite. Il est l’auteur de : Kitab Al Qanum fil-Tibb, Canon de la médecine, Kitab Al-Chifaa, Le Livre de la guérison de l'âme, Kitab al-Najat, Livre de la délivrance, Kitab al-Icharat wal Tanbihat, Livre des signes et des avertissements, Al Adwiyat-al-Qalbiya un, Traité des Cordiaux. Il est le premier : 

 

·  En médecine :

 

       - A entamer, à vingt-et-un ans, la traduction et le résumé des œuvres d'Hippocrate et de Galien, en les qu'il annotant scrupuleusement ;

 

       - A faire des découvertes d'un ver circulaire, l'Ancylostoma, des troubles nerveux débouchant sur certaines réalités psychologiques et pathologiques par le biais de la psychanalyse, en estimant que les facteurs psychiques et cérébraux influent énormément sur les organes du corps et leurs fonctions, l'apoplexie, causée par l’hypertension sanguine ;

 

        - A apporter en médecine ses propres observations, par l'expérimentation, sur la nature contagieuse de la tuberculose, la propagation des maladies à travers l'eau et le sol, la description des maladies de la peau, des maladies vénériennes et la description pharmaceutique de la préparation de nombre de remèdes ;

 

       - A découvrir les infections contagieuses de la membrane cérébrale, distincte des autres infections chroniques, par un diagnostic explicite de la sclérose du cou et de la méningite, de la paralysie faciale et ses causes, distincte de la paralysie de cause cérébrale et d'origine locale ;

 

·  En physique :

 

       - A étudier nombre de phénomènes naturels comme le mouvement, la force, le vide, l'infini, la lumière et la chaleur, en constatant la perception de la lumière de la projection d'un certain type de corpuscules par une source lumineuse, la vitesse de la lumière devrait être obligatoirement limitée ;

 

·   En Géologie :

 

       - A formuler sa thèse sur la constitution des montagnes, des pierres précieuses et des minéraux, en expliquant l'influence des séismes, de l'eau, de la température, des sédiments, de la fossilisation et du déboisement sur la nature ;

 

·  En mathématiques :

 

       -A traiter religieusement, physiquement, mathématiquement et astronomie des questions sur les corps infinitésimaux, dont Newton et à Leibniz, au XVIIe siècle, réaliseront le calcul infinitésimal ;

 

www.medarus.org, p.1.

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9. Nasir al‐Din al-Tusi savant musulman

 persan de langue arabe...

 

Né en 1201, à Tus, en Iran, et mort en 1274, Nasir al‐Din al-Tusi, ou Abu Jaʿfar Muhammad ibn Muḥammad ibn al‐Hasan Nasir al‐Din al‐Tusi, est un philosophe, mathématicien, astronome théologien et savant musulman persan de langue arabe... Après des études à Tus, Nishapur et Mossoul, il s'installe durant 25 ans, auprès des dirigeants de de la secte des Nizârites ismaéliens, y étant l’étape la plus prolifique de sa vie. A la chute de la forteresse d'Alamut, il sert le prince mongol Houlagou Khan, en participant à l’édification et la gestion de l'observatoire premier :  

 

·  En mathématiques :

 

       - A écrire nombre de traités de logique dont Asas al-iqtibas, Base de l'inférence, en persan (1244), considéré une contribution majeure du XIIIe siècle en logique et Tajrid al-mantic, en arabe ;

 

      - A écrire des textes en arithmétique, en trigonométrie, en calcul numérique, en dénombrement, en géométrie.

 

      - A composer un traité d'arithmétique Jawami al-hisab bi'l-takht wa'l turab, sur une pratique du calcul avec table à poussière, l'usage du triangle arithmétique ou triangle de Pascal, une méthode d'extraction de racine carré selon al-Samawal, approfondissant l'usage de la combinatoire et du dénombrement dans un mémoire mêlant dénombrement et métaphysique sur la démonstration du mode de l'émanation des choses en nombre infini à partir du principe premier unique ;

 

        - A s'intéresse aux fondements de la géométrie, dans le 5e postulat d'Euclide : l'axiome des parallèles, dans son traité al risala al-shafiya, Traité qui remédie aux doutes sur les lignes parallèles ;

               

        - A connaître dans son traité de trigonométrie sphérique al-shakl al-qita, Dévoilement des mystères sur la figure sécante, connu en Europe au nom de Traité du quadrilatère (1260), en utilisant d'autres outils que le théorème de Ménélaüs, recherches effectuées depuis le Xe siècle en trigonométrie sphérique et en fait une branche mathématique indépendante de l'astronomie ;

 

·  En traduction :

 

       - A produire des commentaires et des traductions en persan de penseurs arabes, dont un sur l'ouvrage d'Avicenne, al-Isharat wa'l tanbihat, Livre des directives et remarques (1246), répondant aux critiques de Fakhr al Din al Razi contre Avicenne, sur la connaissance de Dieu, la nature de l'espace et la création du monde physique, en philosophe péripatéticien ;

 

·  En éthique :

       - A travailler en éthique en s'appuyant sur les penseurs grecs et préislamiques persans d'un côté et sur le Coran d'un autre, dans Akhlaq-i Muhtashimi, Éthique de Muhtashim, selon les idées de son protecteur ismaélien à son séjour au Kouhistan (1232-1234), en décrivant les principes des personnes justes, selon le Coran, le besoin de connaissance de Dieu, avec une citation grecque en fin de chapitre ;

 

·  En éthique et politique :

 

       - A développer un système philosophique reliant enseignement musulman et philosophie aristotélicienne,  sur la nature de Dieu, les sciences grecques, la nature de l'esprit humain, les vertus, le bonheur, l'amitié, les politiques domestiques et nationales ;

 

·  En théologie et philosophie :

 

      - A rédiger les manuels de Musari‘at al-musari, La chute du lutteur, Awsaf al-ashraf, Les attributs de de philosophie soufiste sur l'ascétisme une étape de la vie mystique, sur Talkis al-muhassal, Analyse du Muhassal, de Fakhr al-Din al-Razi ;

 

·  En théologie et philosophie :

 

      - A faire une recension et révision des mathématiques grecques et arabes, Autolycos de Pitane, Euclide, Apollonios de Perga, Archimède, Hypsiclès, Théodose, Ménélaüs, Ptolémée, Thābit ibn Qurra, les frères Banu Musa, recension et commentaires devenant des outils précieux de transfert de connaissances.

 

www.libe.ma , p.1.

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III bis. DE NOS JOURS :

EN IRAN LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

IRANIENS DE LANGUE ARABE...

1932-2020

 

1. Yousef Sobouti savant musulman

iranien de langue arabe...

 

      Né en 1932, à Zanjan, Iran, Yousef Sobouti est un physicien, théoricien, et savant musulman iranien de langue arabe...  Il a obtenu son diplôme de premier cycle à l'Université, Téhéran, et sa maîtrise en physique de l’Université de Toronto, aux USA (1960). Il achève son doctorat en astronomie et astrophysique à l’University de Chicago, sous la direction de Chandrasekhar (1963). Il se met à enseigner la physique à Sharif University of Technology et à Shiraz University. Il a contribué à ‘enseignement de la physique et des sciences fondamentales, en Iran. Son objectif est d’entraîner les jeunes scientifiques qui seraient capables de performer dans la classe de la recherche dans le monde. Il est le fondateur de Biruni de Shiraz et de l’Institut des études avancées en sciences fondamentales (IASBS). Il en est le directeur jusqu’à son éviction, par le ministère de tutelle (2020). Il est l’auteur de : La physique appliquée au ciel, etc. Il est le premier :

 

·  En astrophysique :

 

       - A définir l’astrophysique comme la physique appliquée à l’étude des cieux, des astres, des galaxies et du cosmos, où toutes les branches de la physique pratiquées dans le laboratoire peuvent être utilisées pour étudier le ciel, constituant l’une des branches les plus diversifiées des sciences expérimentales ;

 

       - A inviter à ne pas confondre les sciences spatiales avec l’astrophysique, car les satellites qu’on lance vers le ciel ne sont pas très loin de la terre,  certains de ces satellites vont jusqu’à la lune et recueillent des renseignements à propos du ciel et du système solaire,  le but de ce type de projets en Iran est d’acquérir et de maîtriser la technologie spatiale plutôt que de faire une découverte, étant donné que l’Iran a  un long chemin pour faire de nouvelles découvertes dans ce domaine, avec 50 à 60 chercheurs en astrophysique, jeunes pour la plupart, formant un groupe très actif, dont les travaux sont reconnus dans le monde scientifique international, et dont le nombre augmente de jour en jour ;

 

·  En astronomie :

 

   - A révéler que les astronomes et les astrophysiciens ont fait jusqu’à présent nombre de découvertes, aussi bien en théorie qu’en pratique, mais la réfutation du géocentrisme,  à voir la Terre comme le centre de l’univers, a été étant  le point culminant de l’astrophysique,  grâce à Copernic, opposant à la vision cosmologique de Ptolémée,  et Hubble aussi, ayant découvert que les nébuleuses considérées jusqu’à 1920, comme partie de la Voie lactée sont en fait une galaxie plus grande que la Voie Lactée, de nos jours la dimension de notre univers est de 10 milliards d’années-lumière, ou plus, les deux plus grandes découvertes de l’astrophysique, quant aux équipements de l’observation des astres, ils progressent de plus en plus, et de nouvelles découvertes sont possibles à l’avenir, avec de nouvelles questions ;

 

·  En savoir de la vie sur la Terre :

 

   - A avouer que le savoir sur l’existence de la vie sur la Terre date de millions d’années et que la planète vivra près de quatre ou cinq milliards d’années, avec la probabilité qu’elle subira des changements si le climat change, sachant que le soleil aura une durée de vie de cinq milliards d’années, et deviendra une étoile gigantesque, et que ceci changera considérablement les conditions de la vie dans la Terre et influencera la vie de l’homme. A vrai dire, nul ne peut pas imaginer ou pronostiquer ce qui arrivera à la Terre au bout de cette durée ;

 

·  En ce concerne la genèse de l’univers :

 

   - A souligner l’ambiguïté de genèse de l’univers, en rappelant qu’au cours des dernières décennies, des astrophysiciens ont parlé d’un Big Bang,  étant donné l’existence des théories de la matière et de l’énergie aux premiers instants de ce Big Bang, aborder ce sujet nécessite la prudence, car l’état actuel des connaissances, il s’agit que de théories invérifiables, que dans l’avenir, avec le progrès des sciences, ces idées peuvent être réfutées, à travers la physique atomique, la radiation électromagnétique, la spectroscopie atomique et moléculaire, la physique du plasma, la physique des particules.

www.teheran.ir , p.1.

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IV. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

EN TURQUIE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS

ET CHRÉTIENS TURCS DE LANGUE ARABE...

826-1206

 

1. Thebit Thabit ibn Qurra savant juif

 turc de langue arabe...

 

     Né en 826, à Harran, et mort en 836, à Bagdad, Latinisé Thebit, Thabit ibn Qurra, ou Abu'l Hasan Thabit ibn Qurra' ibn Marwan al-Sabi al-Harrani, est un astronome, astrologue, mathématicien, philosophe, théoricien de la musique et savant juif turc de langue arabe... Il a vécu sous le califat abbasside. Issu d’une famille de Sabéens exilés de l'École néoplatonicienne d'Athènes des persécutions antipaïennes de l'empereur Justinien, comme néoplatoniciens, accusés par les musulmans d'adorateurs des étoiles, cités dans le Coran, mais sont des baptistes judéo-chrétiens des « gens du Livre », parlant  le syriaque et l’arabe. Il étudie à la Maison de la sagesse et se lie avec al-Munadjdjim, théoricien de la musique. Il devient conseiller du calife abbasside Al-Mutadid. Il est l’auteur de : Traités sur la géométrie, la statique, les carrés magiques, la théorie des nombres, etc. Il est le premier :

 

·  En mathématiques :

 

       - A contribuer à la théorie des nombres, nombres amicaux et nombres de Thebit, en calcul intégral, l’aire des secteurs de coniques, et en algèbre, la moyenne géométrique ;

 

       - A  s'interroger sur l'existence de l'infini,  en abordant la question d'un point de vue mathématique, montrant que l'ensemble des entiers naturels pairs et l'ensemble des nombres impairs ont même nombre d'éléments, passant de l'un à l'autre en ajoutant un, déduisant qu'un infini peut-être la moitié d'un autre infini, car chacun des deux ensembles représente la moitié de l'ensemble des entiers naturels, un infini peut ainsi être plus grand qu'un autre 5,6, malgré son raisonnement, qui s'appuie sur l'analogie avec les entiers, s’avère erroné, en tant que première tentative de calculer sur les infinis ;

 

       - A traduire des traités mathématiques grecs pour les trois frères Banu Musa, mathématiciens très fortunés, ou à réviser les traductions d'ouvrages d'Euclide, d'Archimède, d'Apollonios de Perga et de Ptolémée ;

 

       - A rédiger ses propres traités sur la géométrie, la statique, les carrés magiques, la théorie des nombres, en

étudiant des problèmes solides, des équations algébriques des 3e et 4e degrés, des problèmes des mathématiques infinitésimales, etc.

 

       - A déterminer seulement l'aire d'un segment de parabole, mais  sans selon sa méthode les étendre aux autres coniques: car le rapport des aires des triangles obtenus par duplications successives de la base du segment de conique dont on cherche l'aire, n'est plus constant dans le cas de l'ellipse et de l'hyperbole, à noter que ces deux propriétés pourraient sans peine être étendues à des segments d'ellipse ou d'hyperbole ;

 

·  En médecine :

 

        - A résumer les œuvres des médecins Galien, Hippocrate et Aristote ;

 

www.cambridge.org, p.1.

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2. Al Battani savant musulman

turc de langue arabe...

 

       Né en 855, à Harran, près d'Urfa, en Turquie, et mort en 923, à Damas à, Al-Battani, ou Al Batani, Abu Abdullah Muhammad ibn Jabir ibn Sinan ar-Raqqi al-Ḥarrani as-Sabi al-Battani, en latin Albategnius, Albategni, Albatenius, est un astronome, mathématicien et savant musulman turc de langue arabe... Son surnom as-Sabi évoque que ses ancêtres étaient membres de la secte des Sabéens qui adoraient les étoiles, comme son congénère de la même ville Thabit ibn Qurra. Mais tout indique qu'il était musulman, désigné parfois le « Ptolémée des Arabes ». Il a travaillé en Syrie, à Ar-Raqqa et Damas où il est mort. Il est l’auteur de : Kitab az-Zīj, Livre des tables, traduit en latin par Platon de Tivoli (1116), etc. Il est le premier :

 

·  En géométrie :

 

      - A corriger certains calculs de Ptolémée en produisant de nouvelles tables sur le Soleil et la Lune, qui ont longtemps fait autorité ;

         - A traiter la division de la sphère céleste, en découvrant le mouvement de l'apogée du Soleil, calculé les valeurs de la précession des équinoxes, 54.5" par an, et l'inclinaison de l'axe terrestre, 23° 35' ;

 

·  En mathématique :

 

       - A avoir connu les travaux de l'astronome indien, du Ve siècle, Aryabhata, il a introduit l'usage du sinus dans les calculs, et en partie celui de la tangente, formant ainsi les bases de la trigonométrie moderne.

 

       - A se servir les idées d'al-Marwazi sur les tangentes, ou « ombres », pour développer des méthodes de calcul des tangentes et des cotangentes, et il en a dressé des tables.

 

       - A créer plusieurs formules trigonométriques ;

 

                 

 

www.dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, p.1.

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3.  Al-Djazari savant musulman

turc de langue arabe...

 

      Né en 1136, à Diyarbakır, située en Anatolie, et mort en 1206, en Syrie, Al-Djazari, ou Abu al-Iz Ibn Ismail ibn al-Razaz al-Jazari, est un inventeur, ingénieur mécanique et savant musulman turc de langue arabe... En 1206, il aurait vécu 25 ans au service de la famille artukide régnante. Il est l’auteur de : Kitab fi ma‘rifat al-hiyal al-handasiyya, Livre de la connaissance des procédés mécaniques (1206), etc. Il est le premier :  

 

·  En mécanique :

 

      - A inventer les pompes hydrauliques, la machine hydraulique automatique, système de pompage, la pompe aspirante à double effet automatique, une partie du moteur à vapeur d nos jours ;

 

      - A créer les machines automatiques, les humanoïdes mécaniques programmables, la manivelle,

 

·  En horlogerie :

 

      - A établir l’hydraulique reliée à l'horlogerie, l'horloge de l'éléphant qui n'a été reproduite qu'à Dubaï.

 

      - A élaborer un traité sur la mécanique et les pendules.

 

www.atelier-canope-95.canoprof.fr, p.1.

 

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IV. bis. DE NOS JOURS :

EN TURQUIE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

TURCS DE LANGUE ARABE...

1886-1958

 

1. Mustafa Sekip savant musulman turc de langue arabe...

 

      Né en 1886, à İstanbul, et mort en 1958, à İstanbul, Mustafa Sekip, ou Mustafa Sekip Tuncç, est psychologue, philosophe et savant musulman turc de langue arabe... En 1908, diplômé de l’École supérieure d’administration, il cumule, quelque temps carrière d’administrateur et enseignement, s’invitant dans des discussions pédagogiques, en jouant un rôle dominant l’institutionnalisation de la psychologie à l’université ottomane puis turque. Bénéficiant d’un programme d’études en Europe réservé à quinze professeurs et financé par le ministère de l’Instruction, il s’installe à Genève en suivant le cursus de l’institut Jean-Jacques Rousseau. En 1916, de retour à Istanbul, il est nommé professeur en sciences de l’éducation et en psychologie à l’École normale pour filles, mais ses écrits dans la revue Terbiye Mecmuası, Revue de pédagogie, le font recruter professeur de psychologie, au département de philosophie, à la faculté des Lettres (1919). Il est l’auteur de : Un manuel de psychologie, etc. Il est le premier :

 

·  En la psychologie positive et expérimentale :   

 

       - A affirmer la supériorité de la psychologie positive et expérimentale comme science des faits psychiques, en estimant devoir l’inscrire dans le cadre de s de la biologie médicale et être soutenue par la physiologie

 

       - A opposera des critiques aux partisans de l’approche psychométrique de l’intelligence de l’enfant, dans un débat dans la revue Yeni Mektep, L’éducation nouvelle (1911-1912) et Sarmis (2009-2014), selon le nationalisme turquiste et linguistique et des théories de John Dewey ;

 

·  En philosophie psychologique vitaliste et intuitionniste :   

 

       - A appuyer ses cours sur ses acquis de la psychologie expérimentale et pathologique, mais en développant d’autres supports de publications avec un intérêt pour la philosophie psychologique vitaliste et intuitionniste d’Henri Bergson ;

 

        - A s’approprier avec le temps les concepts bergsoniens de « durée », d’« élan vital » et d’« intuition » jusqu’à en faire le fil interprétatif des événements, dans une revue culturelle spiritualiste, Dergâh (1921-1923), dans des traductions de textes de Bergson, pour une lecture mystique du génie turc ;

 

·  En philosophie psychologique vitaliste et intuitionniste :

 

       - A élaborer un manuel de psychologie sous une double bannière expérimentaliste et spiritualiste, qui se développe selon le support et l’audience, marquant la première psychologie universitaire non théologique, du nom de Ruhiyat, rubrique consacrée de Dergâh, d’articles d’inspiration bergsonienne ;

 

        - A procéder en expérimentalisme à se reconnaître comme le partisan d’une psychologie spiritualiste, en une vision intégratrice, voire conflictuelle, de la psychophysiologie, des relations entre phénomènes physiques/corporels et faits psychiques et spirituels par des corrélations, non par des causalités physiologiques ;

 

        - A s’opposer à l’exclusivisme dans l’approche quantitative de l’intelligence, et à mobiliser le registre bergsonien de la critique du paralogisme psychophysique, tout demeurant attaché aux procédures expérimentales et positives dans l’approche des faits psychiques, en de psychopathologie fonctionnelle.

 

www.journals.openedition.org, p.1.

 

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V. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

AU KURDISTAN LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

KURDES DE LANGUE ARABE...

820-896

 

1. Al-Dinawari savant musulman

 kurde de langue arabe...

 

     Né 820, Kermanshah, actuel Iran, et mort en 896, Al-Dinawari, au Kurdistan, Abu Ḥanifah Aḥmad ibn Dawud Dinawari ou Dinawari, est un botaniste, historien, astronome mathématicien et savant musulman kurde de langue arabe... Il étudie l'astronomie, les mathématiques et la mécanique à Ispahan, et la philologie ainsi que la poésie à Koufa et Bassora en Irak. Il va aussi à Al-Andalous, en Espagne musulmane. Il est l’auteur de : Kitâb al-nabât, Livre des plantes, etc. Il est le premier :

 

·  En un dictionnaire botanique :  

 

      - A établir un dictionnaire, avec la description des plantes, la façon de les cultiver, et leur évolution.

 

·  En monographie sur la flore d’Arabie :

 

      - A décrire les sols et leurs qualités et décrire la flore de l'Arabie, qu'al-Dinawari en collectant et combinant témoignages oraux de bédouins, d’anciennes monographies et observations personnelles.

 

      - A être découvert par l'allemand Silberberg en Europe, grâce à sa thèse rédigée à Breslau en 1908, sur les descriptions de 400 plantes, le tiers de ce qui reste de d'Al-Dinawari et être traduit en France, par Muhammad Hamidullah du livre d'al-Dinawari, Le dictionnaire botanique d'Abu Hanifa Ad-Dinawari.  

 

www.dumas.ccsd.cnrs.fr, p.1.

 

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V. bis. DE NOS JOURS :

AU KUDISTAN LES SAVANTS MUSUMANS

KURDES DE LANGUE ARABE...

1971-2020

 

1. Adel Bakawan savant musulman franco-

kurde de langue arabe...

 

    Né en 1971, au Kurdistan irakien, Adel Bakawan est un sociologue musulman et savant franco-kurde de langue arabe... Il est, spécialiste de l'Irak, chercheur associé de l'Institut français des relations internationales et membre de l'Institut de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient. Titulaire d’un doctorat sur la mouvance islamiste kurde en Irak, il est chargé de cours à l’Université d’Evry (2011). Il a obtenu sa thèse de doctorat sous la direction d’Olivier Roy (2010). Il est responsable du bureau de l’Europe de la fondation Rupture, fondation consacrée à la recherche sur la démocratisation et la sécularisation de la société kurde et chercheur associé au Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques, CADIS, EHESS-CNRS. Il est l’auteur de : L’impossible État irakien : Les Kurdes à la recherche d’un État (2019), Zoom sur l’Irak et le Kurdistan : Les frontières revisitées : héritage, fragmentation, recomposition, hiérarchies (2020), etc. Il est le premier :

 

·  En sociologie et études politiques :

  

       - A devenir chercheur associé au Programme Turquie et Moyen-Orient de l'Ifri, en directeur du département recherche de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient, iReMMO, du Centre de Sociologie de l’Irak, CSI, à l’Université de Soran ;

 

       - A être chercheur associé au Centre Arabe de Recherches et d'Etudes Politique, CAREP, et chargé de cours à l’Université d’Évry au sein du département de Sociologie et du département d’Administration économique et sociale ;

 

·  En Géopolitique du Moyen-Orient :

   

       - A étudier la situation géopolitique des Kurdes entre unité et divisions, à remarquer que l'ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul rendue au culte musulman, décision attendue, depuis des années, par les milieux religieux et nationalistes turcs ;

 

       - A traiter les ressorts de la contestation populaire au Moyen Orient, au Maghreb, en Turquie et en particulier en Iraq envers le système politique actuellement en place, avec les présences étrangères, celle des États-Unis, mais aussi celle de l’Iran voisin, soutien politico-religieux de l’actuel gouvernement irakien ;

 

·   En analyse des grands dossiers de l’Irak :

 

       - A décrire la situation tendue en Irak, le retour de l'État Islamique, à aborder les grands dossiers à suivre en 2020, au Moyen-Orient, l’Irak pris en étau entre les États-Unis et l'Iran, le vif regain de contestation dans ce pays ;

 

       - A observer la durée de deux semaines d'accalmie, en Irak, la reprise des manifestations et des blocages dans le pays, par les jeunes réclament contre le clientélisme confessionnel, et Washington affirmant la continuité de la coopération militaire.

 

·  En sociologie politique de l’entité kurde :

 

       - A décrire selon l’Administration américaine, del retirer ses soldats de Syrie, combattant Daech auprès des Kurdes suivi la reconquête de Racca, la Turquie se mettant en place, les effets dramatiques pour les Kurdes, comme entité politique et administrative tenant grâce à la protection américaine, alors menacés par Syrie, la Turquie, Daech, en mauvaises relations avec le gouvernement régional du Kurdistan irakien ;

 

       - A voir que la protection américaine est à ce jour leur seule garantie l’entité kurde, signe la fin de leur existence politique, quitte à demander l’intervention de la Russie, mais Moscou et Téhéran, deux acteurs du conflit syrien étant liés par des accords bilatéraux avec Ankara ;

 

       - A voir en Daech un danger ayant dans ses prisons des Kurdes de Syrie en les libérant, ils risquent de radicaliser le conflit avec la Turquie, la Syrie, l’Irak, la Jordanie et les forces occidentales dans la région seront, en grand danger.

 

www.la-croix.com, p.1.

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VI. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

AU MAROC LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET CHRÉTIENS

MAROCAINS DE LANGUE ARABE...

1085-1321

 

1. Avempace Ibn Bajja savant musulman andalo-

marocain de langue arabe...

 

      Né en 1085, à Saragosse, et mort empoisonné en 1138, à Fès, Ibn Bajja, latinisé Avempace, ou Abu Bakr Mohammed ben Yahya ben as-Sayegh est un philosophe, médecin, astronome, géomètre, musicien, poète et savant musulman andalo-marocain de langue arabe... Il étudie auprès d’ibn Zohr, Avenzoar. Il est l’auteur de livres de mathématiques, de métaphysique et de morale et souvent cités par Ibn Tufayl, en une philosophie mystique. Il est accusé d'hérésie par ses adversaires. Il est l’auteur de : La psychologie, en politique, etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

       - A être considéré, comme le fondateur de la tradition philosophique aristotélicienne, en l'Espagne mauresque au début du XIIe siècle et l’origine du mouvement de floraison des commentaires et traités d'Ibn Rushd, Averroès, allant de la République de Platon et de l'Ethique à Nicomaque d'Aristote d'Al-Farabi ;

 

        - A résumer les acquis d'une longue tradition, nourris par son expérience personnelle à travers des discussions plus techniques ;

 

·  En politologie :

 

       - A tenter au confluent de la psychologie, de l'éthique et de la politique, ou forme politologie, d'élaborer une méthode de perfectionnement intellectuel et moral à l'usage des hommes d'une époque agitée.

 

      - A dire que le moteur qui agit dans l'âme animale est une affection passive, née dans l'âme bestiale, alors que ce qui pousse à faire les actes humains est un moteur se trouvant dans l'âme, né d'une idée ou d'une croyance et que la majorité des actions humaines issue des quatre formes de la vie sociale formant un mélange d'actions animales et humaines, d'actes dépourvus d'humanité.

 

www.books.openedition.org, p.1.

 

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2. Avenzoar Ibn Zuhr savant musulman andalo-

marocain de langue arabe...

 

    Né en 1091, à Penaflor près, de Séville, et mort en 1162, à Séville, Avenzoar, Abumeron Ibn Zuhr est un savant et médecin musulman andalo-marocain. D’une famille de médecins, son père, Abu al-Alaa, était un médecin habile dans le diagnostic et le traitement des maladies, comme son grand-père. Il étudié la médecine auprès de son père, à l'Université médicale de Cordoue, après l’étude des lettres, de la jurisprudence, et la loi islamique. Il a connu le médecin et philosophe Ibn Roshd, Averroès. Il est aussi l'auteur de mouachahat, célèbres dans le répertoire musical arabe. Après un bref stage à Bagdad et au Caire il revient en Espagne, comme médecin, du calife Almoravide. Comme son père, il vit le calvaire sous le prince Ali Ibn Youssef Ibn Tachfin, qui l'emprisonne près de dix ans, à Marrakech. Il est l’auteur de : Kitab al-Tayssir fil-Mudawat wal-Tadbir, Le livre de la simplification des traitements et régimes, traduit en latin, sous le titre Rectificatio medicationis et regiminis, Venise (1490), et Lyon (1531), Kitab al-Aghziya, Le livre des denrées alimentaires, etc. Il est le premier : 

 

·  En médecine :

 

       - A travailler dans la lignée d'Hippocrate et de Galien, mais s'en démarque par son goût pour la pratique et l'expérimentation sur les animaux avant de les appliquer aux hommes ;

 

·  En expérimentation : 

 

      - A être le premier à faire une description détaillée de la trachéotomie en observant les effets expérimentaux sur une chèvre et à nourrir les malades présentant une paralysie du pharynx ou une dysphagie irréversible, par sonde trachéale ou rectale ;

 

      - A traiter de manière pertinente et décrire pour les épanchements péricardiques, les abcès du péricarde, les tumeurs médiastinales et les inflammations de l'oreille moyenne et comme clinicien, à décrire la tuberculose intestinale ;

 

      - A se concentrer sur la prophylaxie et la thérapeutique en s’intéressant aux affections cérébrales, dont il écrit l'un des meilleurs traités de médecine clinique arabe, avec des études pertinentes sur les maladies du cerveau et du système nerveux central, sur les comas, l'apoplexie, les convulsions, les épilepsies, les tremblements, la migraine, l'hémiplégie, l'hydrocéphalie, les états de démence et la catatonie, les luxations de vertèbres cervicales.

 

www.webcache.googleusercontent.com , p.1.

 

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3. Al Idrissi savant musulman marocain

de langue arabe...

 

 Né en 1099, à Sebta, actuel Ceuta, et mort en 1165, à Ceuta, de la famille des Chérifs idrissides, Al Idrissi, Al-Idrisi, ou Edrisi ou encore Charif Al Idrissi, Abu Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn Abdallah Ibn Idriss al-Qurtubi al-Hassani, ou Dreses, est un explorateur, géographe, botaniste médecin, et savant musulman arabe marocain de langue arabe... Il a grandi en Afrique du Nord et en Espagne. Il a étudié à Cordoue sous l'empire Almoravide, a exploré une grande partie de la Méditerranée et est allé aussi en Europe. En 1138, il va à Palerme, chez Roger II de Sicile. Il est l’auteur de : Kitâb Nuzhat al Mushtâq, Livre de divertissement pour celui qui désire parcourir le monde, Kitâb Rudjâr, Le Livre de Roger, Roger II, roi de Sicile, sur un grand planisphère en argent construit par Al Idrissi, etc. il est le premier à : 

 

·  En géographie :

 

      - A corriger la Géographie du Grec Ptolémée, du IIe siècle, perdue en Europe, mais préservée dans le monde musulman en grec et traduite arabe pour le calife abasside Al-Ma’mūn au début du IXe siècle en s’appuyant son compatriote, l'astronome hispano-musulman Azarchel, Azarkali, concernant la région ouest de la Méditerranée et en latin sur le chrétien espagnol Orose du Ve siècle

      - A avoir soutenu la théorie de la sphéricité de la Terre, même si ses cartes soient sous forme de disque, en expliquant que la terre est ronde comme une sphère, et que l'eau s'y tient par l'équilibre naturel qui ne subit pas de changement, avec une circonférence de 37 000 km, thèse démontrée, depuis le Ve siècle av. J.-C. par Aristote et Ptolémée.

 

      - A disposer du soutien de Roger de Sicile en faisant et en finançant des voyages lointains dont les comptes rendus s'ajoutent aux sources d’Al Idrissi ; 

 

·  En cartographie :

 

      - A construire une grande carte rectangulaire est composée de 70 feuilles rectangulaires, assemblées en 7 rouleaux de 10 feuilles chacun et subdivisant chaque «climat» en dix sections, ce qui découpe le monde en une grille de soixante-dix rectangles, représentée Chacune par une carte et décrite de façon détaillée ;

 

      - A établir la carte représente des villes, dont la méthode exacte employée est mal connue ses erreurs n’étant pas grandes ;

 

      - A mettre au point une encyclopédie géographique, complète intitulée Rawd-Unnas wa-Nuzhat al-Nafs, Plaisir des hommes et joie de l'âme, Kitab al-Mamalik wa al-Masalik, Livre des royaumes et des routes ;

 

·  En botanique médicinale :

 

      - A rédiger al-Jami-li-Sifat Ashtat al-Nabatat, Livre rassemblant les descriptions fragmentaires des plantes, ou sur les plantes médicinales en a faisant progresser les connaissances depuis les Grecs anciens, mettant en usage des médecins de nouvelles plantes médicinales avec leur évaluation médicale, avec les noms de ces plantes dans six à douze langues : syriaque, grec, persan, hindi, latin, berbère, soudanais ;

 

      - A avoir écrit sur la faune et la zoologie, œuvre écrite en arabe et traduite en latin.

 

www.lesclesdumoyenorient.com , p.1.

 

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4. Abubacer Ibn Tufayl savant musulman andalo-

marocain de langue arabe...

 

Né en 1110, à Wadi-Asch, an al-Andalus, et mort en 1185, à Marrakech, latinisé Abubacer, Ibn Tufayl, ou Abu Bakr Mohammed ben Abd-el-Malik ben Tufayl el-Qaïci, est un philosophe, astronome, médecin, mathématicien, mutazile, mystique soufi et savant musulman andalo-marocain de langue arabe... Il a subi l’influence d’Ikhwan al-Safa, Frères de la sincérité. Il exerce la médecine à Grenade, sous le Califat almohade, puis devient secrétaire provincial. Ensuite, il devient physicien du calife Abu Yaqub Yusuf, à Marrakech et se fait le protecteur d'Ibn Roshd, Averroès. Son œuvre philosophique va influencer Thomas Hobbes, John Locke, Isaac Newton et Emmanuel Kant. Il est l’auteur de : Hayy ibn Yaqdhan, Vivant fils du conscient, etc.

 

·  En philosophie :

 

      - A écrire un conte philosophique Hayy ibn Yaqdhan, Vivant fils du conscient, pour répondre à un correspondant désireux de connaître les «secrets de la philosophie illuminative», en lui narrant l’histoire de de l’enfant Hayy qui, sur une île déserte, parvient adulte seul, selon une autoformation, par ses propres moyens, à la connaissance de Dieu et l’union extatique avec le Principe de l’Univers ;

 

      - A faire des développements systématiques à la réfutation du système de Ptolémée, dans son œuvre Hayy ibn Yaqdhan ayant pour seul disciple Al-Bitrogi, Alpetragius des Latins, dont le système astronomique, en opposition à celui de Ptolémée, au XVIème siècle ;

 

·  En médicine :

 

      - A élaborer une encyclopédie de généralités ou Traité sur l’ensemble de la médecine Kulliyyât, le Colliget des scolastiques) ;

 

·  En astronomie :

      - A être un respect absolu à la physique d'Aristote ne reconnaissant que trois espèces de mouvements : centrifuges, centripètes et circulaires et à rechercher dans des modèles concentriques qui n'est conforme qu’à des calculs, non à la réalité, proposant pour la première fois des modèles planétaires sans équants, épicycles ou excentriques.

 

www.techno-science.net, p.1.

 

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5. Al-Maghribi savant juif marocain

de langue arabe...

 

      Né en 1130, à Fès, et mort en 1180, à Maragha, en Iran, né sous le nom de Samuel Abu Nasr ibn Abbas, est un mathématicien médecin marocain et savant juif marocain de langue arabe. Issu d'une famille juive originaire de Fès, il se convertit à l'islam à 33 ans et change$ ; de nom, Ibn Yahya al-Maghribi al-Samaw'al est. Il est l'auteur de : Traité sur les errements de sa première foi, Traité al-Bahir fi'l-jabr, Livre flamboyant de l'algèbre, etc. il est le premier :

 

·  En cartographie :

 

      - A avoir travaillé sur l’algèbre des polynômes avec son traité al-Bahir fi'l-jabr, Livre flamboyant de l'algèbre, en y développant des techniques opératoires sur les polynômes, extrait des racines carrés, et présentant une des premières formes de raisonnement par récurrence ;

 

·  En somme des carrés entiers :

 

      - A établir également la formule de somme des carrés des premiers entiers ;

                              n (n + 1) (2n + 1)

12   + 12 + … n2 = ------------------------

                                         6

www.dictionnaire.sensagent.leparisien.fr , p.1.

 

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6. Averroès Ibn Rochd musulman andalo-

marocain de langue arabe...

 

     Né en 1126, à Cordoue, en Andalousie, et mort en 1198, à Marrakech, au Maroc, Ibn Rochd, connu sous son nom latinisé Averroès, est un philosophe, théologien, juriste, médecin et savant musulman andalo-marocain de langue arabe... Il reçoit de maîtres privés une formation classique : l’étude, par cœur, du Coran, la grammaire, la poésie, la musique, des rudiments de calcul et l'apprentissage de l'écriture. Avec son père il étudie le hadîth, la Tradition du Prophète Mohamed et le Fiqh, droit musulman. Il est grand cadi, juge suprême, à Séville et à Cordoue et médecin privé des sultans almohades, à Marrakech, au moment du passage du pouvoir des Almoravides aux Almohades. Il est l’auteur de : les Abrégés, jawâmi, les Moyens, talkhîs et les Grands tafsîr. Il est le premier :

 

·  En philosophie :

 

       - A critiquer d'Al-Farabi, Al-Ghazali et Avicenne, considéré comme l'un des grands philosophes de la civilisation musulmane, en dépit d’avoir été accusé d'hérésie à la fin de sa vie, redécouvert lors de la Nahda, la Renaissance arabe, au XIXe siècle, en inspirant les courants rationalistes, réformateurs et émancipateurs musulmans ;

 

      - A mettre l'accent, dans son œuvre, sur la nécessité pour les savants de pratiquer la philosophie et d'étudier la nature créée par Dieu, en recommandant les sciences profanes, la logique et la physique et la médecine ;

 

      - A influencer, en Europe occidentale, les philosophes médiévaux latins et juifs dits averroïstes, comme tels Siger de Brabant, Boèce de Dacie, Isaac Albalag et Moïse Narboni, appelé le « Commentateur » d’Aristote,  Thomas d'Aquin et les néoplatoniciens de Florence lui reprochant de nier l'immortalité et la pensée de l'âme individuelle, au profit d'un Intellect unique pour tous les hommes aux idées intelligibles ;

 

      - A connaître des textes d'Ibn Bajja de Saragosse, en latin d'Avempace, philosophe aristotélisant, par le biais d'Ibn Harun, en tant que commentateur de l’Éthique à Nicomaque, en reprenant le bonheur par la connaissance des intelligibles, en lui reprenant l'idée qui veut que « l'intellect humain constitue une unité, à laquelle participent les individus.

 

      - A résumer pédagogiquement l'œuvre d'Aristote pour le calife Abu Yaqub Yusuf, en 1166, à retrouver l'œuvre authentique, pour un meilleur apprentissage, à partir de plusieurs traductions, les principes de la pensée logique dont la non-contradiction, et en y décelant des erreurs de traduction, des lacunes et des rajouts, en écrivant trois commentaires : les Abrégés, jawâmi, les Moyens, talkhîs et les Grands tafsîr ;

 

      - A écrire Le Discours décisif, le Dévoilement des méthodes de démonstration des dogmes, et L’Incohérence de l'Incohérence, dirigé contre la pensée d'Al-Ghazali, et son Incohérence philosophique ;

 

      - A rencontrer, en 1179, le futur soufi andalou Ibn Arabi, adolescent, qui le mentionne parmi ses influences ais en le la critiquant, préférant l'approche illuminative, l'expérience directe de l'amour de Dieu, à l'approche rationaliste des « étants créés par Dieu » ;

 

·  En médecine :

 

       - A rencontrer Avenzoar en professionnel, de trente ans son aîné, à pratiquer cet art, en tant que médecin de la cour almohade, tout en s’intéressant tant à la théorie, les concepts de la médecine, qu’à son exercice par lui-même

 

       - A distinguer par l'étude de la philosophie, une discipline négligée car suspectée d'éloigner de la Loi religieuse, en faveur des mathématiques et de la médecine qui étaient étudiées en Occident musulman, aux XIe- XIIe siècles ;

      - A soutenir l'égalité des sexes, la nécessité de ne pas cantonner les femmes aux rôles de la procréation, de l'allaitement et de l'éducation, en affirmant que les femmes doivent pouvoir travailler comme les hommes, en écho aux textes platoniciens sur la capacité des femmes à gouverner et à exercer les tâches habituelles des hommes ;

 

      - A reproduire en noir et blanc des instruments chirurgicaux dessinés dans l'encyclopédie médicale du XIe siècle du médecin musulman médiéval Abu Al-Qasim, Le Kitab al-Tasrif, Manuscrit du XVe siècle.

 

      - A utiliser la logique aristotélicienne pour faire des traités de médecine une science déductive qu'inductive, à contrario des praticiens de l'Antiquité, tel le Traités des sujets particuliers, La thériaque, les fièvres ;

 

      - A situer médicine à deux niveaux, l'un de philosophie ou de théorie médicale, définition de la nature de la médecine et de ses rapports avec la philosophie naturelle, vérités externes, sa place dans le monde, en référence à Aristote : sa logique, sa physique et sa métaphysique, l'autre est celui de la médecine appliquée, dominée par le lien Aristote et Galien, anatomie, physiologie dont, garant et référent, aux divergences comme autant de difficultés à éclaircir, vérités internes à la médecine, sa doctrine propre.

 

www.medarus.org, p.1.

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7. Ibn al-Banna al-Marrakushi savant musulman

marocain de langue arabe...

 

Né en 1256, à Marrakech, et mort en 1321, à Marrakech, Ibn al-Banna al-Marrakushi al-Azdi, ou Abu'l-Abbas Ahmad ibn Muhammad ibn Uthman al-Azdi, ou encore Abou-Hassan, est mathématicien, astronome et savant musulman marocain arabe de langue arabe... Il apprend connaissances fondamentales de son temps, en mathématiques et en géométrie, en traduisant les Éléments d'Euclide en arabe. Il enseigne les mathématiques à l'université Al-Qarawiyenne de Fès. Il écrit sur l'algèbre, l'astronomie, la linguistique, la logique. Il définit le premier une fraction comme étant le rapport de deux nombres, et à utiliser le mot almanach pour désigner une table astronomique et météorologique. Il est l’auteur de : Talkhis amal al-hisab, Sommaire des opérations arithmétiques, Raf al-Hijab Lever du voile sur les opérations du calcul, etc. Il est le premier :

 

·  En mathématiques :

 

       - A définir une fraction comme étant le rapport de deux nombres et à aborder les fractions, les sommes de carrés et de cubes, en traitant du calcul des racines carrées, et de la théorie des fractions continues ;

 

·  En astronomie et météorologie :

 

      - A utiliser le mot almanach pour désigner une table astronomique et météorologique ;

 

·  En calculs de juridiction quotidienne :

 

       - A faire les calculs sur des sujets juridiques de la vie quotidienne : calculs du niveau dans un canal d'irrigation

 

       - A expliquer par les mathématiques les lois islamiques d’héritage et des calculs des taxes légales à la suite d'un retard de paiements.

 

www.publimath.univ-irem.fr, p.1.

 

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VI bis. DE NOS JOURS :

AU MAROC LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS ET

CHRÉTIENS MAROCAINS DE LANGUE ARABE...

1963-2019

 

1. Rajaâ Cherkaoui El Moursli savante musulmane

marocaine de langue arabe...

 

     Née en 1954, à Salé, au Maroc, Rajaâ Cherkaoui El Moursli est une chercheuse spécialiste en physique nucléaire et savante musulmane marocaine de langue arabe... Après son baccalauréat sciences mathématiques, au lycée Descartes à Rabat, elle suit ses études supérieures jusqu’au doctorat ès sciences physique à l’université Joseph-Fourier de Grenoble-I. Elle est une des précurseuses de la participation officielle du Maroc à la collaboration internationale ATLAS, au CERN à Genève (1996). En 2013, elle est vice-présidente à la recherche, la coopération et le partenariat de l’université Mohammed V-Agdal. Elle est lauréate du prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science (2015). Elle fait ses premiers travaux de doctorat, au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble sur la physique des ions lourds. En 1982, elle rentre dans son pays, en tant qu’enseignant chercheur (1996). Elle est l’auteure de : La preuve de l’existence du boson de Higgs, etc. Elle est la première :

 

·  En responsable du Laboratoire de physique nucléaire :

        

       - A être responsable du Laboratoire de physique nucléaire (LPNR), à développer plusieurs thèmes autour d’applications des techniques nucléaires, en étant à la base de la collaboration avec le CERN, dans le projet ATLAS, en s'impliquant dans la création du premier master de physique médical à la Faculté des sciences Mohammed V-Agdal ;

 

       - A devenir membre du conseil scientifique du Centre national des études des sciences et techniques nucléaires (CNESTEN),  en mettant en place plusieurs masters à l’université, dont le master de physique médicale au Maroc,  en encadrant et co-encadrant nombre de thèses de doctorat et de doctorat d’état ;

 

·  En tant expert de l’AIEA :   

     

       - A participer en tant qu’expert de l’AIEA, à plusieurs formations au Maroc et en Afrique et en tant qu’auteure ou co-auteure de centaines de papiers dans des conférences et journaux nationaux et internationaux, et que membre du comité de lecture de plusieurs conférences et revues internationales ;

 

       - A être nommée vice-présidente pour la recherche, la coopération et le partenariat de l’université Mohammed V-Agdal. Sans s'éloigner de ses préoccupations scientifiques, elle participe à plusieurs associations professionnelles et culturelles ; en particulier Présidente de l’Association marocaine de radioprotection (AMR) et vice-président de l’Association des ingénieurs en génie atomique (AIGAM). Elle a été nommée en 2006 membre correspondant de l'Académie Hassan II des sciences et techniques ;

 

·  En militante de la recherche :  

      

       - A être surnommée « militante de la recherche », par un magazine marocain, en consacrant une importante partie de son temps et de son énergie à améliorer le niveau de la recherche scientifique marocaine, en contribuant aussi de manière qualitative à une amélioration du système de santé marocain, et récompensée pour sa contribution majeure à l’une des plus grandes découvertes de l’histoire de la physique : la preuve de l’existence du boson de Higgs, la particule responsable de la création de masse dans l’univers, et  primée parmi cinq femmes du continent africain, pour ses contributions en Physique des hautes énergies et physique nucléaire.

 

www.100femmes.mai, p.1.

 

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2. ABdelghani Chehbouni savant musulman

marocain de langue arabe...

 

     Né en 1963, à Marrakech, au Maroc, ABdelghani Chehbouni est docteur en hydrologie et télédétection et savant musulman marocain de langue arabe... Il est lauréat de l’Université Polytechnique Mohammed VI, au Maroc. Il obtient son B.S. en fluides mécaniques de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse, France (1987) et sons M.S. en Environment Science de l’Institut National Polytechnique de Toulouse (1989), et un PhD en Hydrologie et télédétection de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse (1992). Il travaille, à l’Université d’Arizona, 18 mois et au Jet Propulsion Laboratory, 2 ans. Il est co-chercheur de plusieurs de programmes télédétection, VEGETATION, ERS2/ATSR2, EOS. Sa principale recherhe porte sur l’application de la télédétection data dans l’interface sol-biosphère-atmosphère dans les zones arides et semi-arides. Il a participé à plusieurs expérimentations MONSOON'90, Hapex Sahel, et est co-directeur de sol-biosphère-atmosphère -Surface-Atmosphère, SALSA, programme international. Il rejoint CESBIO, en 2000, comme leader du groupe d’hydrologie. Il est l’auteur d’ : Un projet de recherche sur les problèmes de désertification, etc. Il est le premier :

 

·  En Chercheur à l'Orstom à la NASA et le LERT sur l’eau Maroc :

 

         - A travailler en collaboration avec l'Orstom, Organisme de recherche Scientifique et Technique d’Outre- Mer, la NASA, National Aeronautic and Space Administration, et le LERT, Laboratoire d’Etude et de Recherche en Télédétection Spatiale à Toulouse, un projet de recherche sur les problèmes de désertification ;

 

         - A mener des travaux au sein de la NASA préoccupant les autorités marocaines pour le problème de l’eau et combattre la sécheresse au Maroc, en y conviant à la constitution d’un réseau de compétences formulant des solutions d’une meilleure gestion de l’eau ;

 

·  En eau pour l’agriculture :

 

         - A entreprendre différentes approches de l’usage de la télédétection à estimer la consommation d’eau dans l’agriculture, résumant une gestion des ressources d’eau dans l’agriculture a besoin d’être dirigée et contrôlée le budget en eau de cultures ;

 

         - A noter que cette information est utile pour estimer l’usage de l’eau à ‘échelon régional ou d’aider à appliquer dans l’irrigation au bon moment pour chaque espèce de terrain, et que de ce point de vue la télédétection apporte une information clé en évapotranspiration, ET, à l’espace cultivé qu’on ne peut obtenir par d’autres moyens

 

         - A indiquer qu’il y a aussi divers moyens d’interpréter la température obtenus à la fois du satellite lié au budget de l’énergie solaire à interpréter la température, à comparer en pixels dans l’espace subissant cette sécheresse et humidité cernant simultanément l’espace dans une contextuelle approche ;

 

·  En combinaison d’approches par radar data :

 

         - A observer que le principal problème avec l’approche TIR est d’estimer en temps de satellite dépassant les besoins de consommations à être extrapolés en un jour, en plusieurs jours, une bonne probabilité d’une haute résolution en haute répétitivité TIR, à télédétecteur l’actuelle végétation, avec l’avantage de produire l’information sur le manque de moisissure au sol, par exemple que l’irrigation interne non connue pour chaque  terrain est simulée en thermal ou en radar data ou par SAR data ;

 

·  En lutte contre la désertification en Afrique :

  

         - A co-animer au nom de l’IRD de un atelier avec José Camacho de OMM, et Rajendra Pandey d’ ISP, un atelier sur la sécheresse, l’eau et l’hydrologie en Afrique,  en examinant les questions : de la façon d’évaluer l’efficacité du suivi de la sécheresse et des mesures d’atténuation entreprises dans le cadre de la gestion durable des terres et des eaux, l’exigence minimale en matière d’évaluation, permettant aux décideurs de prendre des initiatives améliorées sur les variables, surveiller dans les rétroactions et interactions entre le changement climatique et les DDTS et la façon d’évaluer les pratiques et technologies durables en recommandant des prises en considération et des applications à plus grande échelle ;

 

         - A suggérer que la gravité et les suites de la sécheresse doivent être étudiées en utilisant une approche multidisciplinaire et un système d’observation basé sur le terrain pour l’évaluation et la rétroaction,  la gestion des terres des eaux comme partie intégrante du système de suivi de la sécheresse, et que les effets de la sécheresse sur la dégradation des terres et la désertification doivent être étudiés.

 

www.persee.fr, p.1.

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2. Kamal Oudrhiri marocain savant

Musulman de langue arabe...

 

     Né en 1968, à Fès, au Maroc, décoré de la médaille et de cinq prix d’excellence de la NASA (2019), Kamal Oudrhiri, un chercheur scientifique et savant musulman marocain de langue arabe... Il est responsable du département d’études planétaires à la NASA, dans le domaine de la communication, de la science radio, du radar et des technologies Quantum. Il a intégré les rangs de la NASA (1993). Il est à l’origine de multiples contributions de projets et programmes de la NASA. Il arrive aux Etats-Unis faire ses études supérieures, à la fin des années 1980. En 1993, il est le premier Marocain à intégrer la NASA. Il est l’auteur du : Projet “Laboratoire des atomes refroidis”, etc. Il est le premier :

 

·  En caractérisation atmosphérique planétaire :

 

        - A compter une vingtaine d’années de service au sein de l’Agence leader de l’exploration aérienne et spatiale, y occupant le poste de responsable du groupe Planetary Radar & Radio Sciences du Jet Propulsion Laboratory dont les recherches portent sur la caractérisation atmosphérique planétaire, la science de la gravité et le radar bistatique,

 

        - A être chargé du projet “Laboratoire des atomes refroidis”, Cold Atom Lab, CAL, une installation de physique quantique de la Station spatiale internationale mise en orbite, depuis mai 2018, qui crée la matière la plus froide de l’univers,

 

·  En exploration de Mars Mercure Juno Jupiter :

 

       - A assumer lors des deux dernières décennies, des fonctions de direction dans plusieurs missions importantes de la NASA, parmi lesquelles, Mars Exploration Rovers, MER, la mission GRAIL, le Mars Science Laboratory, MSL, la mission Juno Jupiter,

 

       - A prendre part à différents projets de pointe comme le laboratoire des atomes refroidis, la mission InSight sur Mars ; MarCO, la première mission interplanétaire de Cubesat ; l’expérience scientifique de radio-occultation MAVEN (ROSE), et la mission surnommée “New Horizons Ultima Thule”, le premier survol de la Ceinture de Kuiper, une terre lointaine et jusque-là inexplorée, située à plus d’un milliard de kilomètres de Pluton,

 

·  En engins et robotiques spatiaux :

 

       - A travailler en collectif pour développer la prochaine génération d’engins spatiaux et d’infrastructures au sol nécessaires pour soutenir les objectifs des futures missions spatiales humaines et robotiques de la NASA.

 

www.telquel.ma, p.1..

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VII. À l’ÉPOQUE MÉDIÉVALE :

EN ARABIE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS

ET CHRÉTIENS DE LANGUE ARABE...

801-1406

 

1. Al-Kindi savant musulman

de langue arabe...

 

      Né en 801, à Koufa, et mort en 873, à Bagdad, dit «le philosophe des arabes», Abu Yusuf Yaʿqub ibn Isḥaq al-Kindi, son nom latinisé Alkindus ou Al-Kindi, est un philosophe encyclopédiste hellénisant et savant musulman de langue arabe... Originaire de la tribu sud arabe de Kindah, il fait ses études à Bassorah, où son père était gouverneur, à Bagdad, capitale abbasside, depuis 762. Mais en 847, le calife Jafar al-Mutawakkil renie le mutazilisme et Al-Kindi tombe en disgrâce (848) et sa bibliothèque est confisquée, et lui sera rendue quelque temps avant sa mort. Il est l’auteur de : Philosophie première, la métaphysique la connaissance de la Réalité Première, etc. Il est le premier :

 

·  En traduction encyclopédique :

 

      - A synthétiser, organiser et évaluer les savoirs de son temps, dans des domaines divers : philosophie, mathématiques, astronomie, physique, chimie, technologie, musique ;

 

      - A bénéficier du mécénat des trois califes mutazilites abbassides, dont Al-Ma’mūn, fondateur la Maison de la sagesse, Baït al-hikma, en 830, avec nombre de traducteurs en arabe de tous les livres disponibles persans, indiens, syriaques et surtout grecs, dont ses collègues Al-Khwârizmî, les frères Banou Moussa, chargé de traduire es savants grecs, mais ses faibles connaissances du grec, l’amènent à seulement améliorer les traductions des autres, et à ajouter ses commentaires des œuvres grecques ;

 

·  En philosophie :

 

       - A devenir le précurseur de l'aristotélisme arabe, tout en refusant le platonisme, il reprend chez Aristote la notion de deux niveaux de réalité : la réalité mouvante et instable source d'une connaissance pratique inférieure, en se tournant vers l'intemporel, l'immobile, l'immuable, source de la connaissance pure et celle des mathématiques.

 

       - A indiquer que étudier la philosophie, il faut commencer par les mathématiques, dans l'ordre suivant : arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Puis continuer par la logique, la physique et la métaphysique, puis la morale, et enfin toutes les autres sciences qui découlent des premières ;

 

       - A définir dans son ouvrage Philosophie première, la métaphysique, la connaissance de la Réalité Première, cause de toute réalité, visant la connaissance des raisons des choses, la connaissance physique étant simplement la connaissance des choses et correspondant à l'aristotélisme pur et simple, qui est une théologie, le Réel premier, dans le cadre d'une islamisation de l'héritage philosophique grec ;

 

       - A reprendre une preuve par Aristote de l'existence de Dieu, sur la nécessaire finitude du temps : car il est impossible d'arriver au temps présent en franchissant une distance de temps infinie ayant donc nécessairement un début, en postulant l'existence de quelque cause première, et nécessairement une, à la différence de toute chose, Dieu se définissait alors comme le Principe Premier de toute chose, l'Un vrai, comme unique, nécessaire et non lui-même causé (immanence), voire infini. Selon Al-Kindi, le créateur est un absolument, ce faisant Dieu n'a pas d'attributs distincts de son essence, n'ayant ni matière, ni forme, ni qualité, ni relation, ni genre, ni intellect, l'unité pure créatrice, énumérant ce qu'il faut nier de Dieu, selon les concepts de la philosophie grecque ;

 

       - A faire du Coran un agent intermédiaire, contingent et créé, puisque Dieu est selon lui sans attributs, suscitant  des années plus tard contre lui, la colère de théologiens tel al-Achari  refusant l'idée d'une causalité seconde et indirecte, selon sunnite, le Coran, parole propre à Dieu, est incréé.

 

·  En sciences :

 

       - A dire que la lecture des Anciens et la connaissance livresque sont insuffisantes, qu’il faut « suivre la voie des sciences, comprendre et évaluer, et non seulement retenir la lettre ;

 

       - A contester l’idée d’Aristote de la chaleur terrestre liée au mouvement des sphères célestes, sans expliquer la formation de la neige et de la grêle dans l'atmosphère, en assouplissant la conception des qualités premières : seul le feu est chaud dans l'absolu, l'air n'est chaud que par rapport à l'eau, et l'eau n'est froide que par rapport à l'air, le froid et le chaud ne sont plus des qualités métaphysiques absolues, mais évaluées par l'observation des faits, avec des degrés relatifs de qualités, ouvrant la voie à la quantification ;

 

·  En mathématiques :

 

       - A écrire de nombreux ouvrages sur l'arithmétique, manuscrits sur les nombres indiens, l'harmonie des nombres, la géométrie des lignes, les multiplications, la mesure des proportions et du temps, les algorithmes ;

       - A écrire sur l'espace et le temps, tous les deux finis, car selon lui, pour les philosophes grecs, l'existence d'une grandeur infinie conduit à un paradoxe impossible, l’animation de l'axiome des parallèles ou le 5e postulat d'Euclide ;

 

       - A écrire sur la géométrie, suivant la tradition de recherches sur l'axiome des parallèles d'Euclide, en donnant un lemme sur l'existence concevable de deux lignes droites distinctes dans le plan, à la fois non parallèles et sans intersection, littérale qui se rapprochent sans se rencontrer quand elles s'éloignent, une étape vers la géométrie non euclidienne ;

 

       - A montrer en géométrie sphérique, comment construire un point, étant donnés deux autres points avec leurs distances au premier, sur la même sphère, au compas, réalisant, en termes de géodésie moderne, une construction par intersection linéaire ;

 

       - A s'intéresser au problème mathématique de l'apparition du croissant de lune, en montrant que le moment de sa visibilité ne peut être qu'approché, en traduisant en arabe le commentaire de Théon d'Alexandrie sur l'Almageste de Ptolémée ;

 

·  En sciences physiques :

 

       - A traiter de l'optique géométrique mais, selon l'esprit de l'époque, sans séparer clairement la théorie de la lumière de celle de la vision, à démontrer la propagation rectiligne des rayons lumineux, par l'étude géométrique de l'ombre projetée par un corps éclairé par le passage de la lumière à travers une fente ;

 

       - A s'intéresser à l'étude des « miroirs ardents », au problème d'Anthémius de Tralles de la construction d'un système de miroirs permettant de réfléchir vers un même point les rayons solaires tombant en leur centre et  du problème des couleurs, en particulier du ciel, en soutenant que l'azur n’est pas la couleur du ciel, mais un mélange d'obscurité et de lumière solaire réfléchie par des particules terrestres dans l'atmosphère ;

 

       - A ramener en hydrostatique, la théorie des corps creux flottant, les bateaux, à celle des corps flottants pleins, bateaux chargés ;

 

·  En chimie :

 

       - A traiter des huiles essentielles obtenues par distillations de végétaux, dans son Épitre de la chimie des parfums et des distillations, où l'on trouve 107 recettes de fabrications avec la description des instruments utilisés ;

 

      - A traiter dans son Épitre sur les épées, sur l'obtention de l'éclat de l'acier, acier de Damas, et  s'opposant comme Avicenne, à l'alchimie de transmutation des métaux considérée comme impossible, dans Le livre de la mise en garde contre les tromperies des chimistes ;

 

·  En médecine :

 

       - A tenter dans le domaine pharmaceutique, d'établir des règles mathématiques pour déterminer l'effet final d'un remède composé, à partir de la quantité et des degrés de qualité de chaque ingrédient.

 

·  En musique :

 

       - A mettre en évidence comme Pythagore dans ses ouvrages sur la théorie musicale, il que les sons produisant des accords harmonieux ont chacun une hauteur précise, un degré d'harmonie dépendant de la fréquence des sons, décrivant la touche du oud ou luth à manche court, accordé par quartes, théorie des sept doigtés, d’un système préconisé par Al-Kindi comme un système pythagoricien simple.

·  En cryptographie :

 

       - A publier le premier ouvrage connu de cryptanalyse, manuscrit sur le déchiffrement des messages codés retrouvé, en 1987, dans les archives ottomanes d'İstanbul, sur la technique d'analyse fréquentielle des lettres du texte chiffré ;

 

·  En lexicographie :

 

       - A développer des calculs pratiqués par le lexicographe Al-Khalil, analyse phonologique avec arrangements et combinaisons de lettres, analyse combinatoire réunissant les linguistes et algébristes dans l'étude de la langue du Coran en s'appliquant aux domaines de la phonologie, de la lexicographie et de la cryptographie.

 

www.webcache.googleusercontent.com, p.1.

 

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2. Johannitius Hunayn Ibn Ishaq savant

chrétien de langue arabe...

 

      Né en 808, à Al-Hira, capitale de la dynastie arabe des Lakhmides, et mort en 873, à Bagdad, originaire de la tribu des Banu l-'Ibad, latinisé Iohannitius » ou « Johannitius, Hunayn Ibn Ishaq, ou Abu Zayd Ḥunayn ibn Isḥaq al-Ibadi, est un médecin, traducteur enseignant et savant chrétien-arabe de langue arabe... Il a servi neuf califes musulmans abbassides, directeur de la maison de la Sagesse sous Al-Mamun (786-833), Al-Wathiq (842-847), Ja'far al-Mutawakkil (847- 861). dit le «maître des traducteurs». Il traduit des œuvres grecques, médicales, en syriaque, la langue sa communauté religieuse, et en arabe, sa langue maternelle. Il est l’auteur de : Al Masa'il fi al-Tibb, Les Questions sur la médecine, etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

      - A traiter les problèmes généraux de la médecine, de l'ophtalmologie, les différentes maladies de l'œil, la pharmacopée, de l'hygiène sur le coït,  le bain, la diététique : les aliments et bienfaits de la nourriture, la façon saine de faire usage de la nourriture et de la boisson, les sortes de mets, les obèses et les maigres, la prophylaxie et la thérapie des dents, les douleurs de l'estomac, le traitement des mélancoliques en psychiatrie, la pédiatrie, les soins à donner des convalescents, à partir de Galien ;

 

·  En astronomie :

 

       - A observer le ciel et l'univers, l'action du soleil et de la lune, la lumière comme non substance, selon Aristote, le chatouillement, la mort ;

 

·  En pharmacopée :

 

       - A traiter sur la préparation des médicaments, les médicaments composés, la saignée, les médicaments de l'œil, Le livre de la vue, les médicaments choisis, le traitement de la gale, Le livre de la thériaque, le traitement du coup de chaleur, le traitement de la convalescence, Le traité des signes, les médicaments de substitution, les questions sur l'urine, les questions sur les maladies aiguës ;

 

·  En traduction médicale :

 

       - A créer une entreprise familiale privée de traduction à la demande, un travail très lucratif,  un dinar pour une livre de manuscrit,  centrée sur  la littérature médicale d'origine grecque, avec une équipe de collaborateurs médecins de formation ;

 

       - A réviser en trois langues le grec ancien, le syriaque et l'arabe, avec son fils Ishaq, les versions syriaques des textes grecs, que ses collaborateurs traduisent ensuite en arabe, en  contribuant à élever cette langue au rang d'organe des sciences et de la philosophie ;

 

       - A insister sur la nécessité de parfaite maîtrise de la langue de départ et de la langue d'arrivée, mais aussi sur la compréhension profonde du sujet du texte, excluant les méthodes mécaniques de traduction, du mot à mot ignorant les différences syntaxiques entre les langues, et les figures de style au risque du contresens ;

 

·  En terminologie :

 

       - A créer de la terminologie arabe, en l'absence totale de termes scientifiques dans cette langue, en inventant un vocabulaire scientifique et technique, par décalques des mots grecs, philosophia, arabisé en falsafa, par  des équivalents de sens,  le terme médical «pylore, bawab, « portier » ;

 

·  En musique :

 

       - A rédiger des aphorismes relatifs la musique traités aux chapitres XVIII et XX, introduits par les remarques rares des philosophes.

 

www.legeneraliste.fr, p.1.

 

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3. Ibn Luqa savant chrétien

de langue arabe...

 

      Né en 835, à Baalbek, Héliopolis, en Syrie byzantine, et mort en 912, en Arménie, Ibn Luqa, ou Qusta ibn Luqa al-Ba’labakki, Constantin fils de Luc, le grec, l'arabe, et le syriaque est un médecin, philosophe, mathématicien,  astronome, naturaliste, traducteur et savant chrétien de langue arabe... Il est, avec Hunayn ibn Ishaq, l'un des savants-clefs de la transmission du savoir grec de l'Antiquité au monde arabo-musulman. Il fait des études de médecine et voyagea, dans l'Empire byzantin. Il va à Bagdad pour y faire carrière de traducteur, en apportant avec lui des livres grecs. Il se met au service des califes : al-Mustain (862-866), al-Mutamid (870-892) et al-Muqtadir (908-932). Invité Sanharib, il va à la cour du roi Smbat Ier d'Arménie et y meurt, où on lui fait un tombeau. Il est l’auteur de : De sphæra solida, etc. Il est le premier :

 

·  En astronomie et astrologie :

 

      - A écrire des traités sur l'usage du globe céleste, De sphæra solida, sur la configuration des corps célestes, une Introduction à la science de l'astronomie et astrologie, à la configuration et aux mouvements des corps    célestes et des étoiles, sur l'usage de l'astrolabe sphérique et l'usage de la sphère armillaire ;

 

·  En traduction :

      - A traduire en arabe le traité Sur la taille et la distance du soleil et de la lune d'Aristarque de Samos, les Sphériques et les Habitations de Théodose de Tripoli, les Levers et couchers des astres d'Autolycos de Pitane, le traité De l'ascension des signes zodiacaux d'Hypsiclès, et la Petite astronomie, un recueil de textes de géométrie introduisant à l'astronomie de Ptolémée, De horoscopo d'Asclépios ;

 

·  En mécanique :

 

      - A traduire en arabe les Pneumatiques de Héron d'Alexandrie, la Physique d'Aristote, les commentaires d'Alexandre d'Aphrodise, le commentaire sur la Physique de Jean Philopon, En mécanique :

 

·  En mathématiques :

 

      - A traduire des Éléments d'Euclide, de l'Arithmétique de Diophante et des Géoponiques de Cassianus Bassus, un commentaire du troisième livre d'Euclide, un autre sur Diophante, et une Introduction à la géométrie ;

 

·  En psychologie :

 

      - A écrire un traité de psychologie sur la différence entre l'esprit et l'âme, traduit en latin au XIIe siècle par Jean de Séville, De differentia spiritus et animæ, au XIIIe siècle, un livre canoniques de la Faculté des Arts de l'Université de Paris, un traité sur les causes des différences que présentent les hommes dans leurs caractères, leur conduite, leurs passions et penchants ; un traité sur la différence entre l'animal raisonnable et l'animal non raisonnable ;

 

      - A rédiger une apologie du christianisme, en réponse au savant musulman Ibn al-Munajim, et son traité Al-Buhran, La preuve, où démontre par la logique la vérité de la prophétie de Mahamed, en lui demandant de le réfuter s'il en est capable.

 

www.publimath.univ-irem.fr, p.1.

 

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4. Ibrahim ibn Sinan savant musulman

 de langue arabe...

 

     Né en 908 et mort en 946, à Bagdad, d’Ibrahim ibn Sinan, Ibrahim ibn Sinan ibn Thabit ibn Qurra, plus connu sous le nom, est un mathématicien, astronome, et  savant musulman de langue arabe... Il est l’auteur de : rasa’il ibn Sinan, Epîtres. Il est le premier : 

 

·  En mathématiques :

 

       - A apporter une nouvelle vision de la géométrie, en apportant des développemants significatifs et inventant de nouvelles méthodes ;

 

       - A poursuivre les études d’Archimède sur les aires et les volumes, par des commentaires sur l'Almageste de Ptolémée, dans ses sept traités et sa Lettre sur la description des notions ;

 

       - A travailler sur les sections coniques, en étudiant plus les tangentes aux cercles ;

 

       - A introduire sur la quadrature de la parabole, une méthode d'intégration plus générale que celle d'Archimède, une théorie sur la quadrature du cercle plus simple que celle d'Archimède, et ne sera surpassée qu'après la découverte du calcul intégral ;

 

·  En astronomie :

 

       - A étudier les mouvements apparents du Soleil, selon la géométrie des ombres, en s'intéressant aux différentes manières d'exprimer l'heure grâce au soleil, dans  un traité sur l’analyse des données connues, depuis Ptolémée, tout en exposant sa propre théorie sur le mouvement solaire, selon son grand-père, Ibrahim, en formulant une méthode pour dessiner les courbes nécessitées par la conception des cadrans solaires, qui sera  longtemps appliquée ;

 

       - A parvenir dans son traité Sur la mesure de la parabole, à prouver que la surface d'un segment de parabole représente les quatre tiers de l'aire du triangle inscrit ;

 

·  En philosophie et géométrie :

 

       - A se préoccuper plus de la philosophie des mathématiques, en écrivant un traité sur l’analyse et la synthèse, faisant observer que les géomètres contemporains avaient négligé la méthode d'Apollonios ;

 

www.cahiers.crasc.dz, p.1.

 

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5. Hai ben Sherira savant juif africain

de langue arabe...

 

       Né en 939, à Babylone, et mort en 1038, à Poumbedita, Hai ben Sherira, ou Le Rav Haï ben Sherira Gaon, est un rabbin babylonien, d’Irak actuel, et savant juif africain de langue arabe... Il est le dernier grand Gaon, directeur d'académie talmudique de Poumbedita, près de Falloujah, en Irak actuel. Il étudie avec son père, Gaon, grand rabbin, de Pumbedita. Il est mis, un temps en prison par le calife Qadir. A la mort de son père il est nommé Gaon (998). Son père dans son Iggeret, Lettre aux Juifs de Kairouan, en Afrique, dit que leur famille est d'ascendance davidique. Des élèves venant de l'empire byzantin, d'Italie, d'Égypte en Afrique, d'Espagne viennent écouter ses leçons. Des questions, recevant ses réponses, lui parviennent de Grenade, de Kairouan, de Fostat, en Afrique, et d'ailleurs. Il était connaisseur de la littérature hébraïque, judéo-arabe, du Coran et des Hadith, de Platon, d'Aristote et d'al-Farabi, de la Septante, du calendrier et de l'histoire grecque et de la traduction persane de Kalila wa-Dimna. Il est l’auteur de : Commentaire de Juda ibn Balaam dans le Livre d'Isaïe, etc. Il est le premier :

 

·  En motekallam d'affinité avec l'acharisme orthodoxe :

     

     - A ne pas hésiter, selon un dayan sicilien, à consulter les Catholicos pour une difficulté exégétique sur Ps. 141:5, arguant que ses prédécesseurs des temps anciens étaient à l'écoute de tous, y compris ceux qui ne partageaient pas leur foi,  ayant une bonne connaissance des mouvements théologiques de son temps, en se sentant avoir plus d'affinité avec l'acharisme orthodoxe, au point que Moïse ibn Ezra le qualifie, dans son Kitāb al-Muḥāḍarawa al-Mudhākarain (1196), de Motekallam, à disputer avec des théologiens musulmans, en utilisant parfois leur propre méthode polémique ;

 

·  En loi et coutumes traditionnelles :

     

     - A être très attaché aux traditions et aux coutumes, avec pour principe que dans les cas où le Talmud ne donne pas de décision adhérer aux coutumes traditionnelles, même de suivre toutes les coutumes qui ne sont pas en opposition directe avec la loi, en observant la coutume de ne pas boire d'eau pendant les Teḳoufot, tout en dénonçant les abus de son temps: les vœux et promesses faits l'an prochain, et contre le refus de donner une sépulture aux personnes excommuniées et à leurs relations ;

 

·  En sciences ésotériques ou de la philosophie :

 

     - A prendre position sur l'étude des sciences ésotériques et de la philosophie, qu'il déconseille, craignant qu’une fois trop poussées, détournant de l'étude de la Loi judaïque, dont les opinions philosophiques sont à peine esquissées dans un petit nombre de responsa, et ne sont connues, de nos jours, qu'avec la publication du commentaire de Juda ibn Balaam dans le Livre d'Isaïe, sur les questions de prescience divine, considérant les traditions kabbalistiques, comme véridiques une fois remontées à une source ancienne, comme les Talmuds ;

 

·  En récitation des Psaumes atteignant un état extatique :

 

     - A penser de la tradition des quatre qui sont entrés dans le verger de la connaissance, il cite l'opinion de divers docteurs de la Loi, selon qui des personnes particulière peuvent, à l'aide de mortifications et de récitation des Psaumes, atteindre un état extatique et « voir » les palais célestes, heikhalot, contrairement à son beau-père aux d'anciens savants estimant  que Dieu révèle les merveilles des cieux dans cet état d'extase, mais en réponse à la question aux habitants de Fès, au Maroc,  relative aux proportions de Dieu,  leur répondant que Dieu est au-delà de toute qualification corporelle, et que, le Talmud interdit d'en discuter en public, tout en raillant la croyance talmudique, que des miracles peuvent être réalisés au moyen de Noms divins ;

 

·  En responsa principalement en judéo-arabe :

 

     - A formuler de nombreux responsa contenant des explications de passages choisis, légalistiques, halakha, et non-légalistiques, aggada, du Talmud, dans ses décisions halakhiques, selon le Talmud de Jérusalem, mais sans la moindre autorité, rédigeant ses responsa dans la langue de la personne adressant la question, principalement en judéo-arabe, mais quelques-uns ont été préservés.

 

www.persee.fr, p.1.

 

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5. Alhazen Ibn al-Haytham savant musulman

de langue arabe...

 

      Né en 965, et en , à Bassora, Irak actuel, et mort en 1040, au  Caire, Alhazen, ou Alhacen, Ibn al-Haytham, ou Abu Ali al-Hasan ibn al-Hasan ibn al-Haytham est un mathématicien, philosophe, physiologiste et physicien, et savant  musulman de langue arabe. Il reçoit une éducation qu’il poursuit, à Bagdad et débute son œuvre scientifique dans sa ville natale. Il est convié par le calife Hakim pour endiguer du Nil, en l’Égypte.  Après une expédition dans le désert allant jusqu’à la source du fleuve, il découvre que le projet est impossible. De retour au Caire, par crainte du calife, il feint la folie et se fait mettre à résidence et se met à écrire sur divers sujets. A la mort du calife, il cesse de feindre la folie et sortir de sa résidence (1021). Il entreprend des voyages, en en Al-Andalus.  Il meurt au Caire sous le califat fatimide. Il est l’auteur de : Kitab fil Manazir, Traité d’optique, etc. Il est le premier :

 

·  En méthodologie de la recherche :

      - A formuler les lois de la démarche scientifique, en inventant une méthode systématique et rigoureuse pour débarrasser son raisonnement de tout préjugé, dans la recherche de la vérité est stricte, sur une voie pleine d’embûches, en laissant de côté ses opinions et les écrits des anciens qu’il met  en doute et tout soumettre à l’esprit critique ;

 

      - A se méfier de la logique et de l’expérimentation, car chaque être humain est sujet à des d'imperfections, remettant en cause ses propres théories, à chaque recherche pour éviter les préjugés et à la paresse intellectuelle ;

 

·  En optique :

 

           - A faire des recherches concernaient l'optique géométrique et physiologique, à étudier la lumière, à expliquer pourquoi le soleil et la lune semblent plus gros en s’approchant de l'horizon, à établir que la lumière de la lune ne vient pas du soleil, à contredire Ptolémée du fait que l’œil émettrait de la lumière, car la lumière du soleil est diffusée par les objets pour entrer dans l’œil ;

 

      - A décrire l'anatomie de l'œil avec un diagramme, datant de Galien, avec quant à savoir s'il l’a copié d'un ancien manuscrit grec, ou s'il l’a fait par une dissection contemporaine,

 

      - A énoncer une théorie du jugement et de la reconnaissance des objets, en remarquant que l’on ne reconnaît que les objets que l’on connaît, et que l'image d'un objet demeure quelque temps après avoir fermé les yeux, car la reconnaissance est basée sur la mémoire et non une simple sensation liée au jugement, car on ne reconnaît pas les objets inconnus ;

 

      - A écrire un Traité d'optique, consacré à la physique optique (1015-1021), en prouvant scientifiquement la théorie de l’intromission de la lumière entrant dans l’œil, car tous les objets reflètent la lumière dans toutes les directions, et lorsqu’un rayon entre en collision à 90° avec l’œil qu'on voit l’objet reflétant le rayon, et que l’image, se forme sur le cristallin.

 

      - A dire que l’œil peut percevoir la forme, la couleur, la transparence et le mouvement de quelque chose, que l’œil perçoit deux images même si on ne voit qu'une par la démonstration et non par la logique du raisonnement et que la réfraction de la lumière est dû à un ralentissement ou une accélération de la lumière dans son déplacement, en explique le pouvoir grossissant des lentilles ;

               

·  En catadioptrique :

 

      - A discuter de la catadioptrique, dans son traité d'optique sur la question connue aujourd'hui sous le nom de problème d'Alhazen sur la réflexion sur un miroir sphérique, en tant que l’un des promoteurs de la méthode scientifique expérimentale et l'un des premiers physiciens théoriciens à utiliser les mathématiques, par  ses travaux dans les domaines de l’optique physiologique et de l'optique et  le premier scientifique, héritier des scientifiques grecs et indiens ;

 

·  En mécanique :

 

           - A étudier la mécanique du mouvement, en disant qu’un objet en mouvement continue de bouger aussi longtemps qu’aucune force ne l’arrête, le principe d'inertie, énoncé plus tard par Galilée et formulé de façon rigoureuse par Isaac Newton ;

 

·  En astronomie :

 

           - A tenter de mesurer la hauteur de l’atmosphère et trouver que le phénomène du crépuscule, la lumière au lever et au coucher du soleil sans voir le soleil, est dû à un phénomène de réfraction et les rayons du soleil ne doivent pas dépasser un angle de 19° avec l’atmosphère, parlant de l’attraction des masses et de l’accélération gravitationnelle ;

 

·  En géométrie analytique :

 

      - A s’intéresser en mathématicien à l’analyse, utilisée par les anciens Grecs pour la résolution de problèmes géométriques, et qu’il extrapole au traitement d’équations algébriques, en développant du fait les concepts de géométrie analytique.

 

www.google.com, p.1.

 

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6. Maïmonide Ibn Al Maamoun savant juif

de langue arabe...

 

     Né en 1138, à Cordoue, en Andalousie Almohade, et mort en 1204, au Fostat, en Egypte, sous Sultanat ayyoubide, latinisé Maïmonide, Ibn Al Maamoun, ou Moshe ben Maïmon, Abou Imran Moussa ibn Maïmoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi, est un médecin, philosophe, métaphysicien, théologien et savant juif arabe de langue arabe. Selon certains, il s’est converti à l'Islam, selon lui, comme plus pur des monothéismes. Il se passe pour musulman, pour assister aux cours de l'Université Al Quaraouiyine, durant six ans, à Fès, au Maroc. Il y approfondit ses connaissances médicales au contact des livres, en médecine et en mathématique, avant d’aller en Egypte. Il est l’auteur de : Introduction philosophique, Traité des Pères, etc.  Il est le premier :

 

·   En philosophie :

 

      - A entreprendre, en talmudiste, le commentaire de la Mishna, jurisconsulte décisionnaire, du Mishné Torah, codes de loi juive, comme son contemporain Averroès la synthèse entre la révélation et la vérité scientifique, selon le système d’Aristote, traduit en arabe d’Al-Farabi ;

 

      - A diriger la communauté juive d’Égypte, en s’employant à juguler l’influence du karaïsme et répondant aux questions et requêtes de centres aussi éloignés de l’Irak et du Yémen,  mais reçu avec plus réserve et même d’hostilité en France et en Espagne, où ses ouvrages  et son rationalisme sont controversés durant des siècles, comme son épitaphe « hérétique excommunié » ;

 

      - A composer un petit lexique des termes philosophiques, Peroush Milei HaHigayon, et dans le Guide des égarés, une introduction philosophique au Traité des Pères ;

 

      - A développer davantage, au contact des travaux des grands penseurs musulmans et de leurs auteurs, il, une connaissance intime de la philosophie arabe, des doctrines d'Aristote, à réconcilier la philosophie aristotélicienne et la science avec les enseignements de la tradition juive, pour tenter de les rapprocher de l'enseignement du philosophe stagirite ;

 

·  En médecine :

 

      - A publier des traités de médecine qui confortent son prestige parmi ses contemporains, en faisant preuve de plus d'érudition que de pratique, dont ses ouvrages font une compilation méthodique des écrits connus de son temps, en la faisant progresser dont un traité de diététique, un traité sur l’asthme, un traité sur les hémorroïdes et un traité sur les poisons, écrits en majorité de en langue arabe... ;

 

·  En médecine :

 

      - A critiquer, dans La Lettre sur l'astrologie, la pratique de l'astrologie des savants juifs de son temps comme Abraham bar Hiyya et Abraham ibn Ezra, en considérant l'ouvrage arabe Agriculture nabatéenne d'Ibn Wahshiyya comme « le plus important traité d'astrologie ;

 

      - A voir dans la maladie l'interruption d'un processus naturel, qui peut résulter de la volonté inconnaissable de Dieu non pas une punition, en créant des plantes médicinales et autres moyens de guérison, en voyant dans le mauvais œil, une malédiction humaine, et en définissant l'idolâtrie comme une grande illusion, en refusant le recours aux remèdes irrationnels ou superstitieux.

 

www.books.openedition.org, p.1.

 

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7. Ibn Nafis savant musulman

de langue arabe...

 

     Né en 1210, près de Damas, en Syrie actuelle, et mort en 1288, au Caire, Ibn Al Nafis, ou Ala-al-din abu Al-Hassan Ali ibn Abi-Hazm al-Qarshi al-Dimashqi, est un médecin, et théologien et savant musulman de langue arabe... Il enseigne dans les hôpitaux de Damas et du Caire au XIIIᵉ siècle. Il apprend la médecine avec Ibn Abi Usaybi'a, auprès d’Al-Dakhwar, à Dakhour. Il enseigne la médecine, en médecin-chef à l'hôpital Nuri avant d’aller au Caire, en Égypte, à la demande du sultan (1170-1230). En 1288, à sa mort, il lègue sa maison et sa bibliothèque à l'hôpital Mansuri, construit, au Caire. Il est l’auteur d’ : Une encyclopédie médicale, etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

      - A rédiger un livre sur l'ophtalmologie, un commentaire sur les Questions de la médecine étudiants d'Hunayn ibn Ishaq, un abrégé du Quanun d'Avicenne, Mujiz al-Qanun, un livre Kitab al-Mukhtar fi al-Aghdhiya, au régime alimentaire sur la santé, et des commentaires Hippocrate ;

 

      - A se montrer critique et imaginatif, en formulant des théories inédites, sur l'origine du sperme faisait l'objet selon Avicenne, à partir du sang comme la rosée, et Hippocrate, venant du cerveau et de la moelle épinière, en proposant une synthèse des deux théories, où la rosée s'évapore vers le cerveau et redescend vers les testicules, expliquant la blancheur du sperme ;

 

      - A interpréter de façon critique les descriptions anatomiques d'Avicenne fondées sur Aristote et Galien, disant qu’il existe un passage direct du sang entre les deux ventricules du cœur, avec une circulation à double sens dans la veine pulmonaire, en se situant dans un courant hippocratique particulier, celui du pneumatisme, le corps est animé par des souffles », alors qu'Avicenne aristotélicien, disant que le corps est animé par des âmes, mais  dans ce qui se passe entre le cœur et les poumons, le souffle respiratoire étant à la source du pneuma vital qui maintient la vie organique et la vie psychique ;

      - A manifester son respect de l'interdit religieux quant à la dissection du corps humain, tout en insistant sur l'intérêt des études anatomiques sur l'animal et sur les « personnes mortes par strangulation, dans cadre hospitalier, propice à l'observation de personnes vivantes gravement blessées, et peut- de cadavres, par transgression ;

 

      - A innover, en réfutant l'anatomie galénique classique du troisième ventricule cardiaque, la paroi interventriculaire et de passage entre les deux ventricules, et de circulation à double sens dans la veine pulmonaire, en clarifiant par ailleurs, la formation du pneuma vital dans le cœur, en décrivant la petite circulation sanguine ou circulation pulmonaire (1242) ;

      - A voir inclure la circulation pulmonaire d'Ibn-Nafis Finalement, au XVIIe siècle, dans les travaux de William Harvey établissant la grande circulation sanguine, mais en dehors de la théorie des humeurs et de la formation d'un pneuma vital dans le cœur ;  

 

·  En théologie :

 

      - A écrire nombre d’ouvrages de théologie, droit, grammaire et logique, dont Al-Risalah al-Kamiliyyah fi al-Sira al-Nabawiyyah, Theologus Autodidactus, Le Théologien autodidacte, ou l'histoire d'un homme qui grandit tout seul dans une île, et qui par sa réflexion, arrive à la connaissance de l'Islam ;

 

www.medarus.orgl, p.1.

 

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8. Ibn al-Quff savant chrétien

de langue arabe...

 

      Né en 1233, à Al Karak, la Jordanie moderne, et mort en 1286, à Damas, actuelle Syrie, Ibn al-Quff, ou al-Maliki al-Masihi, est un médecin, chirurgien et savant chrétien melkite de langue arabe. Son père Muwaffaq al-Din Yaʿqub, en quête d'emploi déménage sa famille, à Sarkhad, en Syrie. Là, son fils s’initie à la médecine auprès d’Ibn Abi Uṣaybiʿah, en recueillant d'informations médicales, en lisant nombre de biographies de médecins, en passant beaucoup de temps à méditer sur le matériel étudié et appris. Il va à Damas pour améliorer ses connaissances, étudier la métaphysique, la philosophie, la médecine, les sciences naturelles et les mathématiques. Devenu bon médecin et chirurgien il devient médecin-chirurgien de l'armée, en Jordanie. Puis, il est envoyé enseigner à Damas jusqu'à sa mort. Il est l’auteur de : l'Isharat d' Ibn Sina, Kitab al-ʻUmda fi 'l-giraḥa, Livre de base en chirurgie, Al-Shafi al-Tibb, Le Complet des Arts de Guérison, (1272), etc. Il est le premier :

 

·  En médecine :

 

      - A avoir confectionné un manuel médical général couvrant l'anatomie et la thérapie médicamenteuse, les soins chirurgicaux, concentré sur les plaies et les tumeurs, excluant l'ophtalmologie, considérée comme une spécialité avec sa propre technique, publié à Hyderabad, en Inde (1937) ;

 

      - A expliquer les connexions entre les artères et les veines, comme première description de ce que seront nommés les capillaires, en inventant un microscope,  et  expliquant le fonctionnement des vannes et la direction de leur ouverture et fermeture ;

 

      - A décrire la fracture du pouce, 1000 ans, avant le chirurgien irlandais Edward H. Bennet (1837-1907) ;

 

·  En écologie :

 

      - A écrire sur l’écologie, au sujet de la pollution de l'air, la pollution de l'eau, la contamination des sols, la mauvaise gestion des déchets ménagers et leur effet sur l'environnement, inventer les premières poubelles et la gestion des déchets.

 

www.amp.en.google-info.cn, p.1.

 

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9. Ibn Khaldoun savant musulman

de langue arabe...

 

        Né en 1332, à Tunis, et mort en 1406, au Caire, Ibn Khaldoun, ou Abou Zeïd Abdelrahman ibn Mohammed ibn Khaldoun al-Hadrami, est un historien, économiste, géographe, démographe, précurseur de la sociologie et savant musulman de langue arabe... Issu d'une famille yéménite, chassée de la péninsule ibérique par la Reconquista, qui va à Tunis, sous la dynastie berbère des Hafsides. Il reçoit une éducation arabe classique de la langue arabe, du Coran, des hadiths, du droit, de la jurisprudence islamique et de littérature. Il va à Fès afin assouvir sa soif des sciences. Après une vie active comme conseiller ou ministre des souverains berbères musulmans du Maghreb, il s’installe au Caire, alors sous les Mamelouks, où il enseigne et écrit son œuvre. Puis, il passe par Damas, en 1401, peu avant son siège par Tamerlan, dont il obtient l’épargne la vie des habitants. Il est l’auteur de : Le Livre des exemples, L'Histoire universelle sur ses prédécesseurs, La Muqaddima, Les Prolégomènes, etc. Il est le premier :

 

·  En sociologie et démographie :

  

      - A analyser les changements sociaux et politiques, observés au Maghreb et à la péninsule Ibérique de son temps et être considéré comme un précurseur de la sociologie et démographie moderne ;

 

·  En histoire :

 

      - A traiter de l’histoire au premier plan, dans ces deux ouvrages modernes dans leur méthode, en insistant d’emblée sur l'importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification selon des critères rationnels, dans Prolégomènes, reconnus par les savants européens du xixe siècle comme l'un des plus grands philosophes du Moyen Âge, et qui  selon Gabriel Martinez-Gros, est le seul grand philosophe de l'histoire et du pouvoir non européen ;

 

·  En théologie :

 

      - A écrire son premier, Lubab al-Muhassal, La Quintessence de la théologie, un commentaire condensé de la théologie de Fakhr ad-Dîn ar-Razi, rédigé sous le contrôle de son professeur Al-Abuli, à Tunis, dont le manuscrit autographe, daté du 1351, est conservé à la bibliothèque de l'Escurial, à Madrid.

 

www.teranova030.skyrock.com , p.1.

 

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VII bis. DE NOS JOURS :

EN ARABIE LES SAVANTS MUSUMANS JUIFS

ET CHRÉTIENS DE LANGUE ARABE...

1926-2005

 

1. Muhammad Abdus Salam savant musulman

 pakistanais de langue arabe...

 

       Né en 1926, à Jhang Sadar, en Inde, actuel Pakistan, et mort en 1996, à Oxford, en Angleterre, Nobel de physique (1979). Muhammad Abdus Salam, est un physicien, musulman et savant pakistanais de langue arabe... Il est connu par ses travaux sur l'interaction électrofaible, synthèse de l'électromagnétisme et de l'interaction faible, sur la trace d’Alhazen, Ibn Al-Haytham (965- 1040). Il est co-lauréat avec Sheldon Glashow et Steven Weinberg (1979). Il étudie au Government College, à Lahore. Titulaire d'une bourse pour la Grande-Bretagne, il obtient un doctorat en mathématiques et en physique de l'université de Cambridge (1952). En 1968, il épouse Louise Johnson (1940-2012), biochimiste et cristallographe britannique, qui sera professeur de biophysique moléculaire à l'université d'Oxford (1990-2007). Il est enseignant, au Government College de Lahore, puis professeur de physique théorique à l'Imperial College de Londres (1957). En 1964, il devient directeur du nouveau Centre international de physique théorique de Trieste. Cette même année, il est lauréat de la médaille Hughes. Il est co-auteur d’ : Une théorie unifiant les interactions électromagnétique et faible entre particules élémentaires, etc. Il est le premier :

 

·  En électromagnétisme et la mécanique quantique :  

 

       - A devenir chef de département de mathématiques à l’université de Penjab (1953), et à enseigner l’électromagnétisme et la mécanique quantique au St John’s College, à Cambridge ;

 

       - A obtenir la chaire de physique théorique à l'Imperial College London, en animant, avec Paul Matthews une équipe de recherche en physique des particules (1957), jusqu'à sa retraite à être le plus jeune membre de la Royal Society (1959) ;

 

       - A proposer, avec Steven Weinberg (1967), une théorie permettant d'unifier les interactions électromagnétique et faible entre particules élémentaires, théorie qui sera confirmée par l'expérience,  pour laquelle il  recevront le prix Nobel de physique (1979), servant à unifier des interactions faible et électromagnétique entre les particules élémentaires, incluant entre autres la prédiction du courant neutre faible et à devenir le premier scientifique musulman à recevoir un prix Nobel ;

 

       - A postuler, à Salam et Glashow, en 1959, l’existence d’une nouvelle particule, le boson Z0, qui ne sera découverte qu’en 1983 ;

 

·  En Pakistan Atomic Energy Commission (PAEC) :  

 

       - A jouer un rôle important dans l'établissement de la Pakistan Atomic Energy Commission (PAEC), l’agence de recherche nucléaire du Pakistan (1960), et de la Space and Upper Atmosphere Research Commission (SUPARCO), l'agence spatiale pakistanaise créée (1961), sous  le président Muhammad Ayub Khan, dont il est le premier directeur ;

 

·  En création d’écoles supérieures des sciences au Pakistan :

 

         - A participer à la création de cinq écoles supérieures des sciences afin d'améliorer l'éducation scientifique au Pakistan, en fondant et dirigeant le centre renommé Abdus Salam International Centre for Theoretical Physics ;

 

       - A être à l’origine par ses travaux à laissèrent de nombreuses traces dans son pays et le monde, à être au centre du programme nucléaire, spatial et missile pakistanais ;

 

       - A croire que la « pensée scientifique est l'héritage commun de l'humanité », en appelant que les nations en développement ont besoin de s'aider elles-mêmes, pour investir dans leur propres chercheurs au développement et réduire ainsi le fossé entre le Sud et le Nord, en fondant la Third World Academy of Sciences (TWAS, Académie des sciences du Tiers-Monde) comme un personnage-clé dans la création de par le monde de nombreux centres internationaux consacrés au progrès de la science et de la technologie ;

 

·  Atomic Energy Commission En religion musulmane :

 

       - A être un fervent musulman, et membre de la communauté ahmadiste, en voyant sa foi comme une partie intégrante de son travail scientifique, en écrivant : « Le Saint Coran nous encourage à refléter les vérités des lois de la nature créées par Allah ; cependant, que notre génération ait eu le privilège d'apercevoir une partie de Son Dessein est une récompense et une grâce pour laquelle je présente mes remerciements avec mon humble cœur» ;

 

       - A citer dans son discours pour la réception du prix Nobel de physique, un passage du Coran de Sourate 67, 3-4, en déclarant, à ce propos : « Ceci, en pratique, est la foi de tous les physiciens ; plus profond nous cherchons, plus grand est notre étonnement, plus grand est notre émerveillement pour ce que nous contemplons.».

 

www.techno-science.net , p.1.

 

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2. Edward Saïd savant chrétien palestino-

américain de langue arabe...

 

      Né en 1935, à Jérusalem, en Palestine mandataire, et mort en 2003, à New York, Edward Saïd, ou Edward Wadie Saïd, est un professeur universitaire, théoricien littéraire, critique et savant chrétien palestino-américain de langue arabe... Il a beaucoup écrit sur le conflit israélo-palestinien et sur le Moyen-Orient.  Laissé par ses parents, rentrés au Moyen-Orient, à Mount Hermon School, une école préparatoire privée au Massachusetts. Il en garde le mauvais souvenir d'une vie misère. Il obtient sa licence à l'université de Princeton, sa maîtrise et son doctorat de l'université Harvard, et le Prix Bowdoin. Il va travailler comme professeur de littérature anglaise et comparée jusqu'à sa mort à l’université Columbia (2003). En 1977, et après l'«Old, il atteint statut d’University Professor, à Columbia. Il enseigne aussi à l’université Harvard, l'université Johns-Hopkins, et l'université Yale. Il parle arabe, anglais et français et lit l'espagnol, l'allemand, l'italien et le latin. Il est devenu membre de l’American Academy of Arts and Sciences, l'American Academy of Arts and Letters, la Société royale de la littérature et l'American Philosophical Society. Il est l’auteur de : Orientalism (1978), Out of Place (1999), etc. Il est le premier :

 

·  En orientalisme :

 

      - A révéler, dans L’Orientalism, que l'Occident a créé l'Orient ayant eu un retentissement international et traduit en trente-six langues, considéré comme un des textes fondateurs des études postcoloniales ;

 

·  En anthropologie :

 

      - A être sous révélé par l'anthropologue David Price ayant obtenu 147 pages du dossier du FBI sur Said, par une demande du Freedom of Information Act, un dossier du FBI montrant que Saïd était sous surveillance, depuis 1971, portant la marque «IS Middle East», («IS» signifie Israël), et des parties considérables sont encore classifiées ;

 

           - A voir dans la « perspective arabe » porte sur les représentations dans le rapport entre Orient et Occident, tenant « du racisme, de la xénophobie et du fantasque ;

 

·  En philosophie politique :

 

      - A plaider dans son essai Zionism from the Standpoint of Its Victims, Edward en faveur de la légitimité politique et l'authenticité philosophique les revendications sionistes du droit à une patrie juive, mais aussi du droit inhérent à l'autodétermination nationale du peuple palestinien ;

 

      - A poser les jalons d’une réflexion des sciences politiques articulant critique littéraire, histoire, et philosophie, fondement des études postcoloniales ;

 

      - A expliquer que l’orientalisme a été un échec tant humain qu’intellectuel, en observant, en 1992, que  l’idée de l’Occident vient de son opposition au monde musulman et arabe, d’où les relations politiques à développer exigent un réexamen profond de l’histoire, car leur histoire en tant qu’Européens est aussi une histoire coloniale, déterminant leur comportement actuel et leur relation avec les anciennes cultures colonisées ;

 

      - A vouloir que ses lecteurs utilisent son livre pour produire de nouvelles études éclairant généreusement et bénéfiquement l’expérience historique des Arabes et des autres, à son sujet d’être un livre partisan et non une machine théorique, exposant une philosophie de la recherche qu’il voulait critique et agissante.

 

·  En rhétorique des représentations :

 

      - A établir une approche de la littérature comme productrice de représentations résultant d’une rhétorique à déconstruire,  par des observations décisives et stimulantes sur la notion de représentation, dont la représentation comme pouvoir et exercice d’une violence sur le sujet représenté,  ayan but une distribution des rôles, en précisant que l’action ou le processus de représentation implique du contrôle, de l’accumulation, du confinement, impliquant un certain type d’étrangement ou de désorientation de la part de celui qui représente ;

 

www.journals.openedition.org, p.1.

 

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3. Munir Nayfeh savant musulman américano-

palestinien de langue arabe...

 

    Né en 1945, à Shweikeh, Palestine, Munir Nayfeh, Munir Hasan Nayfeh, est un physicien et savant musulman américano-palestinien de langue arabe... Il est professeur à l’université de d’une université de l’Illinois, aux USA. En 1948, à la guerre Palestinian exodus, sa famille s’installe en Jordanie, où il reçoit son baccalauréat. Il obtient son Bachelor's degree (1968), et son master en physiques (1970) de l’American University de Bierut, après, il poursuit son PhD, à Stanford University aux USA, qu’il achève avec succès (1974). Il rejoint Oak Ridge National Laboratory (1974) comme un postdoctoral compagnon chercheur physicien. En 1977, il débute comme lecteur, à Yale University. Il et l’auteur de : Electricity and Magnetism (2015), Nayfeh solution manual (2021), etc. Il est le premier :

 

·  En cellules conventionelles à produire de l’énergie :

 

       - A expliquer que "sur des cellules conventionelles, les rayons ultraviolets sont renvoyés, ou filtrés par le silicium, en produisant de la chaleur potentiellement dommageable, mais pas d’électricité, que par ce dispositif, la lumière ultraviolette produit de l’énergie, car les films peuvent être appliqués sur n’importe quel type de cellules, à un coût négligeable ;

 

·  En amélioration des cellules solaires : 

 

       - A parvenir avec d’autres physiciens d’une université de l’Illinois à améliorer les performances des cellules solaires de plus de 60%, à l’aide d’un simple film de silicone fluorescent appliqué sur la surface des cellules, qui selon leur taille, les nanoparticules réagissent en prenant différentes couleurs, qui avec un film d’un nanomètre d’épaisseur, détaille Munir Nayfeh, les particules luminescentes, de couleur bleue, révélant un pouvoir d’optimisation de 60% sur les rayons ultraviolets, mais de moins de 3% seulement sur la lumière visible ", dont les rouges, de 2,85nm d’épaisseur, dépassent quant à elles les 65% d’augmentation, et 10% en plus sur les rayons visibles ;

 

·  En nanotechnologie :  

 

       - A noter dans son travail de pionnier en nanotechnologie et en publiant un papier sur une étape importante avec un lauréat du Prix Nobel en Physique (2005) Theodor W. Hänsch sur une mesure précise de la Rydberg Constant (1974), étant aussi le fondateur de la Nano SI en technologie avancée qu’il commercialise : nano-sized silicon particles pour l’énergie solaire, électronique, en état solide en éclairage, en médicale applications.

 

·  En fondant des compagnies de nanosilicon :   

 

       - A créer un grand nombre de patentes de compagnies de nanotechnologie en nanosilicon en gros de NanoSi Technologies Avancées, Nano Silicon Solaire, et Parasit-Nanosi, à Kazakhstan, en fondant trois et tenant IAS compagnon étant président de magnat de Arab Scientists and Technologists Abroad, en recevant the Beckman, AT&T, Industrial 100, and Energy 100 Awards.

 

www.iasworld.org, p.1.

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VIII. À L’ÉPOQUE MÉDIÉVALE

EN AFRIQUE LES SAVANTS AFRICAINS MUSULMANS JUIFS

ET CHRÉTIENS DE LANGUE ARABE...

832-1087

 

1. Isaac Israeli savant africain égyptien, juif de langue arabe...

 

    Né en 832, en Égypte, et mort en 932, à Kairouan, en Tunisie, à, Isaac Israeli, arabisé Isḥāq ben Sulaymān al-Isrā‘īlī, est un médecin oculiste, philosophe et savant africain juif, égyptien de langue arabe... Il émigre, en Tunisie, sur une invitation des califes fatimides de Kairouan (904). Il est l’auteur de : Kitab al-Ḥudud wal-Russum ; etc. Il est le premier :

 

·  En néoplatonisme contemporain du Kalâm et d'al-Kindi :

 

     - A être le premier représentant juif du néoplatonisme, contemporain de la période du Kalâm et d'al-Kindi, dont il adopte la doctrine, ne s'en distinguant sur le point de la puissance et la volonté, selon lui, inhérentes à Dieu et non des hypostases, en faisant la distinction entre la philosophie, quête de la sagesse comme but à atteindre, en ne voyant pas de différence entre le philosophe et le prophète, se préoccupent de l'ascension de l'âme et de guider l'humanité vers la vérité et la justice ;

 

     - A avoir une pensée appréciée en son temps, tant des Juifs que des musulmans, en influença la scolastique chrétienne, mais critiquée par les générations futures de penseurs juifs, ayant reçu  de Samuel ibn Tibbon, Moïse Maïmonide, médecin et philosophe, le conseil de ne pas lire les traités philosophiques, qui selon lui n’étant que médecin et non philosophe, qui selon Eliakim Carmoly, ne faisant qu'un avec « Ha-Yiẓḥaḳ, », « Isaac le babilleur », dans le commentaire d'Abraham ibn Ezra, un néo-platonicien, tout en demeurant apprécié par d'autres commentateurs bibliques, Jacob ben Reouven, le  contemporain de Maïmonide et Abraham ibn Ḥasdai ;.

 

·  En ses livres de philosophie en arabe :

 

     - A écrire des livres dont : Kitab al-Ḥudud wal-Russum, traduit en hébreu par Nissim ben Solomon, au XIVe siècle, en Sefer haGuevoulim vehaReshoumim, et en latin en Livre des Définitions, à y formuler la notion de vérité comme l'adéquation de la chose et de l'esprit, connaissant un grand succès durant de nombreux siècles avant d'être critiquée à l'âge classique, par Thomas Hobbes, pensant que le vrai et le faux comme attributs de la parole ;

 

     - A être avec le «Kitab al-Istiḳat» l'objet des critiques de Maïmonide, dans « Sefer ha-Rouaḥ veha-Nefesh», traité philosophique, traduit en hébreu, sur la différence entre l'esprit et l'âme, publié par Steinschneider, dans "Ha-Karmel" (1871) ;

 

     - A amener Ibn Abi Uṣaibi'a à lui attribuer en outre trois livres, mais sans traduction hébraïque : «Kitab Bustan al-Ḥikimah», en la métaphysique, « Kitab al-Ḥikmah », en la philosophie, et « Kitab al-Madkhal fi al-Mantiḳ, », en logique ;

 

·  En ses livres de philosophie en arabe :

 

     - A rédiger des traités de médecine, à la demande du calife, traduits en latin par le moine chrétien Constantin de Carthage (1087), qui se l’approprie et en les utilisant références à l'université de Salerne, en Europe occidentale, un plagiat découvert quatre siècles plus tard, à la suite de quoi les livres sont publiés au nom d’Opéra Omnia Isaci (1515), mais cela contient l'œuvre d'autres médecins, attribuées à lui par erreur.

 

www.universalis.fr , p.1.

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2. Chalom Saadia ben Joseph savant juif africain

Egyptien de langue arabe...

 

    Né 882 en Égypte, et mort en 942, à Babylonie, Saadia Gaon, ou Saadia ben Joseph Gaon al-Fayoum, dit le Rassag, est un rabbin, poète, philosophe, traducteur de la Bible, philologue, astronome  et savant juif africain égyptien de langue arabe... Il est l’auteur de : Commentaire rabbinique de la Bible, etc. Il est le premier :

 

·  En judaïsme rabbinique face à la civilisation arabo-musulmane :

     

     - A faire de sa vie une suite de luttes pour la survie et la pérennité du judaïsme rabbinique babylonien et l'assimilation dans la civilisation arabo-musulmane conquérante, aux luttes d'influence entre les académies de la terre d'Israël et de Babylone, opposant l'exilarque, dirigeant des exilés juifs de Babylonie, aux scholarques etc., en tant que premier opposant majeur aux Karaïtes, adeptes d'un judaïsme scripturaliste qui rejette la Torah orale des rabbins ;

 

·  En philosophie grecque et domaines juifs traditionnels :

          - A répondre à ces défis par une œuvre abondante et novatrice, en premier adepte du judaïsme rabbinique s'intéressant aux sciences profanes et aux domaines traditionnels, dont ses travaux connus de nos jours : le Tafsir, premier commentaire rabbinique de la Bible et le Sefer Emounot veDeot, première tentative majeure de conciliation entre la tradition juive rabbinique et la philosophie grecque,

 

·  En autorité spirituelle et scientifiques arabo-andalou :

     

     - A figurer comme l'une des plus hautes autorités spirituelles et scientifiques de la période des Gueonim, ayant contribué par ses travaux à l'âge d'or de la culture juive en Espagne, lui assurant une place dans le judaïsme arabo-andalou à laquelle seul Moïse Maïmonide a pu prétendre appartenir par la suite.   

               

www.journals.openedition.org, p.1.

 

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3. Constantin l’Africain savant chrétien africain

arabe de langue arabe...

 

     Né en 1020, à Carthage, en Ifriqiya, actuelle Tunisie, et mort en 1087, au Mont-Cassin, en Italie du Sud, Constantin l'Africain est un médecin, traducteur et savant chrétien africain de langue arabe... Il devient moine au monastère du Mont-Cassin. Il a traduit en latin de plus grandes œuvres de la médecine arabe de l'époque (IXe-Xe siècles), en l'école de médecine de Salerne, et la première vague des traductions médicales arabes en l'Occident chrétien. Il est l’auteur de : Le Librum duodecim graduum, etc. Il est le premier :

 

·  En traductions de manuels scolaires médicaux au Moyen Âge :

 

     - A faire de ses traductions encore présentes, de nos jours, dans les grandes bibliothèques européennes d’Italie, d’Allemagne, de France, de Belgique, d’Angleterre, etc., des manuels scolaires d'enseignement médical au Moyen Âge et jusqu'au XVIIe siècle ;

 

     - A être le premier importateur des textes de médecine médiévale arabes pouvant être rapprochées de notre du célèbre texte de Galien l’Isagoge Iohanniti, traduit à partir d’une version abrégée arabe de Hunain Ibn Ishâq, latinisé Iohannitine du nom Hunain, en le faisant passer pour un auteur grec, et comme le disciple d’un certain Iohannes Alexandrinus imaginaire ;

 

·  En voyages pour s’instruire des sciences de son temps :

 

     - A se former à toutes les études philosophiques de l'Orient et de l'Occident, à Carthage, à Babylone, où il s'instruisant en grammaire, dialectique, rhétorique, géométrie, arithmétique, mathématique, astronomie, nécromancie, musique et physique des Chaldéens, des Arabes, des Perses, De là, en Inde se consacrant au savoir des Indiens,  en connaissance des arts, en Éthiopie, pénétrant des disciplines éthiopiennes, en Égypte s'initiant à tous les arts égyptiens, durant trente-neuf années d'étude, revenu il retourna en Afrique, les habitants à cause de son savoir de tous les peuples, décident de le tuer, l’amenant à s’enfuir pour Salerne ; 

 

·  En moine traducteur au monastère du Mont-Cassin de Salerne :

 

     - A gagner le monastère du Mont-Cassin, accueilli par  l'abbé Desiderius, se faisant moine, à ce monastère, en s’y livrant à traduire nombre de textes de diverses langues, en y exposant ce que le médecin doit savoir; Practica , la façon dont le médecin doit entretenir la santé et soigner la maladie ; le Librum duodecim graduum, Diaeta ciborum ; Librum febrium, traduit de l'arabe, De urina, De interioribus membris ; De coitu ; Viaticum , Tegni ; Megategni ; Microtegni ; Antidotarium ; Disputationes Platonis et Hippocratis en sententiis ; De simplici medicamine ; De Gynaecia […] ; De pulsibus ; Prognostica ; De experimentis ; Glossae herbarum et specierum ; Chirurgia ; De medicamine oculorum ;

 

·  En retour à Carthage encore de confession musulmane :

 

    - A revenir à Carthage alors qu’il était encore de confession musulmane, en y pratiquant la médecine durant trois ans et rassembler plusieurs livres de médecine, en perdant lors de son voyage de retour vers Salerne, les trois premières  parties du Traité de la médecine de Ali ibn Abbas al-Majusi, dans une tempête, arrivant sain et sauf à Salerne, il se fait moine chrétien au Mont-Cassin et traduire les ouvrages sauvegardés. 

 

www.moyenagepassion.com, p.1.

 

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VIII bis. DE NOS JOURS

EN AFRIQUE LES SAVANTS AFRICAINS MUSULMANS JUIFS

ET CHRÉTIENS DE LANGUE ARABE...

1844-2019

 

1. El Hadj Abdoulaye savant africain musulman

 sénégalais de langue arabe...

 

      Né en 1844, à Béli, dans le Djolof, et mort en 1922, à Kaolack, au Sénégal, fils de Mouhamad Niass et de Khadija Thiam, El Hadj Abdoulaye ibn Seydi Mouhamad Al-Amine Niasse At-Tijanni, est un maître soufi, érudit et savant africain musulman sénégalais de langue arabe... Il spécialisé dans l'exégèse du coran, de l'école de jurisprudence malikite et grand calife de la confrérie Tijaniyya. En 1874, il se marie et renouvelle son initiation à la Tijaniyya auprès d’un lieutenant d'El Hadj Oumar Tall (1875). En 1890, il fait son pèlerinage à La Mecque. Il est le fondateur de la branche Niassène de la Tijaniyya comptant plus d'une centaine de millions de disciples à travers l'Afrique subsaharienne et dans le monde. Il est l’auteur de : Miftâhoul-Anwâr wa Mounîloul-Asrâr", etc. Il est le premier :

 

·  En une ligue de résistance contre la colonisation française :

 

     - A rejoindre son père Mouhamad Niass, émigré dans le Rip pour y fonder le village de Niassène (1865),et fonder à son tour le village de Taïba Niassène, dans le cadre d’une ligue de résistance à la colonisation française, créée par Maba Diakhou Bâ, sur une demande écrite du célèbre fondateur du Nioro du Rip sur les ruines de Paos, cité Mandingue du Badibou, sous le pouvoir des princes Marones régnant cette terre, avec la plupart des marabouts ayant répondu à l’appel ;

    - A affronter les troupes dirigées par le chef de guerre français, Émile Pinet-Laprade dans la vallée de Pathé Badiane, à affronter le lieutenant Le Clairet sur le lieu des Pangols de Ndorong où se trouve actuellement le lycée commercial portant son nom ;

 

     - A s’engager, à la mort de l’Almamy Maba Diakhou Bâ (1867), son père se repliant à Niassène, dans la lutte armée dans les rangs de Saer Maty Ba fils et successeur de Maba, ayant, en 1871, vu la mort de sa mère Khadija, il est initié à la Tijaniyya (1873) par son oncle maternel Ibrahima Thiam, dit Serigne Kelelle, tout en entreprenant son agrégation religieuse chez Cheikh Mokhktar Fa’NDiaye Niane à Bamba-Langhème dans le Saloum ;

 

·  En écrivant des livres islamiques et de pharmacopée :

 

      - A écrire "Miftâhoul-Anwâr wa Mounîloul-Asrâr", à la mort de son père (1876), pendant les guerres internes et fratricides l’Etat du Rip du le Roi du Saloum où le Village de Niassène et sa Grande Mosquée sont brûlés ;,  

 

      - A écrire, en 1922, son dernier ouvrage "Al-Asrâr-Ar-Rabbâniyya fil-Haddi ’alâ Attarîqa Attijâniyya", dont la production littéraire était considérable en sciences islamiques et en pharmacopée, dans la médecine traditionnelle en tant qu’un expert chevronné ;

 

·  En combats contre les animistes et les colonisateurs :

 

      - A s’engager d’un côté, dans des combats contre les animistes pour la défense de l’Etat Islamique légué par l'almamy du Rip et du Saloum (1882), d’autre part, à entreprendre avec d’autres sages des deux localités, des médiations entre parents et coreligionnaires belligérants, des membres de la famille de Maba-Diakhou dont son frère et successeur, l’Almamy Mamour-Ndari et certains Seigneurs de Guerre dont le Général Birane Cissé, face aux participe, en 1885, aux côtés du Bourba Alboury Ndiaye, à la bataille de Naoudourou pour secourir Saer Maty aux colonisateurs intervenant militairement, dans le Rip, et l’annexant au Saloum de Guédel Mbodj, dans un dernier combat, à Coumbof dont certains acceptent l’armistice et lui et d’autres émigrant en Gambie pour quatre ans à Bathurst, y exerçant la fonction de Vizir dans la Chefferie de Saer Maty, avant de s’installer à Taïba-Niassène ;

 

·  En action pour le développement de sa ville :

 

      - A s’engager dès lors avec les autochtones au développement de sa ville par :  la transformation de la mosquée, le forage du puits et la revalorisation des terres et de la production agricole, en insérant sa communauté dans le cadre agro-économique du Bassin Arachidier, en  battant tous les records de production agricole, intégrant une Classe Mauritanienne au Saloum les Idawa’ly et fructifiant sa correspondance et ses échanges avec l’Elite Arabo-Islamique de la Sénégambie, de la Sous-Région et d’Afrique du Nord, Parallèlement, en créant son Daara, animant son Majliss et dirigeant sa zaouïa suivant le concept fondateur de la Tijaniyya, en tant qu’Imâm, Mufti, Cadi, après le décès de son oncle Serigne Kelelle ;

 

      - A rester toujours méfiant vis-à-vis des autorités coloniales, ayant tenté à la fin de la première Guerre Mondiale, de se rapprocher de la zaouïa de Léona-Niassène n’envoyant de ses fils ou disciples dans leurs écoles, malgré cela, En 1922 il dicte son dernier ouvrage : "Al-Asrâr-Ar-Rabbâniyya fil-Haddi ’alâ Attarîqa Attijâniyya". Il y’a lieu de noter ici que sa production littéraire était énorme, aussi bien dans les sciences islamiques que dans la pharmacopée surtout dans la médecine traditionnelle dont il était un expert confirmé ;

 

·  En action pour le développement de sa ville :

 

      - A signer des traités avec les souverains locaux plaçant la Sénégambie centrale sous l’autorité de la France et les rives gambiennes sous celle de l’Angleterre, en s’engageant dans la culture arachidière et son action éducatrice, il voit ses revenus augmenter ainsi que le nombre de ses disciples en faisant valoir que de tous les groupements religieux dérivés d’El Hadj Oumar Tall, sa branche, était la plus importante, hors Fouta ;

 

      - A subir l’ombrage à Mandiaye Bâ, le fils de Mamour Ndary, ayant de concert avec l’administration coloniale, l’accusant d’inciter à la révolte contre les Français, comme la Révolte de NDjouma le Peul à Malem Hodar et la Bataille du village de Diom,  accusation infondée, mais une dure répression s’abat sur lui (1901), son village de Taïba Niassène est détruit par les Français, ses biens confisqués, sa mosquée incendiée et pillée, en se réfugiant, avec ses disciples en Gambie, à Keur Samba Yacine, près de Ndiamacounda, puis à Sam à proximité de  Khoughel ;

 

·  En voyage au Maroc :

 

      - A entamer, en 1910, avec de son fils ainé et futur successeur Muhammad Al Khalifa Niasse, un voyage au Maroc à la zaouïa Tijania mère, à Fès, accueillis chaleureusement par les dignitaires,  par l’intermédiaire d’une des sommités de la zaouïa en l’occurrence Seydi Araby al Mouheb qu’il reçoit sa mission illimitée, son fils profitant de cette visite pour continuer sur La Mecque et en son honneur, Maodo rédige un poème très élogieux. et El Hadj Malick intervenant auprès des Autorités Coloniales pour le retour d’El Hadj Abdoulaye au Sénégal et engageant, à ses frais et charges, un avocat mulâtre dénommé Maître Carpot, jusqu’à Gossas et lui recommandant de passer à la Commanderie du Cercle de Kaolack, en donnant à sa nouvelle terre le nom de Léona Niassene ;

 

      - A rester toujours méfiant vis-à-vis des autorités coloniales, ayant tenté à la fin de la première Guerre Mondiale, de se rapprocher de la zaouïa de Léona-Niassène n’envoyant de ses fils ou disciples dans leurs écoles, malgré cela.

www.au-senegal.com, p.1.

 

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2. Flah savant africain juif tunisien

 de langue arabe...

 

      Né en 1855, à unis, et mort en 1936, à Sousse, en Tunisie, Chalom Flah est un éducateur, journaliste, traducteur, poète, écrivain, activiste et savant juif africain tunisien de langue arabe... En 1878, il condamne l’enseignement déjudaïsant à ses yeux, à l’école de l’Alliance juive, tout en défendant l’enseignement pratique des langues et des sciences. A l’avènement du Protectorat français en 1881, en Tunisie, et malgré ses démêlés avec l’Alliance, il est nommé comme professeur d’hébreu à l’école de Sousse (1900), où il continue d’enseigner jusqu’à sa retraite (1925). Il est l’auteur de : Manuels didactiques d’’enseignement direct de l’hébreu, etc. Il est le premier :

 

·  En chef de file des journaux et des manuels judéo-arabes :

 

     - A devenir chef de file des journaux judéo-arabes dans leurs communautés (1855-1936), en se lançant, à Tunis, depuis 1885, dans un militantisme éducatif, intellectuel et journalistique combattif, en animant une école juive pour concurrencer celle de l’Alliance israélite universelle, en fondant de nombre de journaux judéo-arabes, passagers, en contribuant à ceux de ses collègues, en préparant des manuels didactiques d’’enseignement direct de l’hébreu pour « l’apprentissage de la langue par la langue », en écrivant des récits en judéo-arabe, en a traduisant et adaptant d’autres dans cette langue et en rédigeant des ouvrages de vulgarisation sur l’histoire juive ;

 

·  En essai et lettres sur sa communauté juive au XIXe siècle :

 

     - A écrire en hébreu un essai fort documenté sur l’évolution de la communauté au XIXe siècle, sur ses institutions éducatives et sur le conflit entre les Touansa, les juifs autochtones tunisien, et les Grana (juifs de Grenade d’ascendance judéo-espagnole, en adressant des correspondances à l’hebdomadaire hébraïque Ha-Zefirah à Varsovie (1886-1889) sur une analyse des bouleversements socioculturels de la communauté juive de Tunis, des années, après l’ouverture de l’école de l’Alliance (1878), en en condamnant l’enseignement, selon lui, déjudaïsant,  tout poursuivant ses tentatives de réformer et d’améliorer l’enseignement de l’hébreu et des matières juives avec un programmes et un important commentaire biblique fondé sur la logique du texte et la logique grammaticale, restés inédits, en se faisant  nommer grand rabbin de sa communauté d’adoption à l’âge (1928) ;

·  En créant une œuvre sur les Maskilim d’Afrique du Nord

 

     - A créer une œuvre exemplaire sur les débats d’idées des Maskilim d’Afrique du Nord, exprimés en hébreu ou en judéo-arabe, et un militantisme culturel et social des directeurs et rédacteurs de journaux juifs locaux,  informant sur leurs tentatives de conciliation, d’harmonisation, entre la modernité et la tradition juive, les croyances juives et les comportements, garants à leurs yeux de la survie communautaire, et des bienfaits intellectuels, sociaux et économiques de la modernité externe, à maîtriser  pour mieux la contrôler, dont l’extinction de l’écriture journalistique en judéo-arabe a lieu,  avec la fermeture de l’hebdomadaire Al-Najma, à Sousse faute de lecteurs, en 1961.

 

www.journals.openedition.org, p.1.

 

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3. Amadou Hampaté Ba savant musulman malien

 de langue arabe...

 

        Né en 1901, Bandiagara, en pays Dogon, et mort en 1991, Abidjan, Côte d'Ivoire, d’une famille noble peule, Amadou Hampaté Bâ est un écrivain, ethnologue, malien et savant musulman de langue arabe... Il était un défenseur de la tradition orale peule. Membre du Conseil exécutif de l'Unesco (1962-1970), par son appel : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. ». Disciple de Tyerno Bokar Salif Tal, mystique musulman contemporain de l'Afrique noire, disant : «Il n'y a, au fond, qu'une existence, celle de Dieu ; qu'une lettre, Lif/Ya, première lettre de l'alphabet arabe, qu'un nombre, l'Un». Peu avant la mort de son père, il est adopté par le second époux de sa mère, Tijanni Amadou Ali Thiam, de l’ethnie toucouleur. Il va à l’école coranique de Tierno Bokar de la confrérie tidjaniyya, avant d’être mené d’office pour l’école française à Bandiagara, puis à Djenné. En 1915, il fuit pour rejoindre sa mère à Kati où il fait ses études. En 1921, il refuse d’aller à l’École normale de Gorée. Puni, le gouverneur le nomme à Ouagadougou, « écrivain temporaire », révocable ». De 1922 à 1932, il occupe plusieurs postes dans l’administration coloniale, en Haute-Volta, actuel Burkina Faso, à Bamako, jusqu’en 1942. En 1933, en congé de six mois, il va auprès de Tierno Bokar, son maître spirituel. Il est l’auteur de : L’Empire peul du Macina, etc. Il est le premier :

 

·  En mystique musulmane :

 

     - A dire qu’une unité foncière d'être, wahdatal- al wujud, entre le microcosme et le macrocosme, de même qu'il y a une identité de substance entre la goutte d'eau et l'océan, Dieu et la crainte d'une dégénérescence de la croyance en panthéisme provoquant l'hostilité des autorités exotériques envers les mystiques musulmans, dans le cas  de Hallaj , pour s'être exclamé en extase, «Je suis la Vérité réelle, haqq», a été décapité à Baghdad (309-922). Ainsi que cinq siècles plus tard, dans la Java, un autre mystique musulman, SjechSiti Djenar, a été exécuté pour un propos d'extase semblable ;

 

     - A reconnaître Abdal-Qadiral-Jilani, juriste hanbalite devenu soufi, ayant fondé, au VIe/XIe siècle, l'Ordre Qadiri, qui s'est étendu pour devenir le plus important Ordre soufi, dont en Afrique, El Hadj Ablaye, Ibrahim Niasse et Malick Sy, Ibrahim Niasse et Malick Sy, contribuant à l’enracinement et diffusion de la confrérie dans le pays Dogon, en créant les différentes branches existant de nos jours ;

 

     - A relater Malick Sy (1855-1922) instaurant un ordre fondé sur des valeurs d’'égalité, de justice et de protection des faibles, formant des disciples, devenus des Muqaddam de  la Tariqa, système de décentralisation, ayant contribué à l'expansion de ses enseignements dans la région, face au  contrôle  de l'administration  coloniale  sur  les  institutions  religieuses  et lui, en envoyant ses disciples à fonder des écoles et des zawiyas non  seulement  dans  la  région  de  l'actuel  Sénégal,  mais  aussi  en  Côte  d'Ivoire, au Congo, au Gabon, en Centrafrique et au Mali ;

 

·  En scientifique initiatique et affilié spirituel avec le Maroc :

 

      - A procéder en scientifique initiatique, en dispensant aux hommes comme aux femmes, à la différence des autres tariqas, permettant sa grand diffusion à chercher dans l'accessibilité et facilité à l'initiation en contraste avec l'élitisme de la tradition mystique précédente, étant donné que les toutes les zawiyas tidjanes du Sénégal recherchent une affiliation spirituelle avec le Maroc, ce dont témoigne un jeune adepte de la confrérie : «J'ai un président autant que citoyen et un roi autant que croyant», en référence à Mohammed VI, «Commandeur des Croyants», et à Fès, un lieu mythique, dont les Tijanni rêvent de prier au moins une fois dans leur vie ;

 

·  En enquêtes ethnologiques sur les traditions orales africaines :

 

     - A être affecté à l’Institut français d'Afrique noire, IFAN, de Dakar (1942), grâce à la bienveillance de son directeur, le professeur Théodore Monod, pour effectuer des enquêtes ethnologiques et recueillir les traditions orales africaines en se consacrant à une recherche de quinze ans qui le fait aboutir à écrire L’Empire peul du Macina, en obtenant, en 1951, une bourse de l’UNESCO, lui permettant de rencontrer à Paris les africanistes, dont Marcel Griaule ;

 

     - A fonder l’Institut des sciences humaines à Bamako, en 1960, à l’indépendance du Mali, et représenter son pays à la Conférence générale de l’UNESCO, et se faire élire, en 1962, membre du Conseil exécutif de l’UNESCO, En 1966, il participe à l’élaboration d’un système unifié pour la transcription des langues africaines. En 1968, à l'indépendance de son pays, il est nommé ambassadeur du Mali en Côte d'Ivoire5. En 1970, son mandat à l’UNESCO, et à être récompensés avec son disciple Alfa Ibrahima (1975), par l'Académie française en reconnaissance des services rendus, au dehors à la langue française, de la Médaille d'argent du Prix de la Langue Française ;

 

     - A se consacrer alors à son travail de recherche et d’écriture, durant les dernières années de sa vie, à Abidjan, en Côte d'Ivoire, à classer ses archives accumulées durant sa vie sur les traditions orales d’Afrique de l'Ouest et à la rédaction de ses mémoires, Amkoullel l’enfant peul et Oui mon commandant !, qui seront publiés en France en (1991), et la publication, la révision et la conservation de ses écrits ont reçu l’aide d’Hélène Heckmann, devenue sa femme, depuis 1969.

 

www.moncelon.fr , p.1.

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4. Cheikh Anta Diop savant musulman sénégalais

de langue arabe...

 

     Né en 1923, au village de Thieytou, au Sénégal, et mort en 1986, à Dakar, Cheikh Anta Diop est un physique, chimiste, la philosophe et l'historien et savant musulman sénégalais de langue arabe... D'une famille d'origine aristocratique wolof, doté d’une bourse d’études, en France (1946), il choisit étudie la physique et la chimie, puis la philosophie et l'histoire, en soutenant une thèse sur « l'Afrique noire précoloniale et l'unité culturelle de l'Afrique noire ». Nationaliste et fédéraliste africain, il rentre au Sénégal, à l'indépendance (1960), où il se voue à enseignement, la recherche et la politique. Il est l’auteur de : Nations nègres et culture (1954), etc. Il est le premier :

 

·  En travaux scientifiques et ouvrages sur le continent africain :

        

       - A écrire nombre de travaux scientifiques et d'ouvrages sur l'histoire du continent africain et son avenir, en s'appuyant sur la parenté entre des langues africaines, comme le wolof,  sa langue maternelle, et l'égyptien antique, en dévoilant l'influence culturelle de peuples africains antérieurs sur la civilisation égyptienne et en démontrant que l'Égypte ancienne était négro-africaine ;

 

·  En chimie et physique nucléaire :

   

     - A être diplômé en chimie et en physique nucléaire, en créant dès le premier laboratoire africain de datation au carbone 14, au sein de l'Université de Dakar, portant de nos jours son (1966) ;

 

·  En militant pour l'indépendance des pays africains :   

     

     - A militer pour l'indépendance des pays africains durant ses années d’études, en s'imposant ensuite comme une figure du mouvement fédéraliste africain, sur des fondements économiques et culturels d'un État fédéral en Afrique noire (1960) ;

 

·  En égyptologue reconnu pour théories « visionnaires :

  

     - A faire face à un grand doute dans le monde universitaire, fondé sur des préjugés racistes hérités du colonialisme, pour son approche multidisciplinaire et chaotique, son travail scientifique et son militantisme politique, reconnu,  en 1974, au colloque international du Caire, par les plus grands égyptologues pour ses théories « visionnaires », en tant que vérités scientifiques.

 

www.dw.com/fr , p.1.

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5. Segenet Kelemu savante musulmane africaine

éthiopienne de langue arabe...

 

     Née en 1957, à Finote Selam, en Ethiopie, Segenet Kelemu est une pathologiste végétale, pathologiste moléculaire des plantes, et savante africaine, musulmane éthiopienne de langue arabe... Enfant dans son village, elle doit aider aux travaux agricoles et développe un grand sens de la dureté du travail agricole pour les femmes avec la volonté de trouver des solutions à ces contraintes agricoles, en s’orientant vers les sciences et l’agriculture. Elle est mariée à un Libanais de confession musulmane. Elle est leadership scientifique exceptionnelle. Durant trois décades, elle contribue avec son équipe les contraintes agricoles en Afrique, en Asie et Amérique latine et en Amérique du nord. Depuis 2013, elle la Directrice General de international Centre of Insect Physiology and Ecology, de l’Africa's institute, dédiée à la recherché en insectes et autres arthropodes. Précédemment, elle était Directrice de Biosciences eastern and central Africa (BecA), Vice Présidente du Programs at the Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA), Leader of Crop and Agroecosystem Health Management at the International Center for Tropical Agriculture (CIAT). Elle est lauréate du prix L’Oreal de l’UNESCO (2014), du prix TWAS for Agricultural Sciences, by TWAS, The World Academy of Sciences. Elle est l’auteure de : La biologie moléculaire et en pathologie végétale. Elle est l’auteure de : Molecular cloning and characterization of an avirulence gene from Xanthomonas campestris pv. Oryzae (1989), etc.  Elle est la première :

 

·  En tant que première femme scientifique à l'Université :    

     

     - A entrer à l'Université d'Addis-Abeba en 1974, la première femme de sa région, diplômée avec les honneurs en sciences du végétal (1979), en obtenant un mastère de pathologie végétale en génétique de l'Université d'État du Montana (1985),  un doctorat en biologie moléculaire et en pathologie végétale de l'Université d'État du Kansas, intitulée Molecular cloning and characterization of an avirulence gene from Xanthomonas campestris pv. Oryzae (1989) ;

 

·  En biosciences pour l'Afrique de l'est et l'Afrique centrale :   

     

     - A poursuivre ses recherches sur les déterminants moléculaires de la pathogenèse à l'Université Cornell de (1989-1992), dirigeant le département Biosciences pour l'Afrique de l'est et l'Afrique centrale à l'Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI : International Livestock Research Institute), en devenant la Vice-Présidente des Programmes à l'Alliance for a Green Revolution in Africa, AGRA, revenant en Éthiopie après avoir travaillé à Cali en Colombie ;

 

     - A devenir la Directrice Générale du Centre international de physiologie et d'écologie des insectes (ICIPE) à Nairobi, lauréate du Prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science (2014),  pour ses recherches sur les micro-organismes vivant en symbiose avec les plantes fourragères pouvant améliorer leur capacité à résister aux maladies et s’adapter aux contraintes environnementales et aux évolutions climatiques, une des nouvelles solutions de production alimentaire dans des conditions éco-responsables, favorables aux petits exploitants africains agricoles locaux.

 

www.lemonde.fr , p.1.

 

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6. Quarraisha Abdool Karim savante musulmane

 sud-africaine de langue arabe...

       Née en 1960, à Tongaat, en Afrique du Sud, lauréate du Prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science (2016), Quarraisha Abdool Karim est une épidémiologiste et savante musulmane sud-africaine de langue arabe... Ses travaux portent pour la prévention et le traitement du Virus de l'immunodéficience humaine des femmes. Elle est notamment lauréate de la plus haute distinction d'Afrique du Sud, l'Ordre de Mapungubwe, bronze. Elle est membre de l'Académie des Sciences sud-africaine. Elle est mariée avec Salim Abdool Karim avec qui elle a mené des recherches. Elle est l’auteure d’: HIV/AIDS in South Africa (2010), Reducing the Risk of HIV Infection among South African Sex Workers: Socioeconomic and Gender Barriers (1995), etc. Elle est la première: 

 

·  En résultats ovationnés de l'étude CAPRISA 0043 :          

 

       - A être ovationnée, lors de la XVIIIe conférence internationale sur le SIDA, à l'annonce des résultats de l'étude CAPRISA 0043, chose fort rare lors d'un congrès scientifique ;

 

       - A à être mondialement connue pour avoir montré l'efficacité d'un gel topique anti-VIH permettant de réduire considérablement les infections par le virus, et donnant aux femmes un contrôle direct et effectif sur leur santé ;

 

·  En étude d’une communauté rurale sur le VIH :

         

     - A mener une étude actuelle dans une communauté rurale au KwaZulu-Natal pour comprendre comment le VIH se propage parmi les jeunes femmes et les écolières, en utilisant un séquençage génétique du Sida de chaque personne infectée afin de comprendre les liens et les sources potentielles du virus.

 

www.jeuneafrique.com , p.1.

 

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7. Frédéric Ouattara savant africain chrétien burkinabé

 arabe de langue arabe...

 

      Né en 1966, à Koudougou, Burkina Faso, lauréat du Prix Afrique de l'AGU aux Etats-Unis pour l'excellence de la recherche en sciences spatiales (2018), Frédéric Ouattara est un professeur de physique, directeur de laboratoire de  recherche en énergétique et météorologie de l’espace et savant africain chrétien burkinabé de langue arabe... Après le baccalauréat série C, au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, il étudie la physique et fait une thèse et en énergétique et une thèse d’État dans les sciences de l’espace, à l’Institut des mathématiques et de physique (IMP) de l’Université de Ouagadougou, actuelle Université Joseph Ki-Zerbo (2006-2009). Il passe de maître de conférences (2010) au professeur titulaire en (2014), des Innovations pédagogiques de l’Université Norbert Zongo de Koudougou (UNZ) et professeur Titulaire des Universités du CAMES, en physique et hélio physique météorologie de l’espace, thermicien, épistémologiste, historien et didacticien des sciences. Il est l’auteur de : L’efficacité des modèles de mesures du Sud, etc. Il est le premier :

 

·  En physique énergétique et météorologie de l’espace :

 

     - A enseigner en sciences et technologies de l’Université Norbert Zongo de Koudougou, au Burkina Faso, à devenir directeur de laboratoire de recherche en énergétique et météorologie de l’espace, ce scientifique de plus d’une dizaine d’années d’expérience à la recherche spatiale, au lieu d’une initiale carrière de médecine ;

     - A montrer l’efficacité des modèles de mesures du Sud, par ses travaux remettant en cause ces mesures et de opère à les améliorer ;

 

     - A rêver à court terme est de mettre en place un planétarium et de voir son pays se doter d’une agence spatiale à long terme, permettant aux enfants, aux élèves des lycées et collèges et aux étudiants de prendre connaissance de la naissance de l’univers, car les sciences de l'espace contribuent à la lutte contre le changement climatique et la

désertification ;

      - A dire que l’espace n’est selon les gens voient les fusées, les avions, mais l’espace proche de nous, comme l’ionosphère, permettant les communications radio, les télécommunications, la navigation aérienne et maritime, le GPS, l’étude des sols, l’étude des forêts ;

 

      - A remarquer des productions scientifiques de qualité sur notre continent africain, contribuant à l'essor de la science réservée aux élites et à ceux qui ont des moyens, l'AGU ayant décidé d’encourager les scientifiques africains de l’espace, par le prix fondé en 2016, allant à un Ougandais, puis à un Ethiopien ;

 

·  En modélisation des variations globales de l’atmosphère :

 

      - A découvrir que des modèles conçus par des Américains et des Européens, dits modèles mondiaux ayant pour objectif de modéliser des variations globales de l’atmosphère mondiale, prédire et éviter les catastrophes,  en coupant de façon symétrique le globe en Nord et Sud, des mesures à appliquer automatiquement au Sud, qui ne marchent pas au Sud, d’où une nécessité d’avoir des mesures au Sud, en Asie du Sud par exemple, en Afrique pour améliorer les modèles mondiaux, notamment au Burkina Faso ;

 

      - A démontrer que dans un pays sahélien, on est sensible au changement climatique, donc prévoir l’avancée du désert et le changement climatique va permettre de comprendre l’évolution des cultures agricoles, en prévoyant l’évolution de la pluviométrie d’ici 20 ans et plus, intéressant le peuple burkinabé à 80% agriculteur ;

 

·  En manque de vulgarisation et de moyens pour la recherche :

 

      - A avouer que les résultats de ses études pouvant servir le monde, les systèmes de téléphonie, l’agriculture, l’hydrologie, l’hydrographie, la pluviométrie, etc., mais non vulgarisés, mais faire connaître pour qu’il y ait des retombées sociales, avec un déficit d’enseignants de science, de mathématiques et de chimie, pour montrer et chercher et faire intéresser les gens à la science ;

 

      - A comparer son laboratoire un magasin par un de vos confrères, car pour faire de la recherche, il faut des moyens, mais ayant avec le peu obtenu d'excellents résultats, car avec plus de financement de l’État, ils seront encore mieux, vu que les appareils coûtent très cher et un appareil de mesure la vitesse de vent neutre entre 450 et 500 km varie autour de 200.000 dollars, soit plus de 115 millions de CFA ;

 

      - A initier depuis quelques temps un projet de mise en orbite d’un Satellite Burkinabè au nom de Burkina Sat-1, permettant une observation scientifique capable de mesurer le couvert végétal, la pluviométrie et les ressources souterraines en eau, ayant pour objectif d’évaluer l’avancée de la désertification dans un pays enclavé du Sahel, où les terres s’appauvrissent et les ressources naturelles sont limitées.

 

www.scidev.net , p.1.

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8. Abiy Ahmed Ali savant africain musulman

éthiopien de langue arabe...

 

     Né en 1976, à Agaro, dans la région d'Oromia, en Éthiopie, de père oromo musulman nommé Ahmed Ali et de mère amhara chrétienne orthodoxe nommée Tezeta Wolde, Abiy Ahmed Ali, dit Abiy Ahmed, est cadre technique spécialiste en cybersécurité, homme d’Etat africain, et savant musulman éthiopien de langue arabe... Il devient agent au sein des services de renseignement, premier ministre, depuis 2018. Formé aux États-Unis et au Royaume-Uni, il est cadre technique spécialiste en cybersécurité au sein des services de renseignement. Il parle couramment l'oromo, l'amharique, le tigrigna et l'anglais. Il est l’auteur de : La cybersécurité au sein des services de renseignement, etc. Il est le premier :

 

·  En homme d’Etat africain :    

 

     - A rejoindre l'Organisation démocratique des peuples Oromo, OPDO, vers la fin des années 1980, à rallier la lutte armée contre le régime militaire de la République démocratique populaire d'Éthiopie (1990-1991),

     - A servir ensuite dans l'armée éthiopienne, et déployée au sein de la Force de maintien de la paix des Nations unies, au Rwanda (1995), en y atteignant le grade de lieutenant-colonel ;

 

·  En spécialiste en cybersécurité :    

     

     - A être un spécialiste en cybersécurité, contribuant à organiser les services de renseignement éthiopiens, à fonder l'Agence nationale de sécurité des réseaux d’information (2008), dont il sera le directeur jusqu'en 20107 ;

 

     - A réautoriser comme premier ministre, 264 sites web, reflétant ainsi une étape de l'état de la démocratie en Ethiopie ;

 

·  En lauréat du prix Nobel de la paix 2019 :

     

     - A être lauréat du prix Nobel de la paix 2019, en particulier pour ses actions ayant conduit à la résolution du conflit entre l'Éthiopie et l'Érythrée en Afrique.

 

     - A devenir Premier ministre avec le soutien de la population, introduisant des réformes de grande envergure pour mettre fin à la répression et à la corruption en l'Ethiopie, pendant les plus de 25 ans de règne du TPLF, sur la scène politique nationale.

 

www.bbc.com, p.1.

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