sábado, 25 de noviembre de 2023

Pte. anthologie de la femme victime bourreau et leadership à travers les romans dans le monde 1834-2023, Dr. SOSSE ALAOUI Med.

 

Dr. SOSSE ALAOUI MOHAMMED

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite anthologie de la femme victime bourreau et

 leadership à travers les romans dans le monde

1834-2023

 

 

 

 

 

                                                                                          

 

 

 

Maroc

2023

 

Introduction

    L’incarnation de la femme dans la fiction romanesque d’hier à aujourd’hui, dans le monde, corpus à l’appui, n’a jamais été innocente, afin d’en cerner la portée, nous nous proposons ici, dans la mesure du possible, d’en faire une «Petite anthologie de la femme victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde 1834-2023». Aussi relevons-nous d’emblée avec Ellen Constans, en ce sen : «Les études sur le roman populaire français, qui ont, me semble-t-il, souvent privilégié le premier âge d’or du feuilleton (la période 1840-1865) ont dressé le portrait en gloire de cette figure épique du héros. […] Pour aller vite disons que les personnages féminins ont peu de chance de devenir des héroïnes […] ; de fait elles occupent le plus souvent des seconds rôles et/ou une fonction d’opposant de connotation négative. […] Leurs études soulignent, entre autres, l’expansion du « larmoyant», du « mélodramatique», du «sentimental» dans le récit […]. La montée en puissance de la figure féminine dans la période 1875-1914 est marquée, on l’a constaté, par une véritable inflation de titres constitués de noms féminins ou renvoyant à des femmes. […] Femme… éternelle victime, telle est bien la conclusion à laquelle ces titres et les textes qu’ils laissent prévoir conduisaient des dizaines de milliers de lectrices. Les drames du mariage fournissent bien souvent la base de départ des intrigues. […] Le roman de la victime s’oppose aussi bien au roman populaire leste, libertin et érotique, qu’au roman moyen qui exploite les liaisons extra-conjugales. » - «Victime et martyre ! Hérolne ? La Figure Féminine dans le roman de la victime (1875-1914)», www.google.com, pp.15-19. Du fait, nous en explorerons consécutive ment les caractères ci-après :

 

I. La femme d’hier et d’aujourd’hui en Europe victime, bourreau et leadership littéraire à travers les romans dans le monde : 1834-2023.

II. La femme d’hier et d’aujourd’hui en Afrique victime, bourreau et leader à travers les romans dans le monde : 1972-2004.

III. La femme d’hier et d’aujourd’hui en Asie victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 2004-2021.

IV. La femme et d’hier et d’aujourd’hui en Océanie victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 2001-2014.

V. La femme d’hier et d’aujourd’hui en Amérique victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 1867-2022.

 

    Du fait, considérons a priori les traits spécifiques et éthico-statutaires de la femme en usage dans le monde, suivants :

 

     1. Les traits spécifiques et éthico-statutaires de la femme victime, bourreau leadership et son statut littéraire à travers les romans dans le monde : 1834-2023 :

 

      Des traits spécifiques et éthico-statutaires de la femme, d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 1834-2010, Ellen Constans souligne : «Les études sur le roman populaire français, qui ont, me semble-t-il, souvent privilégié le premier âge d’or du feuilleton (la période 1840-1865) ont dressé le portrait en gloire de cette figure épique du héros. […] Pour aller vite disons que les personnages féminins ont peu de chance de devenir des héroïnes […] ; de fait elles occupent le plus souvent des seconds rôles et/ou une fonction d’opposant de connotation négative. […] Leurs études soulignent, entre autres, l’expansion du « larmoyant», du « mélodramatique», du «sentimental» dans le récit […]. La montée en puissance de la figure féminine dans la période 1875-1914 est marquée, on l’a constaté, par une véritable inflation de titres constitués de noms féminins ou renvoyant à des femmes. Ces choix font partie d’une stratégie auctoriale et éditoriale de la part de certains auteurs, de ceux précisément qui ont fait du roman de la victime une de leurs spécialités, d’autant qu’il faut souligner les croisements qu’ils opèrent entre trois aires sémantiques : celle de la femme, aimante ou mère, celle de la souffrance, celle enfin de la faute, de l’expiation et de la rédemption. […] Femme… éternelle victime, telle est bien la conclusion à laquelle ces titres et les textes qu’ils laissent prévoir conduisaient des dizaines de milliers de lectrices. Les drames du mariage fournissent bien souvent la base de départ des intrigues. […] Le roman de la victime s’oppose aussi bien au roman populaire leste, libertin et érotique, qu’au roman moyen qui exploite les liaisons extra-conjugales. » - « Victime et martyre ! Hérolne ? La Figure Féminine dans le roman de la victime (1875-1914)», www.google.com, pp.15-19.

        2. Les traits spécifiques et éthico-statutaires de La femme lectrice de roman victime, bourreau et leadership et son inexemplarité à travers les romans dans le monde : 1834-2004 :

     D’ailleurs, des traits spécifiques et éthico-statutaires de de la femme lectrice de roman victime, imaginative, bourreau et leadership et son inexemplarité à travers les romans dans le monde : 1972-2004, Karen Haddad-Wotling restitue : «Anna Karénine est un ouvrage qui fut classique dès qu’il parut, […] il était la plus occidentale des œuvres de Tolstoï, en ce sens qu’il s’adressait aussi bien à l’intelligence de l’homme de Paris ou de Londres qu’à ceux de l’homme de St-Pétersbourg ou de Moscou. […] Exemplarité elle-même ambivalente puisque, si l’interrogation sur le couple qui traverse le roman allait, dans les œuvres ultérieures, devenir une attaque en règle du mariage […], mais aussi des femmes et de leur éducation […], en soulignant l’inégalité des conséquences sociales de l’infidélité – la différence de sort entre Anna et son propre frère est en effet criante… […]  Anna Karénine, roman de la famille et des femmes en somme ? […] Il faut pourtant ajouter ceci : Anna Karénine partage au moins deux particularités avec deux autres personnages de roman célèbres, et ô combien exemplaires, bien souvent comparés entre eux mais rarement, sous cet angle, à Anna Karénine : tout comme Don Quichotte, et tout comme Emma Bovary, Anna Karénine a pour caractéristique d’être à la fois lectrice de romans et vue par les autres personnages comme héroïne de roman.» - «Pourquoi elle ? Exemplarité et inexemplarité d’Anna Karenine », www.books.Open edition.org, p.1.

     3. Les traits spécifiques et éthico-statutaires de femme objet face au livre et la lecture, victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 2004-2021 :

      A propos des traits spécifiques et éthico-statutaires de femme objet face au livre et la lecture de la femme honnête le livre et la lecture victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde : 2004-2021, Isabelle Matamoros observe historiquement notamment : « Au début du XIXe siècle, alors que le monde du livre connaît de profondes transformations […], les femmes participent à cette « révolution » de la lecture. […] Partout néanmoins, des disparités entre les pratiques de lecture des femmes et des hommes perdurent [v. dans le monde]. […] Certains milieux sociaux, comme la noblesse, sont plus favorables à l’éducation littéraire des filles. À la faveur des Lumières et du romantisme naissant, quelques femmes très lettrées en Allemagne, en Italie ou en France occupent un statut à part. […] Les prescriptions à l’égard de la lecture visent à préserver la pudeur et l’innocence : une honnête fille ne lit pas de romans, ou seulement des romans moraux, […] pour éviter la rêverie, ou pire […]. […] Ce code moral s’assouplit après le mariage, même si, à la suite de la parution du roman de Flaubert en 1857 […], on craint des Emma Bovary qui confondent fiction et réalité et tombent dans l’adultère. […] Après la Seconde Guerre mondiale, l’offre se diversifie, et la lecture devient une pratique majoritairement féminine […]. Depuis les années 1970, l’univers du livre, […] est perçu comme féminin. […] Mais les enquêtes européennes sur la culture témoignent de pratiques encore fortement genrées : les femmes lisent plus de romans, les hommes davantage le journal ou des essais […]. Enfin, certains genres littéraires, comme le roman sentimental, continuent d’avoir « mauvais genre », et peu d’hommes en avouent la lecture. » - «Lectrices et lecture féminine en Europe XIXe XXIe siècles», www.ehne.fr, p.1.

 

     4. Les traits spécifiques et éthico-statutaires de femme t victime, bourreau et leadership de la femme écrivaine de personnages féminins se rebellant à travers les romans dans le monde : 2001-2014 :  

 

     Au sujet des traits spécifiques et éthico-statutaires de femme t victime, bourreau et leadership de la femme écrivaine de personnages féminins se rebellant à travers les romans dans le monde : 2001-2014, B.A. Léa Roch décrypte : «Loin du mythe de la mère trouvé dans le roman du terroir, les personnages féminins prennent en main leur destinée [v. femmes leadership] et rompent avec […] le devoir qu’elle leur a imposé pendant si longtemps. […] Ces femmes qui se révoltent et essaient parfois de se libérer du carcan de la société patriarcale symbolisent l’émergence de l’identité québécoise. Comme nous l’avons observé […], ces romans ont été écrits après la Révolution Tranquille qui a donné davantage de pouvoir aux francophones du Canada mais leur lutte pour une reconnaissance totale de leur langue et de leurs droits reste toujours d’actualité. […] La minorité des femmes dans les œuvres se substitue à la minorité des francophones du Canada tandis que la société patriarcale représente le gouvernement anglophone. En se rebellant, les personnages féminins sont une métaphore de l’action des francophones. Ces œuvres tendent donc à la politisation, d’où la reconnaissance internationale qu’ont reçu Anne Hébert et Marie-Claire Blais pour leur travail d’écrivaines. […] Contrairement aux écrivaines françaises et québécoises reconnues depuis longtemps par le monde littéraire, les romancières africaines n’ont commencé à écrire et surtout à n’être publiées que récemment.»  -  «Les femmes et le savoir dans des romans d’écrivaines françaises et francophones , www.ttu-ir.tdl.org, pp.54-56.

 

    5. Les traits spécifiques et éthico-statutaires de femme victime, bourreau et leadership dans la société moderne d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde : 1959-2006 :  

     Pour ce qui est des traits spécifiques et éthico-statutaires de la femme victime, bourreau et leadership dans la société moderne d’aujourd’hui, à travers les romans dans le monde : 1959-2006, Gilbert Mathieu retrace en ces termes : «La femme a si bien conquis sa place dans la société moderne que le féminisme n'est plus de mise. […] Peu de postes sont aujourd'hui refusés aux femmes, en principe du moins. […] Et la liste serait intéressante à dresser des " centres de décision " déjà détenus par elles. Tel n'a pas été le but, cependant, de l'équipe du Centre national de la recherche scientifique [v. en France] qui […], a consacré deux années d'études à la femme dans la société d'aujourd'hui. […]  D'une façon générale, également, les milieux sociaux intermédiaires paraissent beaucoup plus favorables à l'évolution en cours que les cercles aisés ou les milieux ouvriers. […] À titre d'exemple, les familles du milieu intermédiaire sont les plus nombreuses à trouver normal que les dépenses courantes ou importantes du ménage soient décidées en commun ; elles approuvent également pour la plupart que l'argent de poche - de chaque époux aussi bien que des enfants - soit donné d'un commun accord par le mari et la femme. […] Les milieux intermédiaires trouvent également plus normal que les autres de donner à leurs filles une instruction semblable à celle de leurs garçons. » - «La femme dans la société d’aujourd’hui», www.lemonde.fr, p.1.

  

     En conclusion, il est à dire que le statut évolué de la femme réelle ou fictive romanesque est un domaine encore amplement en friche, et cette « Petite anthologie de la femme victime, bourreau et leadership à travers les romans dans le monde 1867-2021 » n’y serait une petite goutte dans un océan demeuré humainement heuristiquement anonyme, dans l’attente d’une recherche objectivée et d’anthologies plus exhaustives rigoureusement et universellement accomplies. Et à titre d’exemple, rappelons à cet égard avec Philippe Chevilley : «Dès le XIXe siècle, les femmes ont marqué de leurs plumes la culture toute neuve des États-Unis. Le premier roman populaire abolitionniste, La Case de l'oncle Tom (1852), est signé d'une femme : Harriet Beecher Stowe, de même que les best-sellers sentimentaux Les Quatre Filles du docteur March (1868) de Louisa May Alcott, ou, beaucoup plus tard, Autant en emporte le vent (1936) de Margaret Mitchell. […] Surgies à la fin du xxe siècle, trois figures tutélaires ont assumé brillamment cette belle ascendance et symbolisé la montée en puissance des femmes. La très féministe Joyce Carol Oates ne cesse de titiller les démons de l'Amérique, entre romans gothiques, bio percutante (Blonde, portrait choc de Marylin Monroe) […]. Toni Morrison, prix Nobel 1993, porte au plus haut la littérature afro-américaine avec ses œuvres fulgurantes et déstructurées, à l'écriture «jazz». Quant à Louise Erdrich, elle revisite à travers le prisme amérindien la littérature des grands espaces dans une perspective universelle. Avec d'autres, beaucoup d'autres (Annie Proulx, Alison Lurie, Laura Kasischke, Donna Tartt, Vivian Gornick, Alice McDermott...), elles ont su imposer une littérature féminine décomplexée et réinventer le «grand roman américain». […] On assiste depuis à un regain de littérature féminine, intimiste, portée par des auteures souvent métissées.»

- «Quand l'Amérique s'écrit au féminin », www.lesechos.fr, p.1.

 

                                                                                                                    L’auteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I. Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et

 leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans

le monde, en Europe : 1834-2023 

==================

 

       A propos des extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et  leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde, en Europe :  1834-2023, Isabelle Matamoros relate : « Au début du XIXe siècle, alors que le monde du livre connaît de profondes transformations […], les femmes participent à cette «révolution» de la lecture. […] Certains milieux sociaux, comme la noblesse, sont plus favorables à l’éducation littéraire des filles. À la faveur des Lumières et du romantisme naissant, quelques femmes très lettrées en Allemagne, en Italie ou en France occupent un statut à part. […] Les prescriptions à l’égard de la lecture visent à préserver la pudeur et l’innocence : une honnête fille ne lit pas de romans, ou seulement des romans moraux, véritables succès de librairie partout en Europe ; elle ne lit pas seule, pour éviter la rêverie, ou pire, l’onanisme. Les pratiques de lecture […] doivent renvoyer des modèles genrés. Ce code moral s’assouplit après le mariage, même si, à la suite de la parution du roman de Flaubert en 1857 […], on craint des Emma Bovary qui confondent fiction et réalité et tombent dans l’adultère. […] Après la Seconde Guerre mondiale, l’offre se diversifie, et la lecture devient une pratique majoritairement féminine […]. Depuis les années 1970, l’univers du livre, […] est perçu comme féminin. […] Mais les enquêtes européennes sur la culture témoignent de pratiques encore fortement genrées : les femmes lisent plus de romans, les hommes davantage le journal ou des essais […]. Enfin, certains genres littéraires, comme le roman sentimental, continuent d’avoir « mauvais genre », et peu d’hommes en avouent la lecture.» - «Lectrices et lecture féminine en Europe XIXe XXIe siècles», www.ehne.fr/fr, p.1.

 

      De la femme victime, bourreau et leadership en en Europe, citons :

 

      1.1. En France, la femme victime, bourreau et leadership : 

 

      Des extraits d’aperçus illustratifs du continent européen de la femme victime, bourreau et leadership en France, citons-en :

    

·  La Symphonie Pastorale, André Gide, Folio, 1972, ou La jeune fille aveugle victime de la tentation tue d’un homme marié ayant retrouvé la vue elle finit par se tuer :

 

      Né en 1869, à Paris, et mort en 1951, prix Nobel de littérature (1947), à Paris André Gide est un écrivain et romancier français, Il soutient les Dreyfusards. Il est l’auteur de : Les Nourritures terrestres (1897), La Porte étroite (1909), Les Caves du Vatican (1914), La Symphonie pastorale (1919), Les Faux-monnayeurs (1925), etc.

Ainsi soit-il ou Les Jeux sont faits (1952), etc.

 

La femme victime 

 

    «C’est le récit de la nièce, fillette de quinze ans, d'une vieille femme trouvée morte dans la pièce cette dernière. Le pasteur, venu pour la bénir, la prend sous sa protection car, n'ayant ni famille ni amis et de plus aveugle. Par charité, il lui vient en aide, alors que sa femme Amélie désapprouve sa décision, ayant déjà plusieurs enfants à charge. Au fil du temps la fille sauvage est initiée à la musique par ce dernier, en passant beaucoup de temps près elle. Opérée, son médecin, celle-ci retrouve la vue. Mais le l’homme lutte contre ses sentiments pour elle. Elle aussi est perturbée de peur de blesser sa femme. Elle constate tout ce qu’il lui avait caché, le mal du péché, durant ces années pour tenter de susciter cela en elle. Alors affligée, elle fait une tentative de suicide où elle a failli se noyer, et finit par rendre l’âme d'une pneumonie quelques semaines, après l’opération qui lui a fait retrouver la vue.», www.la-book-melusine. over-blog.com, p.1.

·  Madame Bovary, Flaubert Gustave Ed. Gallimard, 2001, ou : La femme et mère victime romanesque de la haute société au prix de sa vie :

 

     Né en 1821, à Rouen, et mort en 1880, à Canteleu, en France, Gustave Flaubert est un écrivain et romancier français. De souche bourgeoise, au père était médecin, il a une enfance peu heureuse, car il a été délaissé par ses parents qui lui préfèrent son frère aîné. Mais il a été très proche de sa sœur cadette, Caroline. Il y suit sa scolarité au lycée dont il est renvoyé. Il passe seul son bac (1840). Exempté de service militaire, il suit des études de droit à Paris qu’il abandonne à cause de crises d'épilepsie (1841-1844). Il se livre à la vie de bohème et à l'écriture et devient l’ami de Maxime Du Camp. Il part avec lui pour un long voyage en Orient. A la mort de son père et de sa sœur, il prend en charge sa nièce âgée de deux mois (1846). C'est à alors qu’il se lie Louise Colet par correspondance. Il fréquente les salons parisiens. Il un voyage en Tunisie pour se documenter sur Salammbô (1858). Ses dernières années s’avèrent sombres sans ses amis, assailli par de difficultés financières et ses problèmes de santé. Il est l’auteur de : Madame Bovary (1856), L'Éducation sentimentale (1869), La Tentation de saint Antoine (1874), etc.                                  

La femme bourreau

 

     «C’est le récit de la vie d’une femme Emma Bovary, une mauvaise mère qui bat en brèche la maternité. Elle l’a subite et se détourne de sa progéniture comme si de rien était. En lisant le roman, on oublie souvent qu'on a affaire à une mère de famille. Elle semble l’oublier sa fille Berthe pour reléguer è son père, le médecin Charles Bovary. Elle s'ennuie. Emma se rêve toujours mieux qu'elle n'est. Elle se voit entourée d’un petit monde normand et villageois lourdement réel tels Homais le pharmacien agnostique, Bournisien le curé du village, Lheureux le mercier à crédits dangereux, Léon Dupuis, clerc de notaire avec un peu de culture, Rodolphe Boulanger, le propriétaire terrien quasi vicieux, des domestiques, encore, paysans, forts de leurs terres et de leurs vaches, âpres au gain et durs à la tâche. Elle vit avec ses lectures de midinette et rêves de petite-bourgeoise romantique. Elle brave le qu'en dira-t-on pour sa réussite sociale. Au bal, tout le monde dansait, mais elle ne savait pas valser. Cependant, un des valseurs, dit " vicomte ", vient une fois encore l’inviter l'assurant et la guider à bien s'en tirer. Elle confondait, dans son désir, les sensualités du luxe avec les joies du coeur, l'élégance des habitudes et les délicatesses du sentiment. Et puis, ils vont vu qu’ils connaissaient trop pour avoir les ébahissements de la possession. Elle était aussi dégoûtée de lui qu’il était fatigué d’elle, en retrouvait dans l’adultère toutes les platitudes du mariage. De plus elle a accumulé une dette envers M. Lheureux, exigeant d'être remboursé, mais ses amants ont refusé de lui prêter la somme due, et voit que les biens de sa famille vont être saisis, alors désespérée, elle s’ingurgite du poison et en meurt. », www.babelio.com, p.1.

·  Thérèse Raquin, Émile Zola, Ed. Flammarion, 1867, ou La femme orpheline adultère cupide et bourreau sanguine se voue avec son complice aux remords et à la mort :

 

        Né en 1840, Paris, et mort en 1902, en France, Émile Zola, ou Émile Édouard Charles Antoine Zola, est un écrivain, romancier journaliste français. D’un père, ingénieur de travaux publics, ancien officier italien, soumissionnant la construction d'un système d'amenée d'eau potable à Aix-en-Provence, et meurt de pneumonie (1847). Sa mère va à Paris avec lui suivre les actions en justice contre Jules Migeon et les créanciers de la Société Zola (1851-1853). Démunis, ils vivent chez sa grand-mère. Au collège à Aix-en-Provence, il se lie à Paul Cézanne qui l'initie à la peinture (1886). Passionné de littérature, il envisage d'écrire et rédige un roman sur les croisades (1858-1862). Il rejoint sa mère à Paris, pour y vivre pauvrement (1858) et échoue deux fois au baccalauréat (1859). Il travaille à la douane (1860), chez Hachette (1862) et en journalisme (1866). En publiant L'Assommoir, sa vie s’améliore (1877). Il crée à Médan, avec le « groupe des six» d'inspiration naturaliste (1878), puis prend parti dans l'affaire Dreyfus (1897). Il est l’auteur de :  Thérèse Raquin (1867), Les Soirées de Médan (1880), La Fortune des Rougon (1871), Son Excellence Eugène Rougon (1876), Germinal (1885), La Terre (1887), La Bête humaine (1890), L’Argent (1891), Le Docteur Pascal (1893), etc. 

 

La femme bourreau 

 

      «C’est le récit de la vie de la jeune fille Thérèse, orpheline élevée par sa tante, madame Raquin, tenant une mercerie, au passage du Pont-Neuf, dans le but d’épouser son fils Camille, un jeune homme maladif. Mariée, ils mènent une vie tout insalubre, d'ennui et d'oisiveté, jusqu'au jour de l'arrivée dans leur foyer familial de Laurent, un pseudo peintre, l’ami d'enfance de son mari, un être plein de paresse, d'orgueil, de gourmandise, d'envie et d’avarice et d’un égoïsme suraigu qui envahit leur intimité. Or, séduite par ce dernier, l'opposé du mari qu'elle déteste, elle s’imagine renaître à la vie, elle finit par lui servir d’appât entre le vice et la colère. Puis le crime par intérêt les attire. Aussi, vont-ils, un dimanche, noyer impunément le mari gênant, lors d'une virée en barque sur la Seine. Les deux meurtriers ont bien trompé leur monde. Des mois après, ils pensent se marier et s’emparer de l’héritage du défunt. Mais, étant de nature nerveuse et sanguine et de leurs cerveaux détraqués, les remords commencent à les ronger, au point qu’ils par prendre ensemble chacun la moitié d’un verre de poison mortel.»,  www.babelio.com, p.1.

 

·  Eugénie Grandet, Honoré de Balzac, Ed. Madame-Béchet, Charpentier, Furne, 1834 : ou la fille d’un riche avare volée et trahie par son fiancé contracte un mariage blanc et meurt veuve en sainte à faire le bien et la charité autour d’elle :

 

      Né en 1799, à Tours, et mort en 1850, à Paris, en France, Honoré de Balzac, ou Bernard-François Balssa, est un écrivain. Romancier, critique d'art, dramaturge, critique littéraire, essayiste, journaliste et imprimeur français. Il devient pensionnaire au collège des oratoriens de Vendômen, durant six ans, sans jamais rentrer chez lui, à dévorer des livres de tout genre au pont de sombrer dans une espèce de coma de congestion d'idées. Cela s'aggrave au point qu’on s’est inquiété pour sa santé en le renvoyant dans sa famille (1813). De juillet à novembre 1814, il est externe au collège de Tours. Son père nommé directeur des vivres d’une division militaire, la famille déménage et s’installe à Paris. Il est interne à la pension Lepître, rue de Turenne et à l’institution de l’abbé Ganser, rue de Thorigny (1815). Il suit les cours du lycée Charlemagne. Le 4 novembre 1816, il s’inscrit en droit et réussit le premier examen du baccalauréat en droit (1819), mais ne se présente pas au deuxième examen. Il a eu de nombre de liaisons amoureuses avant d'épouser, la comtesse Hańska courtisée par lui durant dix-sept ans (1850). Il n’a cessé de faire des projets en imprimerie, journaux, mine d'argent. Il meurt endetté de lux. Admiré en Europe, il a influencé des écrivains, dont Gustave Flaubert, Émile Zola, Guy de Maupassant (1850-1893) et Marcel Proust (1871-1922). Il a laissé une œuvre imposante, La Comédie humaine (1829- 1855). Il est l’auteur de : La Femme de trente ans (1831), Eugénie Grandet (1833), etc.

 

La femme leadership

     «C’est le récit de la vie d’Eugénie Grandet, fille d’un tonnelier de Saumur, Félix Grandet, avare enrichi par la Révolution. Il vit chichement, dans une maison sordide, avec sa femme, sa fille et sa servante Nanon. En 1819, celle-ci a vingt-trois ans, lorsque son père apprend par une lettre la faillite de son frère Guillaume, à Paris, allant se suicider en lui confiant son fils unique Charles. Lors d’une assemblée en présence des Cruchot et des Bonfons, celle-ci dévisage, son ruiné cousin, nouveau venu, Charles, à table, et en devient amoureuse. Durant deux semaines ils se confient et avouent leur amour. Celle-ci lui offre son « trésor », de pièces d'or que son père lui auparavant. Mais il la quitte pour les Indes pour faire fortune et de revenir l’épouser. En 1820, le père apprend cela et la condamne à garder la chambre. Désolée, sa mère tombe malade et meurt, en 1822, après avoir réconcilié son mari avec sa fille. Cinq ans après, son père malade devient plus cupide. Il meurt, en 1827, il lui laisse une fortune considérable. Sa fille attend toujours son cousin. Mais, une lettre lui annonce le mariage de ce dernier. Désespérée, elle épouse le fils du notaire de Bonfons dont elle n'a pas eu d'enfant, car elle lui a imposé un mariage blanc, qui meurt peu après. Veuve à trente-trois ans, au surnom de mademoiselle, elle finit sa vie avec Nanon, en sainte femme, à financer des œuvres sociales et pieuses, sans compter, autour d’elle.»,

www.maisondebalzac.paris.fr, p.1.

·  Les Femmes du bout du monde, Mélissa Da Costa, Ed. Albin Michel, 2023 : ou les femmes solidaires éprouvées par la vie font face seules à la dureté du monde en Nouvelle Zélande

 

    Née en 1990, Mélissa Da Costa est une écrivaine et romancière française. Après des études d’économie et de gestion à l'Institut d'administration des entreprises de Lyon, à l’IAE (2008-2011), elle est diplômée, chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle a suivi également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie. Sensible à la protection de l’environnement et grande voyageuse dont son séjour Nouvelle-Zélande, elle s’en inspire dans son écriture romanesque. En 2020, étant en capacité de vivre de sa plume, elle quitte son emploi de chargée de communication dans une mairie, pour se consacrer à l’écriture. Elle est l’auteure de : Tout le bleu du ciel (2019), Les Lendemains (2020), Je revenais des autres (2021), Les douleurs fantômes (2022), Les femmes du bout du monde (2023), etc.

La femme victime

   «C’est le récit de la vie de Flore, jeune femme parisienne qui, au bout d’un très long voyage, est arrivée, dans un état pitoyable, au un camping des Catlins, en Nouvelle Zélande, situé en face de l'océan Austral. Après, un mariage raté, avec au fond d’elle tant de démons, un passé plein de culpabilités, de tristesse et de colère, elle est venue là pour à se remettre. Le lieu est géré par Autumn et sa fille Milly qui l’acceptent comme aide aux travaux journaliers, au quotidien difficile sous un rude climat, dans des conditions assez frustes. Non loin, habitent Anaru et son fils Kai, tous deux Maoris qui ont accepté les deux dames installées là-bas depuis longtemps mais tout mariage est exclu entre les Maoris et les Blancs, appelés Kiwis. Elle s'intègre à ce petit monde de phoques, d’otaries, de manchots aux yeux jaunes de dauphins d'Hector, à respecter par les touristes.  Elle avait à prendre la distance nécessaire pour voir clair dans sa vie. La gérante fait tout pour sa fille et ne vit que pour elle et a du mal à se remettre de la perte de son mari, tout en continuant d'entretenir le camping, comme une routine, devenue grognon avec le temps. L’arrivée de la Parisienne a aussi bouleversé ses habitudes, et ouverte à autre chose. Il y va de de ces trois femmes qui, telles des guerrières, font face aux difficultés de la vie, à la dureté du climat de la baie que seule leur solidarité leur permet d'affronter avec avantage exceptionnellement.», www. babelio.com, p.1.

      1.2. En Angleterre la femme victime et leadership :

      Des extraits d’aperçus illustratifs du continent européen de la femme victime, bourreau et leadership en Angleterre, citons :

·  Trois amours, A. J. Cronin, Trad. Maurice Rémon, Ed. Poche, 1986 : ou La femme bonne épouse et mère victime se sacrifiant en vain fin pour son époux et son fils :

 

      Né en 1896 à Cardross, en Ecosse, et mort en 1981, à Montreux, Royaume-Uni, A.J. Cronin, ou Archibald Joseph Cronin est considéré comme l'un des plus grands écrivains anglais. Fils de Patrick Cronin, agent d'assurances et représentant de commerce, catholique irlandais, et de Jessie Cronin, née Montgomerie, protestante, fille d'un chapelier, il a sept ans quand son père meurt de tuberculose. Il déménage alors avec sa mère chez ses grands-parents maternels, à Dumbarton en Écosse. Sa mère y devient la première femme inspectrice de santé. Il devient un écolier précoce et se distingue aussi en athlétisme et en football. Grâce à une bourse Carnegie à l'Université de Glasgow (1914), il obtient un MBChB (1919), un Diploma in Public Health (1923) et un MRCP (1924). Il a servi au sein de la Royal Naval Reserve (1916-1917). Il travaille comme médecin dans une région industrielle du Pays de Galles, puis inspecteur des mines (1924). Après un doctorat sur les anévrismes, The History of Aneurysm (1925), de l'Université de Glasgow, il s'installe à Londres avec une brillante clientèle. Il est l’auteur de : Le Chapelier et son château, Hatter's Castle (1931), Trois amours (1932), La Citadelle, The Citadel (1937), Les Clés du Royaume, etc.

 

La femme victime 

     «C’est le récit de la vie de Lucy Moore qui pour aider son mari Frank, sachant M. Lennox a perdu son associé, en le faisant, contre vents et marée, le remplaçant de ce dernier auprès de celui-ci. Elle décide alors d'organiser un dîner en l'honneur de Lennox pour lui poser la question. Mais personne ne lui ayant appris les finesses de la diplomatie, la soirée tourne en catastrophe. Celle-ci en rend responsable Anna, cousine de son mari, dont les interventions ironiques ont pas peu contribué à compromettre son projet. Et peu à peu la bonne épouse devient malcontreusement la cause de la mort de son époux. De cette expérience elle ne tire aucune leçon, étant surtout occupée à gagner sa vie et celle de son fils Peter. Acceptant tous les sacrifices, elle travaille pour bâtir l'avenir de Peter. Ses plans sont tracés, car elle ne trouvera le repos que lorsqu’il sera devenu médecin. Mais l'ingratitude est le vice humain le plus répandue et son fis n'en est pas dépourvu. L’ayant quittée pour une riche fiancée, la pauvre Ecossaise reporte vers Dieu la force et l'amour voués jusque-là au à son mari et à son fils. Et la dureté de la vie conventuelle sera le dernier rocher sur lequel se brisera l’âme pathétique de cette dernière.», www.babelio.com, p.1.

·  Jane Eyre, Charlotte Brontë, Trad. Sylvère Monod, Ed. Garnier Archipoche, 1967 : ou la jeune fille orpheline pauvre victime de ses proches parents adoptifs combative en devenir :

 

     Née en 1816, à Thornton, au Royaume-Uni, et morte en 1855, à Haworth, Charlotte Brontë est une écrivaine et romancière anglaise. Elle passe son enfance à Haworth, où son père est pasteur officiant. Elle perd sa mère puis ses deux sœurs aînées, Maria et Elisabeth, de la tuberculose (1821). Cela va marquer sa vie. Elle va en pension suivre des études pour devenir institutrice. Mais hantée par son besoin d'écrire, elle ne s’adapte pas sa nouvelle fonction d'enseignante puis de préceptrice auprès de particuliers. Elle a eu l'idée d'ouvrir un pensionnat, elle part avec Emily apprendre le français, à Bruxelles. Elles vivent chez leur mentor, M. Héger, avec lequel sa sœur a eu des relations difficiles. Elle devient professeure d'anglais, à Bruxelles, au le retour de sa sœur chez eux. Des années plus tard elle revient en Angleterre. A la mort de leur frère, elles vivent une période très difficile (1848-1849). Elle aborde l’écriture sous le pseudonyme de Currer Bell, avant d’être introduite par son éditeur sous son nom, dans la haute société de Londres. Elle se marie avec le vicaire de son père Arthur Bell Nicholls, Charlotte, mais tombe malade et meurt peu après (1854). Admirative des écrits d'Emily, cela la pousse à publier un recueil commun un recueil de poèmes signé Ellis et Currer Bell. Elle est l’auteure de : Jane Eyre (1847), Shirley (1849), Villette (1853), Le professeur (1857), etc.

La femme leadership

      «C’est le récit de la vie de Jane Eyre est une jeune orpheline recueillie par sa tante et ses cousins qui l’humilient et maltraitent. Vue comme, elle est envoyée, en pensionnat, à Lowood, où elle se fait une amie, Helen Burns, enfant tendre et tuberculeuse résignée. Huit après, elle y devient enseignante et décide de changer de vie en le quittant. Et elle devient la préceptrice d'Adèle Varens, dans le mystérieux manoir de Thornfield. Elle s’éprend du maître du lieu, Edouard Rochester, homme énigmatique et attirant, à la réputation maléfique, alternant avec la gouvernante de sa pupille aux déclarations ambiguës brusques et hautaines. Mais, elle ne se compromet pas. Alors qu’elle fait les préparatifs de leur mariage et le jour de noces, elle découvre stupéfaite, qu’il est déjà marié à Bertha Mason, atteinte de démence, enfermée dans le grenier du manoir. Elle refuse d’y rester et s'enfuit, le cœur brisé, chez les siens. Là, elle refuse le mariage avec son cousin le considérant comme son frère. Or, la démente a mis le feu à la demeure, en se jetant mortellement dans le vide, lors duquel l’homme est grièvement blessé. Appelé par lui, celle-ci le rejoint une fois pour toute.»,  www.studysmarter.fr, p.1.

      1.3.  En Allemagne la femme leadership :

      De la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership et son statut littéraire en Allemagne, citons :

·  Paula T. une femme allemande, Christoph Hein, Trad. Nicole Bary, Ed. Métailié, 2010 : La jeune femme pionnière libre sous le régime communiste réalise sa carrière de peintre :

 

     Né en 1944, à Heinzendorf, en Allemagne, Christoph Hein est un écrivain, romancier, dramaturge, essayiste et traducteur allemand. Il a grandi à Bad Düben, une petite ville au nord de la Saxe, non loin de Leipzig. Fils d’un pasteur non considéré alors par les autorités de RDA comme un travailleur, il n'est pas permis à son fils de fréquenter le lycée. Il fréquente, avant la construction du mur, un lycée de Berlin-Ouest. Après sa construction, il a été obligé d'arrêter ses études (1961). Il obtient son baccalauréat (1964), à l'aide de cours du soir, et a pu étudier à l'université (1967), en exerçant divers emplois comme monteur, libraire, garçon de café, journaliste, acteur et assistant à la mise en scène à la Volksbühne, le célèbre théâtre alternatif de Berlin. Il va y occuper après la fonction de conseiller littéraire, avant d'y voir jouées ses propres pièces. Il se consacre à l'écriture (1979). Il a été le premier président du Pen Club allemand réunifié (1998-2000). Il a traduit vers l'allemand des œuvres de Racine et de Molière. Il est l’auteur de : L'Ami étranger, Der fremde Freund (1982), Paula T. une femme allemande (2007), Christoph Hein L'Ombre d'un père, Glückskind mit Vater (2016), etc.                                                                                                                     

La femme leadership


    «C’est le récit de la vie de Paula Trousseaux qui veut être peintre, et rien d’autre. Née en Allemagne de l’Est, sous le régime communiste, à une période de l’histoire où il ne fait pas bon pour une femme de rêver d’autre chose que d’être une bonne mère de famille. Encore petite fille, elle est terrorisée par son père, elle va trouver la force de s’opposer à lui ainsi qu’à son mari, qui n’hésitera pas à échanger ses pilules contraceptives contre un placebo pour la remettre sur le droit chemin. Elle va lutter d’abord pour exister, puis pour faire des études aux Beaux-Arts, au prix de sa renonciation à son enfant. Elle va se construire contre les hommes, se blinder contre ses sentiments, et, toute implacable, elle va utiliser les hommes pour pouvoir peindre comme elle le veut dans ce pays, où il ne fait pas bon peindre en dehors du réalisme socialiste officiel. Des différentes rencontres qu’elle va faire dans sa vie, sont fort intéressantes en s'attache en particulier aux différentes femmes fortes qu'elle va croiser sur sa route dont son amie d'enfance Kathy et Sibylle qui vont marquer son existence. Toutefois, elle va devenir peintre, et sa vie oscillera au gré des rencontres et de sa volonté. Mais, elle ne tombera jamais amoureuse, et décidera de sa carrière et de sa maternité et de sa mort enfin.», www.babelio.com, p.1.

 

    1.4. En Italie la femme leadership :

    De la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership et son statut littéraire en Italie, citons :

 

·   Une femme, Una Dama, Sibilla Aleramo, Trad. Pierre-Paul Plan, Ed. du Rocher, 2002 : ou La fille femme mère pionnière écrivaine contre l’hypocrisie d’un père et la cruauté d’un mari :


     Née en 1876, à Alessandria, et morte en 1960, à Rome, Sibilla Aleramo, alias Rina Faccio, est une écrivaine et romancière italienne. Ses parents s'établissent à Civitanova, dans la Province de Macerata, où elle épouse à quinze ans un employé de son père. En 1901, après une tentative de suicide, elle abandonne son mari, homme violent et autoritaire ainsi que son fils. Elle entame une relation sentimentale avec le poète Damiani, rencontre G. Cena mais, après une crise avec ce dernier, elle mène une vie vagabonde qui la conduit à Milan. Elle rejoint le mouvement "Futuriste". À Paris elle se lie aux poètes Guillaume Apollinaire, etc. Enfin, elle revient à Rome et rejoint les milieux intellectuels et artistiques d’avant-guerre. En 1936, elle fait la connaissance du jeune Matacotta, avec qui elle reste jusqu'à la mort. À la fin de la seconde guerre mondiale, elle s'inscrit au parti communiste italien et se plonge dans l’action politique et social. Elle collabore, à l’Unità et à la revue Noi donne. Elle est l’auteure de : Una Dama, Une femme (1906), etc.

La femme leadership

    «C’est le récit de la vie d’une femme, narratrice sans nom, qui enfant a adoré son père, qui l’a élevée faisant fi du qu'en-dira-t-on et des conventions sociales. Mais, une fois grande, il finit par s'éloigner d'elle, trompe sa mère, elle se sent totalement déstabilisée. Alors elle cherche refuge auprès d'un homme plus âgé qui l'écoute, la console, l’amuse, se disant épris d'elle et qui l'agresse physiquement. Elle l'épouse quand même en croyant à ses sentiments envers elle. Elle n’a que seize ans. Et c'est le début d'un enfer. Elle se sent à l’écart de son entourage, avec un mari inculte, fugitif et violent. Elle dépérit dans une routine sans fin et se déprime, comme sa mère avant elle, avec des élans suicidaires. C'est à la naissance de son fils que sa vie va prendre un sens. Elle refait des projets à l'élever, au mieux possible, et se réaliser, sur un plan artistique. Elle croit à tort avoir l’amour et se retrouve cloîtrée. Dans cette solitude, elle va lire, écrire, se découvrir, se vouloir libre dans un cadre beaucoup plus général. A la découverte du socialisme et du féminisme naissant, elle collabore à différentes revues, Seulement il y a l'enfant. En cas de séparation, l'enfant est laissé au père. Le récit, peut-être utile parce qu'il était a priori destiné à son fils, est fait sur le ton de la confidence.», www.desfemmes.fr, p.1.

      1.5. En Russie la femme victime :

    De la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership en Russie, citons :

·  Anna Karénine Léon Tolstoï, trad. Henri Mongault, Ed. Stock, 1994 : ou la femme mère victime d’une passion rejetée par la haute société au prix de sa vie :

 

    Né en 1828, à Poliana, et mort en 1910, à Astapovo, en Russie, Léon Tolstoï est écrivain et romancier russe. Issu d’une famille de la haute noblesse russe, il passe son enfance avec ses frères et sœurs à la campagne. A quinze ans, il lit Voltaire et Rousseau dont les idées l’ont marqué, puis arrêtant ses études, il s'engage dans l'armée, vie dont il va s’inspirer dans ses œuvres. Il préfère mener une vie de paysan au lieu de jouir des mondanités que son succès lui offre. Il est l’auteur de : La liberté dans l’école (1862), Les Cosaques (1863), La Guerre et la Paix (1869), Anna Karénine (1877), Anna Karénine (1878), La Mort d'Ivan Ilitch (1886), La Sonate à Kreutzer (1889), Le Royaume de Dieu est en vous (1893), L'éducation religieuse (1899), etc.

La femme victime

     «C’est le récit de la vie de la jeune et belle Anna, femme d'Alexis Karénine et mère d'un garçon de huit ans, qui en visite à Moscou chez son frère Stépan Oblonski, haut fonctionnaire pétersbourgeois, rencontre à sa descente du train le comte Alexeï Vronski. Et leur liaison a fait scandale, à Saint-Pétersbourg. Enceinte, elle a failli mourir en couches. Son mari lui accorde son pardon, alors que l’amant tente de se suicider. Rétablie, elle quitte son mari et son fils pour vivre avec ce dernier rejetés par la société alentour. Mais la jalousie d'Anna se met à peser sur son compagnon. Victime d'une passion pour laquelle elle a tout sacrifié, elle finit par se jeter sous un train. Il y va du thème de l'idée de la familiale, dans un cadre réaliste de la société russe. Il y va de l’hypocrisie de la haute société pétersbourgeoise, touchant le drame d’une passion au coût de la vie d’une femme et d’une mère.», www.fnac.com, p.1.

II. Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et

 leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans

le monde, en Afrique : 1972-2004

==================

      Des Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde, en Afrique : 1972-2004, Fogang Toyem indique : «D’une manière générale, la littérature Africaine peut se subdiviser sur un classement ternaire, […] la littérature africaine écrite par les occidentaux en langues occidentales, la littérature africaine écrite par les Africains en langues occidentales, la littérature Africaine écrite par les Africains en langues africaines. Mais que ce soit l’une ou l’autre de ces différents types de littérature, il faut savoir que la femme est resté un personnage atypique, et son image est aussi diverse que les auteurs eux-mêmes. […] L’œuvre littéraire étant un produit de la société, qui ressort une réalité, on se demande si cette réalité est une découverte ou une invention. […] Ainsi, le roman de Calixthe BEYALA, Les honneurs perdus et l’ouvrage de Francis BEBEY, puisque ces deux nous ressortent la femme dans différents types de sociétés, nous aiderons à dévoiler cette réalité. La présence de plusieurs stéréotypes s’identifie à travers l’analyse de quelques personnages : le stéréotype de la Mère merveilleuse, celle qui accepte et sacrifie tout, celui de la fille urbaine qui vit dans une société moderne qui contraste souvent […] et non pas celle éclairée après avoir embrassé la culture occidentale et moderne. […] La conception du rôle de la femme chez les traditionnalistes fait d’elle un être à côté de son mari pour l’accompagner dans les taches que celui-ci ne devrait pas accomplir. […] La femme émancipée, bureaucrate, magistrat, qui prend des décisions dures au quotidien, face à de grands hommes, pourrait avoir tendance à prolonger son métier dans le foyer conjugal. Elle fait peur. Il faut donc l’éviter pour avoir un foyer en paix, dans la tranquillité. » - « L'image de la femme dans la littérature négro-africaine : De la construction à la reconstitution.», www.grin.com, p.1.

 

     2.1. Au Maroc la femme victime et leadership : 

     Des extraits d’aperçus illustratifs en Afrique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership au Maroc, citons-en :

·   L'enfant de sable, Tahar Ben Jelloun Seuil, 1988 : ou la femme victime, née fille déguisée en garçon et marié à une autre, abusée d’un inconnu, d’un aveugle et d’un dit consul en mettant fin à ses jours :

 

      Né en 1944, à Fès, prix Goncourt en 1987, Tahar Ben Jelloun est écrivain, poète et romancier marocain. Après ses études primaires arabo-francophones, il va au lycée français de Tanger jusqu'au baccalauréat, puis fait des études de philosophie à l'université Mohammed V, à Rabat Il enseigne la philosophie au Maroc. En 1971, après l’arabisation de cette discipline, il va à Paris faire un doctorat en psychiatrie sociale. Il est l’auteur de : Harrouda, (1973), L'Enfant de sable (1985), La Nuit sacrée (1987), Les Raisins de la galère (1996), Cette aveuglante absence de lumière (2002), etc.

La femme victime

    «C’est le récit de la vie, dans une ville arabe, de Hadj Ahmed, un riche négociant, ayant déjà sept filles, lorsque son huitième enfant paraît être une fille. Il en a eu la honte d’être sans héritier mâle, au point de changer le nom du bébé Zahra en celui d’un garçon, Ahmed. Il déclare à tous qu’il vient d’avoir un fils, nommé Ahmed. Ce sera désormais, une longue vie de souffrance pour l’enfant déguisée grandissant. Hadj ira jusqu’à en lui donner en mariage une pauvre fille, Fatima. Elle finit par se faire abuser par un inconnu à la sortie du village, se donner à un aveugle, le consul, avant de mettre fin à son passé, en déterrant une tombe et y mettant sa carte d'identité, son extrait de naissance, ses vêtements d’homme, sa ceinture et son tabac.», www.babelio.com, p.1.

·  Une femme, une mère, Edmond Amran El Maleh, Ed. Lixus, 2004 : ou la femme mère leadership mémoire intercommunautaire de convivialité :

 

      Né en 1917, à Safi, et mort, en 2010 à Rabat, inhumé, conformément à sa volonté, le lendemain à Essaouira, Edmond Amran El Maleh est un écrivain, romancier et intellectuel marocain. Il est d'une famille juive originaire d'Essaouira, Safi. Responsable du Parti communiste marocain (ex-clandestin), il lutte pour l'indépendance du Maroc. Il est professeur de philosophie au lycée de Casablanca, puis, il quitte le Maroc en 1965 pour Paris. Il est l’auteur de : Aïlen ou la nuit du récit (1983), Parcours immobile (1980), Mille ans, un jour (1986), Le Retour d'Abou El Haki (1990), La maIle de Sidi Maâchou (1998), Une femme, une mère (2004), Lettres à moi-même (2010), etc.

                                                    La femme leadership

     «C’est l’histoire de trois personnages, principalement dont la femme mère, mère du peintre. Il ne s’agit pas d’un être symbolique mais d’une femme bien réelle et non moins gardienne de la civilisation et de la culture. Cela réfère à cette même culture raffinée qui a fait que des communautés confessionnelles qui ont pu vivre en symbiose au Maroc et ont permis de traduire le raffinement dans une culture du partage. Il y va du questionnement incessant d’une culture aux imbrications infinies, le retour vers Asilah, les retrouvailles avec le soi, les réminiscences de l’exil et le départ de la femme-mère de la fin du récit. Une maison juive qui remue le fond de la mémoire outre la dimension est pleine de souvenirs qui scande le partage de l’héritage judéo-marocain très présent. Elle u de jonction de préserve le passé dans le présent tout en prétendant à l’avenir en commun.»,  www.darnna.com, p.1.

·  La civilisation, ma mère !..., Driss Chraïbi, Ed. Denoël 1972 : ou la femme mère pionnière une féministe au contact de la civilisation moderne :

 

     Né en 1926, à El Jadida, au Maroc, et mort en 2007, à Crest, dans la Drôme, en France, Driss Chraïbi, est un écrivain marocain de langue française. Il est l’auteur de : Le Passé simple (1954), Les Boucs (1955), L'Âne (1956), La Foule (1961), Succession ouverte (1962), La Civilisation, ma Mère !... (1972), Mort au Canada (1975), La Mère du printemps (1982), Naissance à l'aube (1986), L’Homme du livre (1995), Le Monde à côté (2001), etc.

La femme victime

    «C’est le récit de la vie du soudain changement d’une mère par ses deux ses fils, mise au contact de la radio, le téléphone, qu’elle introduire dans son quotidien alors que son le mari souvent en déplacement et ses fils à l’école. Ils lui font croire que la radio est faite de magie, ignorant l’électricité. Telle une petite fille elle y croit et lui parlera. Ensuite ils lui inculquent petit à petit leur savoir, retranscrire leur savoir en arabe. Ils la font sortir de la maison pour voir le monde, craintive au début de son mari absent qu’elle finit par la suivre. Elle apprécie cette liberté acquise tardivement. Elle décide d’aller à l’école, s’habiller à la mode. Prenant goût à sa nouvelle vie, elle se met à transmettre son savoir à d’autres femmes qu’elle côtoie et devient une féministe engagée au péril de tout. Elle se mêle à politique et veut changer le monde. Il y va d’une affranchie par ses fils qui va même manifester à la tête d’une masse féminine entourée des médias, contre le général De Gaule, venue au Maroc. Enfin elle finit par partir en voyage par avion en France.», www.babelio.com, p.1.

     2.2. Au Cameroun la femme victime : 

     Des extraits d’aperçus illustratifs en Afrique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership au Cameroun, citons-en :

·  Les honneurs perdus, Calixthe Beyala, Ed. Albin Michel, 1996 : ou La vieille fille noire à quarante ans victime au foyer rêve d’émigrer en femme libre en Europe :

      Née en 1961, à Douala, au Cameroun, Calixthe Beyala est une écrivaine et romancière franco-camerounaise. Issue d'une famille modeste, elle y a passé son enfance. À l'âge de dix-sept ans, elle rejoint la France où elle se marie, obtient un baccalauréat, puis poursuit des études de gestion et de lettres. Elle est d'ailleurs la porte-parole de l'association le Collectif Egalité Elle est l’auteure de : C'est le soleil qui m'a brûlée (1987), Maman a un amant (1994), La Petite fille du réverbère (1996), etc.

La femme victime

                                                                                             

     «C’est le récit de la vie de Saïda, une fille noire née à Couscousville, un bidonville de la périphérie de Douala au Cameroun. Musulmane, elle grandit dans sa famille selon des préceptes religieux stricts, cantonnant la femme au foyer et aux fourneaux. Son instruction se limite aux vagues notions de l'école coranique du coin, plus une garderie d'enfants qu’une maternelle. Elle a grandi, enfermée dans ses croyances de la maison parentale, dans la misère, la tristesse plutôt que dans la joie. Seule et vierge moquée par les femmes et méprisée par son père, qui désirait un héritier mâle. Or, les filles de son âge flirtent, se marient ou partent vers des horizons meilleurs, elle trime en silence, protégeant sa virginité dont elle rêve de se délivrer auprès d’un Prince Charmant. Comprenant qu'elle ne trouvera ni son sauveur ni son eldorado dans cette Afrique misérable voire misérabiliste, A quarante ans, au quartier, les pauvres émigrés sont reçus en Europe, faute de papiers en règle. Elle l’a quitté pour se retrouver sous le joug de sa cousine Aziza, qui l'exploite et la jette à la rue sans remords, bonne à tout faire chez Ngaremba, jeune africaine noire, écrivain public idéaliste, qui organise des réunions d'intellectuels africains pour sauver le continent. Au milieu de cela, elle cherche l'Amour, en gardant sa virginité. A cinquante ans, elle perdant le sens de l'honneur, faute mariage en bonne et due forme. En femme libre, elle rêve de la lointaine Europe. », www.babelio.com, p.1.

 

     2.3. En Côte d’Ivoire la femme leadership :

     Des extraits d’aperçus illustratifs en Afrique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership en Côte d’Ivoire, citons-en :

·  Rebelle, Fatou Keïta, Ed. Présence Africaine, 1998 : la fillette africaine face à la tradition armée de sa force et sa pudeur, et de son grand courage transmettant l'espoir et la liberté à ses semblables :

 

Née 1955, à Soubré, en Côte d'Ivoire, Fatou Keïta est une écrivaine et romancière ivoirienne. Elle fait ses études primaires à Bordeaux, en France, où son père achève sa formation de chirurgien anesthésiste. Ses études secondaires ont lieu, à Bouaké, où elle obtient le Bac série A4 (1974). En 1976 elle réussit un BTS/Secrétariat de Direction au Lycée Technique d’Abidjan, d’aller à Londres, où elle suit des cours d'anglais au Pitman School of English et au Polytechnic of Central London. Elle obtient sa Licence d'anglais (1981), puis sa Maîtrise à l'université Nationale de Côte d'Ivoire. En 1984, elle soutient sa thèse de Doctorat de 3ème Cycle d’Etudes anglo-saxonnes, à l'Université de Caen, en France. Elle est aujourd’hui Maître-Assistant au Département d'Anglais de l'Université de Cocody d’Abidjan. Elle est l’auteure de : Rebelle (1998), Et l’aube se leva, (2007), Le petit garçon bleu (2012), etc.

La femme leadership

 

    «C’est le récit de la vie de Malimouna, fillette africaine face à la tradition de l'excision. Elle n'est pas du tout docile. Elle va refuser de se soumettre à cet affreux rituel séculaire. Et sa vie n’est plus désormais de tout repos. Avec force et sa pudeur, et armée d’un grand courage tranquille ravageur, elle affiche sa fierté contre le destin en marche. Elle est le portrait vivant des Africaines d'aujourd'hui devenues sel et la force du continent. D’une amitié entre deux enfants, l’une est une citadine, l'autre est une villageoise dont l’une est régie par les traditions qu'elle ne supporte pas. Elle est de celles qui disent non à l'excision et au mariage précoce. Et sa vie où sa force sont mises à rude son formidable atout. C'est un récit prenant qui nous montre Malimouna comme symbole de la révolte de la femme face à ses conditions bafouées. Malimouna est le symbole de la combativité de la femme africaine qui, quoi qu'il arrive se relèvera pour porter la vie à bout de bras. Elle transmet de ce fait l'espoir et la liberté à ses semblables.», www.babelio.com, p.1.

 

III. Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et

 leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans

 dans le monde, en Asie : 2004-2021

==================

      Des Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde, en Asie : 2004-2021, Claire Dodane relève : « Dans le domaine de la littérature, des chiffres sont là : depuis 1980, les deux prix littéraires les plus prestigieux du Japon, le prix Akutagawa et le prix Naoki, ont été majoritairement décernés à des femmes. Et depuis 1987, ces deux prix littéraires ont respectivement fait place dans leur jury à deux femmes écrivaines renommées. Cependant, malgré la diversité et la qualité des œuvres aujourd’hui produites par les femmes au Japon, une notion demeure ancrée dans les mentalités depuis les années 1910 : celle de « littérature féminine » (joryû bungaku), qui ne fait référence ni à l’écriture féministe ni à l’«écriture-femme» mais désigne toute œuvre littéraire produite par une femme. […] Apparue au Japon dans les années 1910-1920, sous l’effet conjugué du développement de la littérature populaire et de celui de la littérature écrite par les femmes, cette notion a alors délimité les contours de l’expression littéraire féminine, caractérisée, semble-t-il, « par le lyrisme sentimental et l’observation minutieuse, impressionniste et non intellectuelle de la vie quotidienne » (Ericson 1996). […] Bien que les critiques démentent aujourd’hui toute connotation péjorative attachée à cette dénomination, depuis plus de vingt ans déjà les féministes japonaises mènent une lutte afin que le terme joryû à la manière d’une femme ») compris dans l’expression joryû bungaku (« littérature à la manière d’une femme » ou littérature féminine), impliquant un style spécifique, soit remplacé par celui de josei (« femme ») (littérature de femme). […] Ainsi, si la femme écrivaine est moins fragilisée au Japon qu’en France par le déni de la création féminine dans l’histoire, elle est cependant confrontée de manière constante aux exigences quasi caricaturales de féminité que nourrissent trop souvent encore les hommes et le pouvoir à son égard.» - «Femmes et littérature au Japon », www.cairn.info, p.1.

 

     3.1. Au japon la femme victime : 

    

Des extraits d’aperçus illustratifs en Asie de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership au Japon, citons-en :

 

·  L’amour d’une mère, Haha no ren’ai, Kubo Misumi, Trad. & Ed. Japan-topics, 2021 : ou la femme mère victime divorcée voulant faire solitaire de son labeur de ses fils des êtres supérieurs :

 

     Née en 1965, à Inagi, dans la préfecture de Tokyo, Kubo Misumi est une écrivaine, romancière et nouvelliste japonaise. Elle fait ses études secondaires au lycée Caritas de Kawasaki, à la préfecture de Kanagawa, mais renonce vite à poursuivre son cursus pour aller travailler à mi-temps puis à plein temps dans une agence de publicité. Puis elle devient rédactrice freelance, à la naissance de son fils. Elle est l’auteure de :  Fugainai boku wa sora o mita, (2011), Seiten no mayoi kujira (2012), Haha no ren ai (2021), etc.

La femme victime

 

     «C’est le récit de la vie de Yukiko, une femme divorcée qui, après avoir été mariée avec Tomohisa, et en a eu trois enfants, va mener alors la vie difficile des mères célibataires, depuis quelques temps, devenues un symbole d’inégalité sociale au Japon, prise entre la contrainte de travailler et l’obligation d’élever ses trois fils, dont deux jumeaux, dans la préfecture de Gunma, au nord de Tokyo. À la fin de ses études secondaires, elle trouve un emploi dans un supermarché, où elle a rencontré son mari, de deux ans de plus âgé qu’elle, et se marient. Elle travaille alors dans la fabrique de vêtements de ses beaux-parents. Mais l’entreprise ferme ses portes, faute de clients suffisant. Pour élever les revenus de sa famille, elle met Chiharu, son fils nouveau-né, à la crèche et travaille à temps partiel dans une boutique située de gare. Peu après, elle met au monde des jumeaux et quitte son emploi. Qu’elle reprend au bout d’un an. A présent, elle s’investit à fond dans son travail pour permettre à ses trois fils de faire des études supérieures.  Chiharu, son fils ainé de Yukiko, devenu l’âge adulte, aide sa mère et ses deux frères à s’en sortir. Son ex-mari s’est mis en ménage avec Kalayat, une Thaïlandaise qui travaille dans un izakaya, un bistrot, des environs, et ont une fille ensemble. Celle-ci avait une fille Sirirat d’une relation antérieure qui fréquente le même lycée que l’aîné. Après la colère et l’embarras, celui-ci renoue des relations normales avec la nouvelle famille du père et souhaite, malgré tout, que sa mère se remarie et soit heureuse.»,www.nippon.com, p.1.

 

·  Tu es une rivière, Li Chi, Trad. Isabelle Trad. Rabut, Angel Pino, Ed. Actes Sud, 2004: la femme veuve leadership élevant ses enfants malgré les effets et les restrictions de la Révolution culturelle:

 

Née en1957, à Xiantao, dans la province du Hubei, en Chine, Chi Li est une écrivaine, romancière et femme politique chinoise. Elle est mariée (1987) et a donné naissance à une fille (1988). Après avoir étudié et pratiqué des années la médecine, elle s'est totalement consacrée à la littérature. D’un père d'origine pauvre, devenu officier, sa mère d’une famille aisée de propriétaires terriens, dès quatre ans, elle a considéré les sinogrammes comme ses jouets. Elle écrit des poèmes à l’adolescence. A la révolution culturelle, sa famille, vue comme "droitiste", elle est envoyée dans un village du Hubei, où elle travaille la terre, puis enseigne comme institutrice comme « jeune instruite ». En 1976, elle va à la faculté de médecine, exerce pendant cinq ans en campagne, puis au consortium métallurgique de Wuhan. La littérature lui sert d’antidote à l'expérience de la maladie et de la mort. Entrée à la faculté de langue et de littérature chinoises de l'université de Wuhan (1983), elle en est sortie diplômée (1987). Elle devient éditrice de la revue littéraire Fang Cao, publie ses premiers livres sur la société chinoise (1980). Elle l’une des principales représentantes du néoréalisme chinois. Elle devient vice-présidente de l’Union des écrivains de Wuhan, puis de la province du Hubei (1999). Elle est l’auteure de :  Yue'er hao, Nice Moon (1982), Fannao rensheng, Triste Vie (1987), Butan aiqing (1988), Tàiyáng chūshì, Soleil levant, trilogie (1990), Lailai wangwang, Va et viens (1999), Le Show de la vie (2000), etc.

 

La femme leadership

 

      «C’est le récit de la vie de Lala, devenue veuve, à trente ans, qui, à la mort de son mari, se retrouve seule avec sept enfants sur les bras. Plutôt que de se marier à nouveau, elle refuse ce choix officiel face à celui de chercher un emploi à l'usine, lui préférant parfois l’illicite en toute fierté, elle fait travailler sa progéniture à la maison. Durant vingt ans, il évoque leur quotidien, comment l'un besogne sans relâche, comment l'autre tente de poursuivre ses études, comment tel autre doit recourir au vol ou bien tombe gravement malade, etc. Il y va d’un quotidien misérable. La mère se bat avec ingéniosité pour les garder tous auprès d'elle, même lorsque le gouvernement veut les lui enlever. Sa relation avec certains de ses enfants n'est pas toujours la bonne. Cela est dur et se ressent. Le dénuement et la détresse, y sont omniprésents, constituant une perspective très lucide sur les effets négatifs de la Révolution culturelle et d’autres décisions politiques du régime chinois telle la ruine de l’artisanat populaire et des familles qui en dépendent de l'époque et très instructives. Là, la grande histoire et la petite, tout en soulevant des questions universelles sur les multiples façons d’échapper à l’amour maternel ou de le mendier s’avère prépondérant.», www. babelio.com, p.1.               

 

IV. Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et

 leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans

dans le monde, en Océanie : 2001-2014

==================

 

     A propos des extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et  leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde, en Océanie : 2001-2014, Dominique Jouve soulève la condition de la femme kanake, en considérant : «Il nous faut quelques éléments de définition : dans la « littérature pour la jeunesse » il s’agit d’une part de l’enfance, c’est-à-dire la période «pré-pubertaire» et d’autre part de la période qui se termine avec l'accession juridique à l'état d'adulte, c'est-à-dire 18 ans en France et en Nouvelle-Calédonie. Il convient d’ajouter que la littérature de jeunesse ou pour la jeunesse constitue un ensemble hétérogène, dans la mesure où on y trouve à la fois des œuvres écrites pour ce public particulier et des textes « récupérés parmi les œuvres destinées aux adultes, parfois aussi récupérées par lui ». On se rappelle que dans la première moitié du XXe siècle, la gauche de l’époque n’était pas favorable au vote des femmes que ces notables voyaient comme soumises à des autorités conservatrices et rétrogrades : l’église, le mari, le père. […] En effet, on place souvent la femme, dans son rôle de mère et d’éducatrice, dans la ligne d’une transmission de valeurs anciennes ; la femme serait la dépositaire de l’héritage confiée à elle par sa mère et sa grand-mère, et le lèguerait à son tour à ses enfants. […] Au départ, l’écriture est souvent le fait de femmes enseignantes : l’institutrice Louise Michel en est un cas typique […]. Si le français régional est présent dans des récits pour la jeunesse avant 1998, les langues kanakes ne font leur entrée dans ce champ que récemment, grâce à une politique volontariste tant de la Province nord (au travers de petits livres monolingues en accordéon de carton) que du Centre Tjibaou et de l’association Lire en Calédonie, qui ont opté pour le bilinguisme. […] D’abord, l’avancée des femmes dans l’écriture de jeunesse est un phénomène récent en Nouvelle-Calédonie, surtout en ce qui concerne les femmes kanakes. Dans les textes, on peut constater que le temps de la culture unique, de l’autarcie, est révolu.», www.revel.unice.fr, p.1.

 

     4.1. En Australie la femme victime : 

      Des extraits d’aperçus illustratifs en Océanie de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership en Australie, citons-en :

·  Les Dames de Missalonghi, Colleen McCullough Marianne Véron Ed. Belfond, 2001 : ou la vieille fille victime déshéritée par ses cousins rêve d’amour et suscite la révolte de ses semblables :

 

      Née en 1937, à Wellington, en Nouvelle-Galles du Sud, et morte en 2015, à Burnt Pine, à l’Île Norfolk, en Australie, Colleen McCullough est une écrivaine, romancière et peintre australienne, à succès. D’une mère néo-zélandaise et d'un père écossais, elle est neurologue de formation et a travaillé dans différents hôpitaux à Sydney et au Royaume-Uni avant de s'installer pour dix années de recherche et d'enseignement au Département de Neurologie à l'École de Médecine de New Haven, Connecticut. À la fin de 1970, elle s’est fixée sur l'île de Norfolk, où elle a vécu avec son mari. Elle était membre de l'Académie des Sciences de New York et de l'Association américaine pour le progrès de la science. Elle commence à écrire (1974). Elle est l’auteure de :  Tim (1983), The Thorn Birds (1977), Un autre nom pour l'amour (1981), An Indecent Obsession (1985), Une foi pour le troisième millénaire (1985), La Fuite de Moragan (2007), etc.                                                      
                                                           La femme victime

 

   «C’est le récit de la vie de Missy qui, à trente-trois ans, sans beauté ni fortune, vit avec sa mère et sa tante, à Byron, dans la ville de Missalonghi. La cité est tenue par les Hurlingford. L'épicerie, la bibliothèque privée, la banque, la quincaillerie, la boulangerie, etc. : tous les commerces leur appartiennent. Elle fait partie de cette famille, mais du côté des parents pauvres. Des règles d'héritage favorisent la fortune des hommes et appauvrissent les femmes célibataires. Elles n'ont le droit de travailler que pour les proches, destinées à vivre dans la misère. Le peu d'argent qu'elles ont doit être dépensé dans les boutiques du clan. Elle se voit destinée à une vie de pauvreté, sans amour d'un homme et sans loisirs. Elle s’évade dans la lecture de romans, en cachette, non autorisés par sa mère. Cela lui entrevoir un monde sous un jour romantique d'aventures. Et l’installation d’un homme séduisant, John Smith, on prétend qu’il serait un ancien forçat, dans la vallée qu’elle aime, avive ses désirs et son envie de justice. Avec prudence et intelligence, elle suscite la révolte des femmes de Byron. Sa première victime est Alicia, sa cousine, qui profite, des richesses de son père multiplie les mesquineries. Et grâce à elle, les femmes de Missalonghi pleines d’assurance rebellent contre leur condition inique.» - « Recherche identitaire et souci de l’Autre : la littérature jeunesse écrite par des femmes en Nouvelle-Calédonie », www. babelio.com, p.1.

 

4.1. En Nouvelle Zélande la femme leadership : 

      Des extraits d’aperçus illustratifs en Océanie de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership en Nouvelle Zélande, citons-en :

·  La femme de Parihaka, Witi Ihimaera, Trad. Mireille Vignol, Ed. Au Vent des Iles, 2014 : ou la jeune fille maori leadership bravant les forces coloniales britanniques pour libérer son mari captif :

 

      Né en 1944, à Gisborne, Nouvelle-Zélande, Witi Ihimaera, ou Witi Tame Ihimaera-Smiler est un écrivain et romancier d'expression anglaise maori néo-zélandais. Il commence par travailler comme diplomate (1970). Il enseigne depuis la littérature anglaise, à l'université d'Auckland (1990). Il est considéré comme un auteur majeur de la littérature post-coloniale. En 2005, il a reçu la médaille de l'Ordre du mérite en littérature de Nouvelle-Zélande. Il est l’auteur de : Tangi (1973), Whanau (1974), The Matriarch (1986), The Whale Rider (1987), Bulibasha : King of the Gypsies, Roi des Gitans (1994), Bulibasha, Au vent des îles (2009), Papeete, Nights in the Gardens of Spain (1995), Parihaka Woman (2011), etc.

La femme leadership

    «C’est le récit de la vie de Saïda d’un homme, professeur à la retraite, de Parihaka lisant le journal de son aïeule, jeune maorie, « Erenora », orpheline maori, recueillie toute jeune par les habitants de Parikaha. Ecrit entre 1870-1880, où celle-ci se sentant chez, dans cette paisible campement de la région de Taranaki, trouve le courage et l'ingéniosité de protéger ceux qu'elle les tribus maories, spoliées de leurs terres, contre les forces coloniales britanniques. Outre des frappes rasantes, le gouvernement colonial procède à des arrestations et emprisonnements arbitraires en grand nombre, dans les villages maoris. Alors dotée d'un très fort caractère, elle prend la route, à travers les deux îles de la Nouvelle-Zélande, afin de retrouver la trace de son mari Horitana, emprisonné. Contre vents, neiges et marées, elle se révèle sous un angle personnel intime qui glorifie ainsi l'Amour d'un peuple pour ses terres par un couple à la destinée hors du commun prêt à tout pour se retrouver. Celui-ci, après maints combats et démonstrations de bravoure, auprès du grand guerrier Titokowaru, en fin stratège a fini pourtant prisonnier. Pourtant, elle ne renonce à rien pour le retrouver, bravant les dangers et parcourant pendant deux ans le territoire du nord au sud, des sommets enneigés jusqu'aux îles les plus isolées. Torturé, jeté en pâture dans une grotte d’une île lointaine, presque aveugle, il la rejoindra en 1884. Et à quatre-vingt ans passés, celle-ci a consigné son histoire dans un manuscrit inédit, rédigé en maori et traduit par Witi Ihimaera, conservé "dans les archives de l'église anglicane du Collège théologique St John d'Auckland.», www.babelio.com, p.1.

V. Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et

 leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans

dans le monde, en Amérique : 1959-2022

==================

 

     A propos Extraits d’aperçus illustratifs de la femme victime, bourreau et leadership d’hier et d’aujourd’hui à travers les romans dans le monde, en Amérique : 1959-2022, Philippe Chevilley rappelle : «Dès le XIXe siècle, les femmes ont marqué de leurs plumes la culture toute neuve des États-Unis. Le premier roman populaire abolitionniste, La Case de l'oncle Tom (1852), est signé d'une femme : Harriet Beecher Stowe, de même que les best-sellers sentimentaux Les Quatre Filles du docteur March (1868) de Louisa May Alcott, ou, beaucoup plus tard, Autant en emporte le vent (1936) de Margaret Mitchell. […] Surgies à la fin du xxe siècle, trois figures tutélaires ont assumé brillamment cette belle ascendance et symbolisé la montée en puissance des femmes. La très féministe Joyce Carol Oates ne cesse de titiller les démons de l'Amérique, entre romans gothiques, bio percutante (Blonde, portrait choc de Marylin Monroe) et brûlots (contre la peine de mort, le fanatisme religieux...). Toni Morrison, prix Nobel 1993, porte au plus haut la littérature afro-américaine avec ses œuvres fulgurantes et déstructurées, à l'écriture «jazz». Quant à Louise Erdrich, elle revisite à travers le prisme amérindien la littérature des grands espaces dans une perspective universelle. Avec d'autres, beaucoup d'autres (Annie Proulx, Alison Lurie, Laura Kasischke, Donna Tartt, Vivian Gornick, Alice McDermott...), elles ont su imposer une littérature féminine décomplexée et réinventer le «grand roman américain». […] Dans le même temps, le monde de l'édition, squatté par des hommes pendant les trois quarts du xxe siècle, s'est féminisé. «Il y a eu un coup d'accélérateur avec le mouvement MeToo, estime Emmanuelle Heurtebize, directrice éditoriale de littérature étrangère chez Delcourt. On assiste depuis à un regain de littérature féminine, intimiste, portée par des auteures souvent métissées.» - «Quand l'Amérique s'écrit au féminin», www. lesechos.fr, p.1.

      5.1. Aux USA la femme bourreau, victime et leadership : 

      Des extraits d’aperçus illustratifs en Amérique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership aux USA, citons-en :

·  La Terre chinoise, The Good Earth, Pearl Buck, Trad. S. Champaux, Ed. Poche, 1974 : la femme laide belle fille et mère esclave méconnue d’un mari bigame en vue de l’ascension sociale d’un beau-père propriétaire terrien en Chine, au XIXe siècle :   

 

      Née en 1892, Hillsboro, Virginie, et morte en 1973, à Danby, Vermont, aux USA, prix Nobel de littérature (1938), Pearl Buck, ou Pearl Sydenstricker, épouse Buck, alias John Sedges, est une écrivaine et romancière américaine. De parents, presbytériens partis en la Chine alors qu'elle a trois mois, elle apprend le mandarin avant l'anglais. En 1911, elle rentre aux États-Unis et obtient un diplôme du Randolph Macon Women’s College de Lynchburg en Virginie (1914). De retour en Chine, elle devient professeur d'anglais dans un lycée et épouse, John Lossing Buck, un missionnaire, ingénieur agronome américain, avec lequel elle part à Suzhou, à l'Est de la Chine (1917). En 1920, ils s’installent à Nankin où ils enseignent à l'université. En 1921, naît Carol, leur premier enfant présentant des signes de retard mental. Ils quittent la Chine, vu la dégradation politique (1927) et passent l’année au Japon avant de revenir à Nankin malgré cela. Ils rentrent aux États-Unis (1934), où ils divorcent (1935). Elle épouse son éditeur Richard Walsh la même année et vont adopter six enfants, ayant déjà adopté en 1925, une petite fille de son ex-mari. Elle a été la première Américaine à obtenir le prix Pulitzer (1932). Elle est l’auteure de : En paraît son premier roman inspiré par la Chine qui ouvre un grand cycle romanesque : "Vent d'Est, Vent d'Ouest, East Wind, West Wind (1930), La Terre chinoise, The Good Earth (1931), Les Fils de Wang Lung, Sons (1932), La Famille dispersée, A House Divided (1935), L'enfant qui n'a pas pu grandir, The Child Who Never Grew (1950).

La femme victime

 

   «C’est le récit de la vie de Hwang l’épouse de Lung O-len, une esclave, ni jeune ni belle, appartenant à la noble Maison que son père de Wang Lung lui a sagement choisie, lorsqu’il a atteint l'âge de se marier car une jolie femme tout occupée de sa beauté et de ses toilettes ne va pas travailler avec lui dans les rizières. Celle-ci est laide, taciturne, mais robuste et brave. Une fois finis les travaux du ménage, elle suit son mari aux champs, et c'est à peine si elle interrompt une journée son labeur pour mettre au monde un enfant. Ainsi croît la fortune du père qui devient le propriétaire de la maison où O-Len vit en esclave. Mais il n'y entrera pas avec ce père, fils de la terre de la Chine, au XIXe siècle, qui est souvent pris de honte et de remords vis-à-vis de ces derniers. Des années de disette poussent la famille d’aller en ville, vers la mendicité, abri de fortune, la mort d'un bébé mais des révoltes contre les riches familles les font retourner à la campagne, avec un petit trésor obtenu d’avoir sauvé un propriétaire de la horde populaire. De nouveau propriétaire terrien, le père riche décide de prendre une seconde femme, suscitant la colère de sa femme. A la venue de la nouvelle épouse, un peu ennuyeuse, révélant les dessous de l’ascension sociale d’une famille paysanne au dépens d’une femme laborieuse méconnue chinoise.», www.babelio.com, p.1.

 

·   A l'est d'Éden, John Steinbeck, Trad. J.C Bonnardot, Poche, 1963 : ou la femme mère bourreau schizophrène infidèle abandonnique de sa propre famille :

 

     Né en 1902, à Salinas, et mort en 1968, à New York, aux États-Unis, prix Nobel de littérature (1962), John Ernest Steinbeck est un écrivain et romancier américain. Fils d’un trésorier et d'une enseignante, il a pour grand-père paternel un allemand. Il va au lycée de Salinas, à l'université de Stanford, mais quitte ses études et part à New York, faire où il divers emplois : reporter, apprenti peintre, maçon, ouvrier et chimiste (1925). Il travaille au New York American, mais revient à Salinas (1926). Il et l’auteur de : La Coupe d'or, Cup of Gold (1929), Les Pâturages du ciel, The Pastures of Heaven (1932), Des souris et des hommes, Of Mice and Men (1936), Les Raisins de la colère, The Grapes of Wrath (1939), À l'est d'Éden, East of Eden (1952), etc.

La femme bourreau

 

      «C’est le récit de la vie étrange de Cathy Trask, la ravissante épouse d'Adam Trask, enceinte de plusieurs mois, au regard vide d’un être démoniaque, laissant transparaître souvent un esprit schizophrène incapable de supporter la moindre contrariété. Il l’a trouvée, au début, en lambeaux, battue à mort mais toujours vivante. Il l’épouse mais le trompe avec son frère Charles. Ils sont venus s’installer, au milieu de la Californie, dans la vallée de la Salinas région fertile s'il pleuve assez au printemps. Le XIXème siècle finissant, les fermiers y vivent correctement de leur labeur. Homme bon, l’héritage paternel de leur père Cyrus, l'a mis à l'abri du besoin, mais sans le don de paysanne. Il a pris un domestique chinois, très jeune plein de sagesse. Il y va du parcours de vie des jumeaux du couple Trask, Caleb et Aaron, abandonnés par leur mère Cathy à leur naissance, pour retourner à son indigne mauvaise vie. Car, telle un diable personnifié, après avoir failli l’abattre à coups de feu, elle exécute choix de partir. La naissance de leurs deux enfants s’est transformée en cauchemar. Par ailleurs leur voisin, Samuel Hamilton n'a pas eu la chance d’avoir la meilleure terre, mais par son intelligence inventive et son altruisme, il compense ce handicap. Sa femme Liza et leurs neuf enfants forment une famille menant une bonne vie. Nouvellement installés. Il écoute et aide ses enfants à s’épanouir, alors qu’à côté d’eux, la violence est omniprésente chez les Trask, leurs malheureux voisins », www.babelio.com, p.1.

·  Où vivaient les gens Heureux, Joyce Maynard, Trad. Florence Lévy-Paolini, Ed. 10-18, 2022 : la femme leadership délaissée enfant par ses parents mère écrivaine divorcée d’un mari infidèle prête à tous les sacrifices pour que ses enfants soient heureux :

 

      Née le 5 novembre 1953 à Durham au New Hampshire, aux USA, Daphne Joyce Maynard, est une écrivaine, romancière et essayiste américaine. Elle collabore à de multiples journaux, magazines et radios. Elle va à l'université Yale (1972).  Mère de trois enfants, elle partage son temps entre la Californie et le Guatemala. Elle est l’auteure de : Back in the Sixties (1971), Baby Love (1981), Prête à tout, To Die For (1992), Long week-end, Labor Day (2009), Et devant moi, le monde (2010), Et devant moi, le monde (2010), Last Days of Summer (2013), L'homme de la montagne (2014), The Usual Rules, Les Règles d'usage (2016), The Bird Hotel, L’hôtel des oiseaux (2023), etc.

La femme leadership

 

     «C’est le récit de la vie d’Eleanor, qui achète, ses premiers gains d'écrivain-illustratrice, une ferme dans la campagne du New Hampshire. Elle y cherche à oublier son passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants en compagnie de la secrète Alison, l’optimiste Ursula, et le doux Toby. Trop tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour que ses enfants soient heureux. Cette vie au coeur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre un bonheur inespéré. Et Même si sa passion avec Cam n’est plus aussi vibrante, ils possèdent leur famille. Jusqu’au jour où survient son douloureux, car son mari avait une maîtresse. Elle en divorce et quitte le foyer. A l’âge de cinquante ans, elle revient à sa maison après une longue absence, pour le mariage de son fils Al. Les invités sont déjà réunis dans le jardin. Elle aperçoit ses trois enfants, son ex-mari, les observe. Al, le futur marié et son air sérieux, Ursula, fâchée depuis trois ans avec elle, et Toby le cadet. Elle se retrouve là, comme après un long sommeil, un peu étourdie, heureuse d'être à cet endroit tant aimé.», www.lettresexpres.wordpress.com, p.1.

      5.2. Au Canada la femme bourreau : 

      Des extraits d’aperçus illustratifs en Amérique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, bourreau et leadership au Canada, citons-en :

·  Kamouraska, Anne Hébert, Ed. Points, 2006 :  la femme bourreau veillant son second mari se remémore le meurtre avec son complice de son ex-mari resté impuni :

 

      Née en 1916, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au Canada, et morte en 2000, Montréal, au Québec, Anne Hébert est une écrivaine, poétesse, dramaturge et scénariste canadienne. Elle a étudié à Québec, au Collège Notre-Dame de Bellevue et au Collège Mérici., elle séjourne à Paris (1954-1957), et a partagé ensuite son temps entre Montréal et Paris, avant de s'installer en France (1967). Elle a reçu un doctorat honoris causa de l'Université Laval (1983) qui s'ajoute aux précédents de Université de Toronto (1969), de l’Université de Guelph (1970), de l’UQAM (1979) et du McGill (1980). Au début de 1998, elle revient à Montréal. Elle est l’auteure de : Les Songes en équilibre (1943), Kamouraska (1971), Les Enfants du sabbat (1975), Héloïse (1980), les Fous de Bassan (1982), Le Premier Jardin (1988), L’Enfant chargé de songes (1992), Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais (1995), Un habit de lumière (1999), etc.

La femme bourreau

    «C’est le récit de la vie d’Elisabeth Rolland qui veille son second mari mourant. Cela lui rappelle la mort de son premier mari, Antoine Tassy, seigneur de Kamouraska, qui n'avait rien de naturelle, victime d’un meurtre passionnel, qui la ronge, à la suite de son amour adultère. Car, en1839, au Québec, elle a été accusée du meurtre de son premier époux, avec complicité avec son amant. Mais l'accusation n'a pas été prouvée et elle en est sortie libre, innocente, respectable, parfaite. Or, après son enfance, entourée de sa mère et trois tantes très pieuses, elle a épousé Antoine Tassy, seigneur de Kamouraska, ivrogne, suicidaires, coureur auprès des femmes de sa famille, elle s’est lié au docteur Nelson. Elle revit les événements des reconstitutions judiciaires, allant dans un sens ou dans un autre, pour conserver une apparence d'honnête femme des années 1840. Les témoins, les servantes, les tantes, les enfants défilent à la barre, devant sa mémoire de la pauvre femme, se débattant mentalement contre l'accusation, qui se libère lors d'accès honteux.», www.babelio.com, p.1.

      5.3. Au Brésil la femme victime : 

      Des extraits d’aperçus illustratifs en Amérique de la femme d’hier et d’aujourd’hui victime, victime et leadership au Brésil, citons-en :

·  Gabriela, girofle et cannelle, Jorge Amado, Trad. Violante Do Canto et Maurice Roche, Ed. Seghers-l'Inter, 1959 : ou la femme belle et sublime ménagère victime de la jalousie d’un mari qui a failli l’exposer au pire :

 

      Né en 1912 Jorge, et mort en 2001, à Bahia, Salvador Amado, ou Jorge Amado de Faria, est un écrivain et romancier brésilien. Il a vu le jour dans une plantation de cacao de l'Etat de Bahia, au Brésil. Il était de l'école moderniste et militant communiste. Il a fait ses premières études, à Bahia. A treize ans il s'enfuit pour courir la campagne et deux ans plus tard on le retrouve travaillant dans un journal. Fils de João Amado de Faria et de D. Eulália Leal, il arrive à Rio de Janeiro pour y étudier le droit (1931). Membre du Parti communiste brésilien, il devient militant communiste, mais il doit s'exiler en Argentine et en Uruguay (1941-1942). De retour au Brésil, il se sépare de sa première femme Matilde Garcia Rosa. Il a été élu, au nom de son parti, à l'Assemblée nationale constituante et se remarie avec l'écrivaine Zélia Gattai (1945). En 1950, il s’exile à Paris, à Prague et en Tchécoslovaquie, et en Europe où il rencontre Picasso et Aragon. Il est l’auteur de : O país do carnaval, Le pays du carnaval, (1931), Cacau, Cacao (1933), Mar Morto, Mar Morto (1936), Terras do sem fim, Terre violente (1943), Gabriela, Cravo e Canela, Gabriella, fille du Brésil (1958), Tenda dos milagres, La Boutique aux miracles (1969), Tieta do Agreste, pastora de cabras : ou a Volta da filha pródiga, Tieta d'Agreste, gardienne de chèvres ou le Retour de la fille prodigue (1977), Tocaia grande : a face obscura, la face cachée (1984), Adma, Les fiançailles d'Adma (1994), etc.

La femme victime

 

      C’est le récit de la vie de Gabriela qui, en 1925 à Ilhéus, petite ville côtière et cacaotière au sud du Brésil, où la cuisinière du bar Le Vesuvio démissionne à la veille d'un important repas d'affaires, est embauchée par Nacib, le patron, n'a d'autre choix que de la remplacer, par la belle et sublime Gabriela, qui l’a vite envoûté. Or, pour la garder, il l'a épousée. Un amour passion est née entre ce syrien et cette jeune métisse, couleur de cannelle, au corps souple et au parfum de girofle. De nature ingénue et espiègle, elle est une excellente cuisinière dont les mets épicés et les beignets dans des feuilles de bananier font à ravir. Mais celui-ci très jaloux alors qu’elle est loin à mettre en cage. Par bonheur, la civilisation est en progrès, apportant son souffle de liberté. Elle trouve le temps et la force de laver le linge, faire le ménage, nettoyer la maison devenue toute propre, fournir les plateaux au bar, son déjeuner et son dîner. Pourtant, la conception rétrograde de l'honneur à l’égard des femmes qui n'ont que des devoirs de fidélité et d’obéissance alors que pour lui tout lui est permis. Alors en mari outragé, prêt à laver l'affront en l’abattant pour adultère avec son amant de sa carabine, ou en divorçant. Mais  Incapable de violence, il opte pour l’annulation de son mariage et retrouvant ainsi une nouvelle vie libre avec elle.», www.babelio.com, p.1.

 

==================